Textes pour la radio
Pochette 88, Numéro 3
juillet 2009
Les aventures de Neddy : Un travailleur communautaire en santé animale aide un village à gérer la maladie de Newcastle
Notes au radiodiffuseur
Les poulets sont des animaux très faciles à élever car ils peuvent se nourrir en picorant librement de la nourriture qui est aisément disponible. Autrement dit, ils grandissent en liberté. En outre, les poulets se reproduisent facilement. Mais ils sont sujets à une importante maladie sans remède : la maladie de Newcastle. Même si elle n’a pas de remède, il existe un vaccin contre cette maladie. Les agriculteurs ne vaccinent pas régulièrement leurs poulets en raison d’un manque de connaissances ou du prix élevé du vaccin. Souvent, le médicament est vendu en grosses bouteilles qui peuvent traiter plusieurs centaines de poulets. C’est très cher pour les agriculteurs qui n’ont que quelques poulets. Et c’est la raison pour laquelle la vaccination collective des poulets par des travailleurs communautaires en santé animale est une excellente idée.
Dans maintes régions, on constate une pénurie de médecins vétérinaires. Les paravétérinaires, également appelés travailleurs communautaires en santé animale ou vétérinaires bénévoles, contribuent à fournir des services là où il n’y a pas de vétérinaire. Ce sont des bénévoles qui ne perçoivent aucun salaire, mais qui gagnent leur vie en facturant de modestes frais de main d’œuvre pour leurs services. Ils sont formés pour diagnostiquer et traiter de nombreuses maladies du bétail et pour référer les autres maladies à des vétérinaires. Les agriculteurs achètent souvent les médicaments pour le bétail et offrent un transport aller-retour au travailleur communautaire en santé animale pour se rendre à leur ferme.
Dans le présent texte, le travailleur communautaire en santé animale dit aux villageois que le vaccin pour la maladie de Newcastle n’est disponible qu’en doses destinées à un grand nombre de poulets, soit 300 ou plus. Dans certains pays africains, on peut acheter le vaccin en doses plus petites. En outre, dans certains pays africains comme la Zambie, le Mozambique et le Ghana, on trouve des vaccins qu’il n’est pas nécessaire de conserver au congélateur. Effectuez des recherches sur la situation qui prévaut dans votre pays.
Le présent texte est un mini-feuilleton qui met en lumière la nécessité de vacciner les poulets contre la maladie de Newcastle et les avantages d’avoir un travailleur communautaire en santé animale dans votre collectivité. Vous avez deux façons d’utiliser ce texte en adaptant tout simplement ce feuilleton à votre auditoire ou en vous en inspirant pour produire votre propre mini-feuilleton sur les maladies du bétail dans votre région.
Narrateur : Dans de nombreux pays africains, incluant le Malawi, la
majorité des agriculteurs ont au moins un poulet. Ces poulets sont des races
locales qui mangent librement. Autrement dit, ce sont des poulets élevés en
liberté. Une flambée de la maladie de Newcastle peut facilement tuer tous les
poulets dans le village. La maladie de Newcastle est évitable avec une
vaccination. Alors, pourquoi tant d’agriculteurs n’achètent-ils pas le vaccin
pour leurs poulets? Restez à l’écoute pour le savoir.
FX : Bruit de métal que l’on frappe avec un petit marteau.
Épouse : Mon mari Neddy, pourquoi répares-tu le vélo à
cette heure tardive? Où veux-tu aller si tard?
Neddy : Oh! Ma
femme… Je ne vais nulle part aujourd’hui. Je me prépare seulement pour demain.
Tu sais que l’été approche….
Épouse : (Avec
un sourire) Je pensais qu’il y avait une autre vache malade. Depuis
que tu es devenu un travailleur communautaire en santé animale, tu es toujours
parti.
Neddy : Es-tu heureuse actuellement, ma femme?
Épouse : Oh oui!
Pourquoi ne le serais-je pas?
Neddy : C’est ça
le métier de travailleur communautaire en santé animale. Ne nous permet-il pas
de gagner notre vie, ma femme?
Épouse : Je sais.
Mais les gens doivent te laisser un peu de repos. Ils t’appellent tout le
temps. Même en pleine nuit! Viens ici! Une vache a fait ceci, un porc a ce
problème… Il n’y a aucune période de repos.
Neddy : Ainsi, tu
te préoccupes tant de ma santé?
Épouse : Oui bien
sûr, mon cher.
Rires partagés.
Épouse : Mais
Neddy, je t’ai entendu parler de l’arrivée de l’été. Quel est le lien entre
l’arrivée de l’été et ton voyage en ville demain?
Neddy : Tu sais
que l’été c’est la saision sêche. Mais sais-tu que c’est aussi durant l’été que nous perdons les poulets qui se sont
reproduits durant la saison des pluies, à cause de la maladie de Newcastle?
Épouse : Oui, je
sais.
Neddy : C’est
maintenant le moment idéal pour vacciner nos poulets – avant l’arrivée de la
maladie de Newcastle. Cela fait près de trois mois depuis que nous avons
vacciné les poulets dans ce village et dans les villages environnants.
Épouse : Très
bien. Tu veux donc acheter un vaccin pour nos poulets?
Neddy : Non! Pas
seulement pour nos poulets, mais…
Épouse : (L’interrompant en colère) Mais quoi?
Veux-tu être confronté au même embarras que précédemment? As-tu oublié que les
gens ont dit que tu vaccinais les poulets du village uniquement pour l’argent?
Neddy : Je m’en
souviens très bien, ma femme, mais tu sais…
Épouse : (L’interrompant) Tu sais quoi? Ne
continues pas à discuter. Demain, quand tu iras en ville, achète un vaccin pour
nos dix poulets. C’est tout!
Neddy : Non. Tu
sais bien qu’il n’y a pas de petites bouteilles pour 10 poulets. Un magasin
vend le vaccin pour 1 000 poulets au prix de 850 MK (Kwachas du Malawi) et
un autre vend le vaccin pour 300 poulets au prix de 600 MK. Alors...
Épouse : (L’interrompant) Alors achètes celui pour
300 poulets, utilises-le pour nos 10 poulets et jettes le reste.
Neddy : Nous
allons perdre de l’argent. Cela signifie que nous allons vacciner nos poulets
au prix de 60 MK chacun au lieu de 10 MK, que je peux facturer tout
en réalisant un bénéfice.
Épouse : Alors
c’est vrai ce que disent les gens – que tu le fais pour l’argent?
Neddy : Ma femme,
souviens-toi de ce qui m’a encouragé à me porter volontaire pour apprendre les
techniques vétérinaires. N’était-ce pas pour mettre fin aux problèmes de santé
animale dans ce village? Je pensais que notre rêve consistait à sauver notre
village des maladies du bétail et des problèmes qui sont évitables?
Épouse : Oui, je
m’en souviens et c’est pour cette raison que je te permets de le faire comme tu
le voulais.
Neddy : C’est ma
femme qui parle maintenant.
Rires communs.
Transition de scène.
Montée de la musique, puis maintien sous la voix du narrateur.
Narrateur : Neddy
sait fort bien qu’acheter une grosse bouteille de vaccin pour quelques poulets
seulement est une perte d’argent. Avez-vous déjà essayé d’impliquer votre
voisin dans la vaccination de vos poulets? Est-ce difficile! Et pourquoi ne pas
essayer d’impliquer tout le village pour une somme modeste? Avez-vous déjà
essayé d’impliquer toute la collectivité dans la prévention de la maladie de
Newcastle?
Montée de la musique
et sortie en fondu enchaîné
Narrateur : Neddy
sait que, depuis qu’il a vacciné les poulets il y a trois mois, il n’y a eu
aucune nouvelle de la maladie de Newcastle, pas même dans les villages qui
n’ont pas vacciné leurs poulets. Les villageois l’autoriseront-ils à vacciner
leurs poulets cette fois-ci? Les gens ont été convoqués au tribunal du chef et
attendent de savoir pourquoi ils ont été convoqués.
FX : La foule au tribunal du chef
Chef du village : Citoyens.
Silence, s’il vous plaît. Silence, s’il vous plaît.
Mwale : (Il est ivre et chante et danse lentement à
mesure qu’il s’approche du tribunal hors micro) Ayo! Ayo! Ayo! Donne-moi un
grand verre de bière!
FX : Rires des gens
Épouse : (Chuchotant) Mon frère Mwale me
fait honte. Il est toujours ivre. Jusqu’à quel point fait-il encore davantage
honte à sa femme?
Mme Kwenda : Oui,
votre frère est toujours ivre. Mais, d’un autre côté, votre frère Mwale
travaille d’arrache-pied. Si seulement il pouvait réduire sa consommation
d’alcool, alors il serait riche.
Épouse : Vous avez
raison.
Chef du village : M. Mwale!
M. Mwale!
Mwale : Chef!
Chef du village : Je
demande le silence, s’il vous plaît!
Mwale : (Doucement)
Très bien chef. Je vais m’asseoir près de mon beau-frère Neddy. Mais
dites-nous tout d’abord pourquoi vous nous avez convoqués.... Nous voulons
retourner chez nous. Nous avons d’autres…choses importantes à faire…nous
buvons.
Des personnes rient. Des murmures s’élèvent en faveur de Mwale et d’autres
contre lui.
Chef du village : Mwale!
Silence. N’oubliez pas qu’une amende vous attend si vous vous comportez mal
dans mon tribunal.
Mwale : Désolé,
chef. Désolé, chef.
Chef du village : (Pousse
un soupir de soulagement et change de sujet) Cette rencontre a été
convoquée par notre vétérinaire bénévole local, notre propre fils, l’homme qui
a permis à beaucoup d’entre nous d’avoir de magnifiques vaches laitières de
race croisée par insémination artificielle avec ses mains magiques. Souhaitons
la bienvenue à M. Neddy.
Des gens : (En
chantant et en sifflotant)
Neddy! Neddy!
Neddy : (Parle
pendant que des gens font encore du bruit) Merci, chef, pour cet
honneur.
Mwale : Allez
droit au but et ne nous retardez pas plus longtemps.
Mme Kwenda : (En
forçant sa voix au maximum) Silence! Silence! (Silence
total) Écoutons ce que notre travailleur communautaire en santé
animale a à nous dire. (Silence)
Neddy : (Se
raclant la gorge) Comme vous le savez, trois mois se sont écoulés
depuis que nous avons vacciné nos poulets et le dangereux été approche, alors
que la maladie de Newcastle peut infecter de nouveau nos poulets.
Tous : Oui.
Neddy : C’est le
moment de vacciner de nouveau nos poulets.
M. Kwenda : Quand
avez-vous l’intention de vacciner nos poulets?
Neddy : Mmm….
Nous sommes samedi. Pour vous donner le temps de recueillir l’argent, quand
devrions-nous faire cela à votre avis, M. Kwenda?
M. Kwenda : Mardi
matin de la semaine prochaine.
Neddy : D’accord
tout le monde? Mardi prochain!
Tous : Oui.
Neddy : Ne
laissez pas vos poulets se promener en liberté mardi tant qu’ils n’auront pas
été vaccinés.
Tous : Oui.
Mwale : Combien
par poulet cette fois-ci?
Neddy : Étant donné que beaucoup de gens ont des poulets dans ce
village, j’ai réduit les tarifs de 10 MK par poulet à 5 MK, juste
pour vous servir, chers compatriotes. C’est un rabais de 50 pour cent.
FX : (Tout
le monde est heureux et crie) Neddy! Neddy!
Mwale : (Protestant) C’est trop, c’est trop.
Neddy : 5 MK
c’est plutôt un petit montant. Combien dépensez-vous pour la bière? Les frais
normaux dans tous les villages environnants sont à 10 MK par poulet.
Mme Kwenda : Pourquoi
facturez-vous des frais différents? Pourquoi moins pour de nombreux poulets?
Neddy : Merci, Mme
Kwenda, pour cette question. Souvenez-vous quand je vous ai dit que j’achète le
vaccin avec mon argent et que je vous facture juste assez pour récupérer cet
argent et mon travail? S’il n’y a que quelques poulets, alors je dois augmenter
le tarif par poulet pour récupérer mon argent.
Mwale : Vous mentez. Ne pouvez-vous pas conserver le médicament restant
pour vacciner un autre village?
Neddy : Non! Une
fois que la bouteille est ouverte, je dois utiliser son contenu dans les deux à
quatre heures ou bien il devient périmé et donc inutilisable.
Mwale : Ne venez pas chez moi.
Neddy : Je vous
répète toujours ceci : vous pouvez acheter une bouteille coûteuse de vaccin
pour 300 poulets si vous avez autant d’argent. Comme M. Mwale – je pense qu’il
veut acheter la sienne.
Mme Kwenda : Nous vous
avons compris. Venez mardi et ne vous occupez pas de ceux qui ne veulent pas le
vaccin. Nous avons quelques poulets. Pourquoi dépenser tant d’argent pour deux
poulets au lieu de 10 MK pour le même nombre?
Neddy : Alors, ce sera mardi pour tout le monde.
Tous : Oui.
Mwale : Mon beau-frère Neddy,
j’ai dit que je ne voulais pas vous voir chez moi. Je vous chasserai avec des
chiens si vous venez.
Chef du village : (Criant) Vous pouvez retourner chez
vous. Mais n’oubliez pas, mardi matin. 5 MK par poulet.
Tous : (Hors
micro) Oui.
Mwale : Neddy,
Neddy, ne venez pas chez moi. Je le répète, ne venez pas chez moi.
Neddy : Ne me mettez pas dans l’embarras, M. Mwale.
Discutons-en sur le chemin du retour. (Au chef du village) Merci, chef.
Je vous verrai mardi matin.
Chef du village : (Hors
micro) N’oubliez
pas mes poulets, Neddy. Je serai absent pour assister à un séminaire, mais
venez. Vous trouverez tout en ordre. Vos cousins et leur mère vous aideront.
Neddy : Ne vous
inquiétez pas, chef. Je m’en occuperai. (Silence, puis s’adressant à Mwale) Alors vous, Mwale. Pourquoi faut-il
que ce soit vous, mon beau-frère, qui me causez toujours des problèmes?
Mwale : Vous nous
roulez.
Neddy : Vous
pensez cela? Avez-vous déjà vu la maladie de Newcastle dans ce village depuis
le début du projet de vaccination?
Mwale : Je ne l’ai
pas vue non plus dans tous les villages où je suis allé boire de la bière au
cours des huit derniers mois. Même dans les villages où ils ne vous ont pas
autorisé à vacciner leurs poulets.
Neddy : Cette
fois-ci, ils m’ont demandé de vacciner aussi leurs poulets.
Mwale : (Rires)
Ha, ha! Ha! Mon beau-frère, vous avez réussi à les rouler aussi?
Neddy : Mwale,
veuillez m’écouter. C’est le moment le plus important pour vacciner nos
poulets, parce que l’été approche.
Mwale : Escroquez
seulement ceux qui n’ont rien de mieux à faire de leur argent. Pas moi.
Neddy : (Furieux
et fatigué) Très bien! Vous pensez que tout le monde est ignorant
mais que vous êtes intelligent. D’accord! Je ne viendrai pas chez vous pour
vacciner vos poulets. Au revoir.
Mwale : (Hors micro) C’est bien mon beau-frère.
Sil vous plaît, ne venez pas Neddy.
Musique. Maintenir sous la conversation qui suit.
Narrateur : Mardi est arrivé. Neddy a vacciné les poulets de tout le monde, sauf ceux
de M. Mwale. Certains habitants des villages voisins l’ont autorisé à
vacciner leurs poulets, mais d’autres pas. Un mois s’est écoulé sans aucune
rumeur de la maladie de Newcastle. Cela signifie-t-il que les gens qui n’ont
pas fait vacciner leurs poulets avaient raison?
Musique. Fondu enchaîné sous la conversation.
FX : Chant matinal du coq.
FX : On cogne durement à la porte. Maintenir sous
la conversation qui suit.
Épouse : (Réveillant son mari) Neddy! Neddy! Réveilles-toi.
Quelqu’un frappe à la porte.
Neddy : (Se réveillant et criant) Qui est là si tôt?
Mwale : C’est moi, votre
beau-frère. Ouvrez-moi. (Bruit d’une poule malade)
Neddy : Que
voulez-vous avec vos poulets?
Épouse : Neddy.
Réveilles-toi. N’entends-tu pas que c’est mon frère? (À Mwale) Attends, mon frère, il arrive.
Ouvrant puis refermant la porte.
Neddy : (Furieux) Que
faites-vous chez moi avec vos poulets malades à cette heure matinale?
Voulez-vous infecter mes poulets?
Mwale : Oh,
beau-frère – juste au bruit vous saviez que mes poulets étaient malades?
Neddy : Regardez
la diarrhée jaune verdâtre. Les têtes enflées. C’est la maladie de Newcastle.
Mwale : Ils sont
en train de mourir. S’il vous plaît, mon beau-frère, aidez-moi. Donnez-leur un
remède.
Neddy : Quoi?
Mwale : Neddy, je
suis désolé, mais mes poulets sont tous malades et mourants.
Neddy : Je suis
désolé aussi, mon beau-frère. Mais je ne peux pas vous aider.
Mwale : (S’excusant) Pourquoi mon frère, pourquoi…?
Neddy : Avez-vous
oublié de quelle façon vous m’avez mis dans l’embarras devant tout le village?
Mwale : (S’agenouillant
et suppliant) Je suis désolé, je suis désolé, père. (Note de la rédaction : Mwale appelle
Neddy « père » parce
qu’il essaie de lui montrer du respect en vue d’obtenir ce qu’il veut.) Ma
sœur, aide-moi. Dis à ton mari que je suis désolé. Dois-je me mettre à
genoux?
Neddy : Non! Non!
Ne vous mettez pas à genoux. Je ne peux tout simplement pas vous aider.
Mwale : (Presque en pleurs) Non?
Neddy, aidez-moi. C’est le seul investissement que j’ai. Aidez-moi, s’il vous
plaît.
Neddy : Pourquoi
n’avez-vous pas pensé à cela quand je vaccinais les poulets?
Mwale : Je ne
sais pas ce qui m’a ensorcelé.
Neddy : (En
pleurs de tristesse) Honnêtement,
M. Mwale, si la maladie de Newcastle avait un remède, je vous aiderais. Mais il
n’y a pas de remède, seulement un vaccin.
Mwale : Alors,
vaccinez-les, s’il vous plaît.
Neddy : C’est trop
tard – on ne vaccine pas les poulets malades. Et je ne garde pas de vaccin car
je n’ai pas de congélateur pour le conserver.
Mwale : Vous
mentez. Nous savons que vous n’avez pas de congélateur chez vous mais… Comment
conservez-vous le vaccin que vous avez donné aux poulets des gens?
Neddy :
Rappelez-vous que je réserve toujours les gens à l’avance avant le jour de la
vaccination?
Mwale : Oui,
pourquoi?
Neddy : J’obtiens le vaccin la veille de la vaccination. J’emprunte une glacière dans laquelle
nous mettons des blocs de glace.
Mwale : Pourquoi
gardez-vous le vaccin dans un endroit frais?
Neddy : Si vous
conservez le vaccin au chaud, il devient périmé. C’est la raison pour laquelle
nous jetons ce qui reste.
Mwale : Je crois
que je l’ai appris à mes dépens. Je ne répéterai plus jamais cette erreur.
Neddy : Vous
feriez mieux de ne pas la répéter, mon beau-frère.
Mwale : À partir d’aujourd’hui, je ferai toujours vacciner mes poulets, en saison ou pas.
Neddy : Ça c’est
mon beau-frère. Imaginez combien cela vous coûtera pour acheter de nouveaux
poulets.
Mwale : Vous avez
raison. Je vais être obligé de payer pour acheter d’autres poulets.
Neddy : Très bien. Maintenant que vous connaissez la valeur du vaccin,
donnez-moi les 750 MK que vous vouliez dépenser pour un poulet et je vous
donnerai trois poussins de six semaines à 250 MK pièce de ma poule
Mikolongwe. (Note de la rédaction : Cette race, également appelée Black Australorp, est très bonne pour la
viande et pour les œufs et résiste mieux à la maladie que d’autres races
exotiques. Les radiodiffuseurs peuvent la remplacer par une race connue pour
avoir ces avantages dans leur région.)
Mwale : Les petits
de vos gros coqs hybrides?
Neddy : Oui.
Mwale : Merci
pour l’offre. Je n’ai pas d’argent en ce moment. Je ferai du jardinage à la
pièce pour les gens. J’arrêterai de boire de la bière jusqu’à ce que je puisse
acheter ces poussins.
Neddy : (Rires) Ha! Ha! Mais ne tuez pas ces
poulets de nouveau, mon beau-frère.
Mwale : (Hors micro) Je sais. Je ne les tuerai
pas de nouveau, mon bon beau-frère. Venez épouser une deuxième sœur en signe de
votre bon comportement. (Note de la
rédaction : C’est une blague. Au Malawi, les gens avaient l’habitude de
donner à leurs gendres une deuxième fille à épouser s’ils faisaient preuve d’un
bon comportement et de prospérité. De nos jours, les gens ne font que se moquer
de cette vieille coutume.)
Neddy : (Rires) Ha! Ha!
Narrateur : Vous avez
entendu les aventures de Neddy le travailleur communautaire en santé animale.
N’oubliez pas que si vous ne possédez que quelques poulets, vous pouvez partager
avec vos amis le coût de leur vaccination contre la maladie de Newcastle. Une
autre chose à se rappeler c’est que le vaccin est toujours conservé dans un
endroit très froid. Une fois que la bouteille est ouverte, vous ne pouvez pas
le réutiliser un autre jour. Enfin, n’oubliez pas que la maladie de Newcastle
n’a pas de remède. Vous pouvez uniquement vacciner les poulets avant qu’ils
attrapent la maladie.
Au nom du Story Workshop, réalisateur de cette
émission, c’est Gladson Makowa qui vous parlait. Rendez-vous la semaine
prochaine, même jour, même heure.
Remerciements
- Rédaction : Gladson Makowa, Story Workshop, Blantyre, Malawi, un partenaire de radiodiffusion de Radios Rurales Internationales.
- Révision : Dilip Bhandari, vétérinaire, Heifer International.
|
Programme entrepris avec l’appui financier du gouvernement du Canada fourni par le biais de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) |

