Kenya: Women use a rotating savings scheme to help each other survive a drought (by Pius Sawa for Farm Radio International)

Kenya: Women use a rotating savings scheme to help each other survive a drought (by Pius Sawa for Farm Radio International)

To mark the International Day of Rural Women on October 15th, Farm Radio Weekly (FRW) featured an article from one of our two FRW Service Bureau stringers, Pius Sawa from Kenya. Farm Radio Weekly is our free electronic newsletter that reaches over 2,000 subscribers.

 

Florence Nzambuli is an inspiration to many women in her home village of Mutomo, in Kitui South Constituency, eastern Kenya. It is difficult to make a living through farming in this dry region. But with Ms. Nzambuli’s guidance, a women’s group has found a way to cope with drought and rising food prices.

 

It last rained in Mutomo in 2009. Ms. Nzambuli had a good harvest of millet and cassava that year. But many others did not. So Ms. Nzambuli shared the harvest with her community. She says,

Imagine a mother comes to me crying, asking for some food to take to her starving children. I would rather fast and give [food] to the children.

Ms. Nzambuli says that mothers bear the burden of feeding their children and husbands in hard times. With relief food contaminated, no livestock to rely on, and no paying jobs available, mothers in Mutomo put their heads together to work on a solution.

 

In 2010, with guidance from Ms. Nzambuli, the women formed a village savings scheme. The group has 20 members, and each member contributes 100 Kenyan shillings, about one dollar. The group raises around 2000 shillings, and then lends the money to one member. Ms. Nzambuli explains, “When you get the money, you travel to the nearest town and buy vegetables like tomatoes, onions and cabbage. You come [back] and start selling them.”

 

The women meet once a month. Each month, the borrower repays one hundred shillings plus five per cent interest, until her loan is repaid. According to Ms. Nzambuli, this is how the women cope with the drought and with rising food prices.

 

The group is not registered. They are simply helping one another as neighbours. Ms. Nzambuli encourages women in other villages to form similar groups and raise money to be used as capital for each member’s income-generating activity. She says, “This is the best way for us, because we are friends and we cannot punish mothers who fail to pay.” If a member fails to make her payment, she is asked to do some work for the group.

 

Ms. Nzambuli says that, as individuals, the women cannot borrow money from banks or micro-finance institutions because of the conditions they impose. In fact, the women fear these institutions. They worry what the banks might do if the women defaulted on their loans. She notes,

 

As women, we don’t have land titles, so paying back such loans is a danger. Imagine if someone came to your home and took away your donkey. What would you use to fetch water from miles away?

The drought continues in Mutomo. The women don’t know when the rains will come, so they pray. But Ms. Nzambuli and her women’s group have started digging shallow wells. If they find water, they will start kitchen gardens, planting vegetables in sacks and other containers. She offers some strong parting words of advice:

People should go back to the old food crops like millet and cassava. These crops a are drought-resistant and they can mature fast.

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Agro Radio Hebdo: Cette semaine, nous vous présentons des articles pour marquer une journée special – la Journée internationale de la femme rurale. Inscription – Agro Radio Hebdo.

 

Florence Nzambuli est une source d’inspiration pour beaucoup de femmes de son village natal de Mutomo, dans le sud du district de Kitui, dans l’est du Kenya. Il est difficile de gagner sa vie grâce à l’agriculture, dans cette région sèche. Mais, sous le leadership de Mme Nzambuli, un groupe de femmes a trouvé un moyen de faire face à la sécheresse et à la hausse des prix des denrées alimentaires.

 

La dernière fois qu’il a plu à Mutomo, c’était en 2009. Mme Nzambuli a eu une bonne récolte de mil et de manioc, cette année-là. Mais beaucoup d’autres n’ont pas eu de bonnes récoltes. Alors, Mme Nzambuli a partagé sa récolte avec sa communauté. Elle dit:

 

« Imaginez une mère qui vient me voir en pleurant, demandant un peu de nourriture pour nourrir ses enfants affamés. Je préfère jeûner et donner [la nourriture] aux enfants. »

 

 

Mme Nzambuli dit que les mères portent la charge de nourrir leurs enfants et leurs maris durant les moments difficiles. Alors que les denrées provenant de l’aide alimentaire sont contaminées, que le bétail manque pour faire de l’élevage, et qu’il n’y a pas d’emplois bien rémunérés, les mères de Mutomo ont joint leurs efforts pour trouver une solution.

 

En 2010, suivant les conseils de Mme Nzambuli, les femmes ont monté un programme d’épargne villageois. Chaque groupe a 20 membres et chaque membre contribue 100 shillings kenyans, soit environ un dollar. Le groupe épargne approximativement 2000 shillings, qu’il prête à une des membres. Mme Nzambuli explique: « Quand on a l’argent, on peut se rendre à la ville la plus proche et acheter des légumes tels que des tomates, des oignons et du chou. Ensuite, on retourne [au village] et on les vend. »

 

Les femmes se réunissent une fois par semaine. Chaque semaine, la femme qui a emprunté l’argent rembourse cent shillings plus cinq pour cent d’intérêt, jusqu’à ce que son prêt soit remboursé. Selon Mme Nzambuli, c’est ainsi que les femmes font face à la sécheresse et à la hausse des prix des denrées alimentaires.

 

Le groupe n’a pas de statut officiel. Les membres s’entraident tout simplement les unes les autres, en tant que voisines. Mme Nzambuli encourage les femmes des autres villages à former des groupes similaires et à amasser des fonds qui peuvent être utilisés comme capital pour les activités génératrices de revenus de chaque membre. Elle dit: « C’est la meilleure façon pour nous, parce que nous sommes amies et que nous ne pouvons pas punir les mères qui omettent de payer. » Si une des membres ne fait pas le paiement de 100 shillings qu’elle doit rembourser chaque semaine, elle est invitée à faire du travail pour le groupe.

 

Mme Nzambuli dit qu’individuellement les femmes ne peuvent pas emprunter d’argent auprès des banques ou des institutions de micro-finance en raison des conditions que celles-ci imposent. En fait, les femmes ont peur de ces institutions. Elle note:

 

« En tant que femmes, nous n’avons pas de titres fonciers, alors il existe un risque quant au remboursement de ces prêts. Imaginez que quelqu’un vienne chez vous et prenne votre âne. Qu’allez-vous utiliser pour aller chercher de l’eau? »

 

La sécheresse continue à Mutomo. Les femmes ne savent pas quand les pluies arriveront, alors elles continuent à prier. Mais Mme Nzambuli et son groupe de femmes ont commencé à creuser des puits peu profonds. Si elles trouvent de l’eau, elles vont aménager des jardins potagers, planter des légumes dans des sacs et d’autres contenants. Mme Nzambuli offre quelques conseils:

 

« Les gens devraient revenir à des cultures vivrières anciennes comme le mil et le manioc. Ces cultures sont résistantes à la sécheresse et peuvent mûrir rapidement. »

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