Bulletin de nouvelles échos

Août 2008, No. 84
Comment les organismes radiophoniques peuvent aider les agriculteurs à s'adapter aux changements climatiques
En octobre 2007, Radios Rurales Internationales, en collaboration avec le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA), a lancé un concours de rédaction de textes radiophoniques destiné aux organismes radiophoniques africains intitulé « Stratégies d'adaptation aux changements climatiques pour les agriculteurs africains ». Les candidats étaient invités à soumettre un texte radiophonique sur des thèmes reliés à l'adaptation locale aux changements climatiques. Nous avons reçu 51 textes de 20 pays de l'Afrique subsaharienne. Les 15 textes gagnants sont inclus dans la pochette 84 et on peut trouver des renseignements sur les gagnant(e)s aux pages 4-5 du présent numéro d'Échos.
L'impact des changements climatiques
Le climat devient plus variable en Afrique et les températures en hausse provoqueront un changement des configurations des pluies. Au cours du prochain demi-siècle, il est probable que les régions septentrionales et méridionales du continent deviendront plus sèches, tandis que les tropiques deviendront plus humides, avec d'importantes variations régionales. En outre, la fréquence et l'intensité des événements météorologiques exceptionnels, comme les inondations, les sécheresses et les tempêtes de poussière, augmenteront vraisemblablement. La montée du niveau de la mer menacera les terres basses de l'Afrique occidentale en provoquant une érosion et des inondations. Les niveaux plus élevés des mers et les températures plus élevées des océans auront également une incidence négative sur les pêcheries côtières.
Les changements climatiques affectent différemment les populations selon leurs moyens de subsistance et leur lieu de résidence. Dans de nombreux cas, ce sont les groupes les plus vulnérables de la société – ceux dont les moyens de subsistance sont tributaires des ressources naturelles – qui seront les plus touchés et pour lesquels des stratégies d'adaptation efficaces sont urgentes.
Quand les températures montent, l'humidité s'évapore plus rapidement de la surface de la Terre, ce qui dessèche l'air et le sol. Au fur et à mesure que l'air et le sol deviennent plus secs, la production des récoltes est affectée. Elle le sera également par une augmentation de la fréquence des événements météorologiques exceptionnels et par l'allongement des saisons de croissance dans les régions fraîches. On estime que les changements climatiques réduiront les rendements des récoltes de 10 % en moyenne sur l'ensemble de l'Afrique.
Les changements climatiques entraîneront vraisemblablement une baisse de l'alimentation en eau. On estime que, d'ici 2050, les pluies auront diminué de 5 % en Afrique et seront devenues plus variables.

L'importance de la communication et de l'information dans l'adaptation aux changements climatiques
Les agriculteurs africains peuvent se préparer et s'adapter aux effets négatifs des changements climatiques uniquement s'ils les comprennent et s'ils en connaissent les répercussions. Même si de nombreux agriculteurs utilisent déjà des stratégies pour s'adapter aux conditions variables, à mesure que la météo sera moins prévisible, certaines de ces stratégies pourraient ne plus fonctionner. Des approches de communication efficaces sont cruciales pour aider les agriculteurs à s'adapter aux changements climatiques.
La radio constitue le moyen le plus efficace pour rejoindre les agriculteurs africains avec de nouvelles informations et pour leur permettre de communiquer leur savoir et leur expérience. Le défi, pour les radiodiffuseurs, consiste à s'assurer que leur auditoire comprend les messages portant sur les changements climatiques et les trouve pertinents. Les émissions radiophoniques peuvent également encourager les collectivités à évaluer les problèmes locaux et à identifier des solutions locales aux changements climatiques.
Des tas de recherches effectuées en Afrique testent des méthodes permettant aux agriculteurs de s'adapter aux changements climatiques. Certaines recherches examinent les approches traditionnelles auxquelles se fient les agriculteurs depuis des siècles, tandis que d'autres projets testent de nouvelles méthodes. Les organismes radiophoniques peuvent jouer un rôle important en publicisant les résultats de ces recherches et en les transformant en émissions que leurs auditoires pourront comprendre et utiliser. De plus, en interviewant des agriculteurs locaux, les organismes radiophoniques peuvent transmettre des informations sur la façon dont les agriculteurs de différentes collectivités s'adaptent aux sécheresses, améliorent la fertilité des sols, choisissent les cultures à faire pousser et appliquent d'autres innovations.
Stratégies d'adaptation
Il existe de nombreuses façons pour les agriculteurs de s'adapter aux changements climatiques. Les sections qui suivent illustrent de quelles façons les textes gagnants se sont concentrés sur un éventail de méthodes.
Utilisation de plantes résistantes à la sécheresse
Au fur et à mesure que le climat se réchauffe, les agriculteurs ont besoin de cultures et de variétés végétales qui tolèrent la chaleur et la sécheresse. Certaines cultures – comme l'orge, le manioc, le millet et le sorgho – sont utilisées depuis de nombreuses années par les agriculteurs sur les terres sèches. Les agriculteurs familiers avec ces cultures possèdent beaucoup d'expertise en la matière. Par exemple, le texte 1 Sekedo, un sorgho résistant à la sécheresse pour Karamoja examine une nouvelle variété de sorgho à courte saison végétative qui tolère la sécheresse et fournit de la nourriture et un revenu aux agriculteurs dans le nord-est de l'Ouganda.
D'autres cultures sont en voie d'amélioration grâce à la sélection végétale. Citons comme exemples le maïs tolérant à la sécheresse, le maïs hâtif pour les régions ayant de courtes saisons des pluies et les variétés de riz tolérant la sécheresse connues sous le nom de NERICA (nouveau riz pour l'Afrique). Le texte 2 Cultiver le NÉRICA est une solution agricole pour s'adapter aux changements climatiques présente les témoignages de six agriculteurs attestant de multiples avantages économiques, sociaux et écologiques de la culture de variétés de NERICA. Le texte 3 Une nouvelle variété de riz pour l'Afrique afin de sauver les terres humides en Ouganda explique que la culture de variétés de NERICA sur les hautes terres peut réduire la dégradation environnementale provoquée par le riz cultivé dans les terres humides.
Foresterie et agroforesterie
Les stratégies en agroforesterie contribuent à contrer les pressions exercées par la déforestation en permettant des récoltes planifiées à la fois de nourriture et de combustible en provenance du même champ. Le texte 4 Des mangues à la rescousse : une réaction locale aux changements climatiques examine de quelle façon la production de mangues offre non seulement une récolte fruitière saine mais accroît également les rendements des denrées alimentaires proches, même en cas de précipitations irrégulières.
Les espèces agroforestières sont typiquement des arbres polyvalents qui peuvent fournir du bois d'oeuvre pour la construction, des remèdes, de la nourriture pour le bétail, des coupe-vent et d'autres utilisations, en dehors de la nourriture et du combustible. Par exemple, le texte 5 Raphiales en péril : une menace environnementale, un danger pour la culture et l'économie du Grassfields explique comment la conversion de l'habitat du palmier raphia dans les basses terres pour un usage agricole a sapé les avantages environnementaux, sociaux et économiques des bosquets de raphias et contribué à accroître l'aridité et la rareté de l'eau. Le texte 6 Les forêts devraient guérir la terre détaille les multiples dons environnementaux, sociaux et économiques des forêts saines et offre des recommandations sur la façon de rétablir les forêts.
Bétail
À cause des changements climatiques, les éleveurs de bétail seront soumis à des pressions accrues pour trouver de l'eau et du fourrage en quantités suffisantes pour leurs animaux, tout en faisant face à des problèmes croissants de maladies. Le conflit entre les pasteurs et les cultivateurs s'intensifiera vraisemblablement avec la baisse des ressources disponibles. Les chercheurs du CIAT (Centre international d'agriculture tropicale) sélectionnent et favorisent des graminées et des légumineuses tolérant la sécheresse comme fourrage du bétail. Par exemple, Cratylia, arbuste légumineux, tolère la sécheresse et est largement reconnu pour améliorer la nutrition animale. Le texte 7 Les pratiques de gestion du bétail pour s'adapter aux changements climatiques examine ce que signifie les changements climatiques pour le bétail et ses gestionnaires et les mesures qu'ils peuvent prendre pour en réduire les impacts négatifs.
Gestion des eaux et des sols
La rareté de l'eau affecte déjà plus d'un tiers de la population mondiale et les changements climatiques aggraveront cette situation. Les solutions pratiques pour gérer l'eau dans la production des récoltes et l'élevage du bétail englobent les techniques de récolte de l'eau traditionnellement pratiquées dans l'ouest et le nord de l'Afrique.
Dans le texte 8 La rétention de l'eau de pluie protège le sol, on présente un éventail de mesures, notamment planter des végétaux anti-érosion, récolter l'eau de pluie et construire des terrasses et des barrages, pour empêcher l'érosion des sols et retenir l'eau de pluie à des fins utiles. Le texte 9 Le fumier : un travailleur magique illustre comment le fumier composté peut présenter des avantages par rapport aux engrais chimiques pendant les saisons sèches, car il retient mieux l'humidité dans le sol, ce qui augmente les rendements et diminue l'érosion. Le texte 10 De l'engrais organique à portée de main précise les étapes impliquées dans la construction d'une fosse à compost et explique comment le compost obtenu améliore la fertilité des sols et les rendements des cultures. Le texte 11 Les agriculteurs peuvent se préparer à affronter différents modèles météorologiques décrit une gamme de systèmes de travail du sol et de culture qui peuvent amplifier la résilience des cultures et aider les agriculteurs à s'adapter à un climat changeant et imprévisible.
Le texte 12 L'irrigation au goutte-à-goutte décrit deux méthodes d'utilisation de l'irrigation au goutte-à-goutte pour réduire la consommation d'eau dans les régions sèches et pour s'assurer que les cultures bénéficient d'une humidité efficace même quand les pluies sont irrégulières. Le texte 13 Les agriculteurs de Fissel ne ramassent pas la paille après les récoltes : une méthode qui permet de protéger la terre contre la chaleur détaille plusieurs méthodes culturales destinées à améliorer la fertilité des sols, notamment en laissant les résidus de culture sur le sol après la récolte, pratique qui empêche l'humidité de s'évaporer et les sols de se dessécher.
Autres stratégies d'adaptation
Les prévisions météorologiques à court terme – incluant les prévisions de cyclones et d'inondations – peuvent non seulement sauver des vies et des biens pendant les événements météorologiques exceptionnels, mais également aider les agriculteurs à décider quand planter et récolter les cultures. Les prévisions météorologiques saisonnières ou à moyen terme permettent aux agriculteurs de se préparer pour les périodes de famine ou les poussées épidémiques et les aident à décider quelles cultures ou quelles variétés planter. Le texte 14 Modifier les systèmes de production en Afrique pour s'adapter aux changements climatiques parle de la façon dont les agriculteurs peuvent lire les signaux naturels qui prédisent la saison des pluies et prendre les mesures appropriées pour modifier leurs pratiques en vue de s'adapter à des pluies de plus courte durée.
Réactions sociales/communautaires
De nombreuses approches d'adaptation aux changements climatiques exigent une action collective. Les collectivités ont peutêtre déjà des stratégies collectives d'adaptation aux changements climatiques. Par exemple, dans des régions du Sahel, lorsque les familles font face à une pénurie de ressources, les femmes et les enfants migrent pour aller vivre avec des parents non touchés par la sécheresse.
Le texte 15 Les agriculteurs sont confrontés aux changements climatiques partout sur la planète présente les idées d'agriculteurs de trois continents au sujet des défis relatifs au climat auxquels ils font face et les genres de méthodes qu'ils recommandent pour relever ces défis.
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site pour accéder au document « Les stratégies d'adaptation aux changements climatiques pour les agriculteurs africains : Kit d'information sur les changements climatiques »
Lettres à la rédaction
Dominic Mutua
« Le texte 81.10 [Les fruits changent la vie des agriculteurs] est très utile au Sénégal car nous pouvons l'adapter dans nos émissions avec les producteurs de fruits vivant à Niayes ou en Casamance. La majorité des fruits consommés par les Sénégalais proviennent de ces deux régions et, ce qui est intéressant dans le texte, c'est qu'on dirait qu'il a été écrit en collaboration avec les agriculteurs en Casamance. Tous les autres textes [de la Pochette 81] sont également intéressants, comme celui sur Le genre et le VIH/sida et celui sur De la poudre de petit piment pour conserver les semences de riz – certaines personnes de la vallée du Sénégal auxquelles j'ai envoyé ce texte l'apprécient vraiment et envisagent de tester cette pratique, et le texte sur La technique d'éclaircissage du mil pourrait être un sujet lors de notre prochaine rencontre avec les agriculteurs. Félicitations pour la richesse de ces textes. »
Mariama Sy Coulibaly, journaliste à Radio Convergence Panafricaine FM au Sénégal (elle travaillait auparavant pour Afia FM)
« Au sujet de la pochette de novembre, nous avons utilisé le texte 9, traitant de La purification des veuves : le problème est quelque peu différent dans notre collectivité; si une femme a ses règles, la procession funèbre ne peut pas avoir lieu tant que la femme n'est pas donnée à un homme, qui n'est pas de cette collectivité, pour coucher avec elle. Nous avons donc eu deux émissions de discussions en direct, au studio, d'une durée d'une heure chacune, sur ce sujet et sur les femmes conduisant le corps du défunt jusqu'à la tombe, ce qui va à l'encontre de la culture. Les autres émissions découlaient du texte 2 [Le sélénium peut aider les gens vivant avec le VIH et le sida] et du texte 5 [Quand les parents meurent du sida, les connaissances agricoles meurent aussi] à partir desquels j'ai mené des entrevues avec des gens vivant avec le VIH et le sida dans le secteur, qui ont formé des groupes d'entraide, et avec des agents agricoles de la région. »
Dominic Mutua Maweu, Mang'elete Community Radio, Kenya
Restez à l'écoute!
Pochette 86 (Novembre 2008). Cette pochette mettra en vedette des textes portant sur l'eau et l'hygiène, les pommes de terre et la santé maternelle. Si vous avez des anecdotes sur ces sujets que vous aimeriez partager dans Échos, veuillez envoyer un courriel à bmckay@farmradio.org.
Gagnant(e)s
Annonce des gagnant(e)s d'un concours continental de rédaction de textes
FÉLICITATIONS à toutes celles et à tous ceux qui ont participé au concours de rédaction de textes portant sur les stratégies d'adaptation aux changements climatiques pour les agriculteurs africains. Les juges du concours étaient Venus E. Jennings de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Nathalie Beaulieu du programme Adaptation aux changements climatiques en Afrique (ACCA) du Centre de recherches pour le développement international (CRDI), Kelvin Chibomba de OneWorld Radio Africa, Anna Egan de Panos London, Andreas Mandler de GTZ, Traoré Sayouba de Radio France Internationale (RFI) et Leon van den Boogerd du Radio Nederland Training Centre (RNTC).
Un radiodiffuseur de Radio Salus, au Rwanda, a remporté le grand prix d'un concours continental de rédaction de textes radiophoniques portant sur les stratégies d'adaptation aux changements climatiques pour les agriculteurs africains, tandis que 14 autres diffuseurs et réalisateurs radiophoniques ont également gagné des prix pour leurs textes.
Jean-Paul Ntezimana, de Radio Salus au Rwanda, a impressionné le jury international avec son texte sur la gestion des eaux de pluie pour empêcher l'érosion des sols et fournir de l'eau pour les récoltes. Il s'agit d'une importante méthode d'adaptation pour les agriculteurs qui font face parfois à des pluies extrêmement fortes et parfois à des sécheresses. Les autres lauréat(e)s ont mis l'accent sur un éventail de sujets allant de l'importance du fumier jusqu'aux méthodes d'irrigation pour conserver l'eau en passant par le riz tolérant à la sécheresse, la prévention du déboisement et la gestion du bétail.
Les 15 lauréat(e)s ont reçu des enregistreuses audionumériques qui les aideront dans leur travail, par exemple en leur permettant de réaliser sur le terrain des émissions mettant en vedette des voix d'agriculteurs locaux. Jean-Paul Ntezimana, de Radio Salus, bénéficiera d'un stage de formation en radio rurale commandité par l'organisme de Coopération Technique Allemande (GTZ). Jean-Paul Ntezimana et Gladson Makowa, de The Story Workshop au Malawi, auront également la possibilité de participer à un séminaire sur les changements climatiques, organisé par le CTA, qui se déroulera en octobre à Ouagadougou, au Burkina Faso.
Voici les lauréat(e)s ainsi que les titres de leurs textes.
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Jean-Paul Ntezimana de Radio Salus au Rwanda : La rétention de l'eau de pluie protège le sol | ![]() |
Gladson Makowa de The Story Workshop au Malawi : Le fumier : un travailleur magique | |
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Adama Zongo de Radio Rurale du Burkina au Burkina Faso : De l'engrais organique à portée de main | ![]() |
Kwabena Agyei de Classic FM au Ghana : Des mangues à la rescousse : une réaction locale aux changements climatiques | |
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Lamine Togola de Radio Fanaka au Mali : Les agriculteurs sont confrontés aux changements climatiques partout sur la planète | ![]() |
Pius Sawa Murefu de Radio Sapientia en Ouganda : Sekedo, un sorgho résistant à la sécheresse pour Karamoja | |
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Frederic Takang de Abakwa FM au Cameroun : Raphiales en péril : une menace environnementale, un danger pour la culture et l'économie du Grassfields | ![]() |
Mariama Sy Coulibaly de Afia FM au Sénégal : Les agriculteurs de Fissel ne ramassent pas la paille après les récoltes : une méthode qui permet de protéger la terre contre la chaleur | |
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Sachia Ngutsav de Radio Benue au Nigeria : Les forêts devraient guérir la terre | ![]() |
Savitri Mohapatra de ADRAO au Bénin : Cultiver le NÉRICA est une solution agricole pour s'adapter aux changements climatiques | |
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Rachael Awuor du Ugunja Community Resource Centre au Kenya : Les agriculteurs peuvent se préparer à affronter différents modèles météorologiques | ![]() |
Félix Houinsou de Radio Immaculée Conception au Bénin : Modifier les systèmes de production en Afrique pour s'adapter aux changements climatiques | |
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Andrew Mahiyu de NASFAM au Malawi : Les pratiques de gestion du bétail pour s'adapter aux changements climatiques | ![]() |
Dominic Mutua de Radio Mangelete au Kenya : L'irrigation au goutte-à-goutte | |
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Joshua Kyalimpa de Opsett Media/Africa Farm Radio Bureau en Ouganda : Une nouvelle variété de riz pour l'Afrique afin de sauver les terres humides en Ouganda |
Bon anniversaire, IRRRA!
L'Initiative de recherche sur les radios rurales en Afrique (IRRRA) vient tout juste de souffler sa première bougie et nous sommes maintenant prêts à passer à l'étape de l'élaboration de nos émissions radiophoniques!
L'équipe IRRRA. En commençant par la gauche : Margaret Kingamkono, Ben Fiafor, Rex Chapota, Gizaw Shibru, Sheila Huggins-Rao et Emily Arayo. Rangée du bas : Modibo Coulibaly et Martine Ngobo.
En avril et mai 2008, toutes les équipes des pays membres de l'IRRRA (Ghana, Ouganda, Mali, Malawi et Tanzanie) se sont rencontrées pour finaliser leur plans d'action par pays et leur sélection d'améliorations spécifiques à l'agriculture et à la sécurité alimentaire pour leurs campagnes participatives et pour les émissions radiophoniques qui se dérouleront au cours des deux prochaines années. À compter d'août, les stations de l'IRRRA élaboreront et diffuseront trois campagnes radiophoniques participatives consécutives, basées sur les améliorations importantes et pertinentes en matière d'agriculture et de sécurité alimentaire identifiées par les collectivités. Pour la première série de campagnes radiophoniques, Mega FM à Gulu, en Ouganda, se penchera sur l'apiculture durable. Au Mali, Radio Fana se concentrera sur la culture du fonio. Au Ghana, RAP radio à Afram Plains étudiera des variétés améliorées de maïs et, au Malawi, Nkhotakota Community Radio centrera sa première campagne sur les études de marché internationales et locales. Pour obtenir de plus amples renseignements, vous pouvez consulter notre site Web
ARH donne la primeur aux nouvelles destinées aux agriculteurs
Par Heather Miller, rédactrice en chef d'ARH
Dans le monde entier, l'agriculture a fait les manchettes. La montée en flèche des prix des aliments – souvent surnommée la crise alimentaire – a fait la une à maintes occasions. L'impact du changement climatique sur la production des denrées alimentaires et le débat sur la nature complexe des biocarburants ont été mis en vedette. Grâce à Agro Radio Hebdo (ARH), service de nouvelles électroniques de Radios Rurales Internationales, nous nous sommes efforcés de vous tenir au courant de ces importantes nouvelles et de vous transmettre des récits traitant de leur incidence sur les petits exploitants agricoles.
Le 5 mai, nous avons publié un numéro spécial d'ARH consacré au sujet de l'augmentation des prix des denrées alimentaries (Numéro 21). L'un de nos objectifs consistait à aller au-delà de l'impact largement mentionné sur les consommateurs et au-delà du discours des responsables proposant des solutions. Nous avons demandé à deux de nos correspondants habituels, Idy Sy Diop, au Sénégal, et Lilianne Nyatcha, au Cameroun, d'interroger des agriculteurs sur ce qu'il faudrait faire, à leur avis, pour donner un bon coup de pouce à la production des denrées alimentaires et promouvoir la sécurité alimentaire au pays.
Nous avons mis en vedette des anecdotes au sujet d'agriculteurs faisant preuve de créativité et utilisant les ressources disponibles pour maintenir leurs rendements en dépit du prix vertigineux des engrais chimiques (un des éléments moteurs de la flambée des prix des denrées). Le Numéro 18 d'ARH a véhiculé un récit sur l'idée novatrice d'un agriculteur burundais qui utilise comme engrais le son de riz bon marché. Nous avons également examiné de quelle façon les décisions gouvernementales de haut niveau se sont répercutées au niveau de la ferme. Dans le Numéro 24 d'ARH, nous avons mis en vedette un texte examinant l'imposition de droits par le gouvernement ougandais sur le riz importé et en quoi cette mesure avait abouti à un accroissement phénoménal de la production intérieure de riz.
Voici un échantillon d'un texte d'ARH, portant sur la popularité croissante de l'agriculture urbaine, qui a accompagné la hausse des prix des denrées alimentaires.
Afrique: L'agriculture urbaine donne un répit face à la hausse des prix des denrées alimentaires (Canadian Broadcasting Corporation, The Herald, New Era)
Comme tout autre agriculteur, Karim visite son potager tous les matins. Il prend soin de ses laitues et de ses autres cultures, il effectue l'irrigation avec l'eau d'un ruisseau situé à proximité. Mais sur la route animée, à seulement quelques mètres du lieu où Karim travaille la terre, il y a des lignes électriques. Karim est parmi un nombre croissant de citadins qui se sont tournés vers l'agriculture à cause de la hausse des prix des denrées alimentaires.
Environ 200 personnes travaillent la terre aux côtés de Karim. Les légumes qu'ils ne mangent pas eux-mêmes sont vendus au marché local. Karim est fier de dire que leur production nourrit de nombreuses personnes dans la ville d'Accra, la capitale du Ghana.
Mark Redwood est expert en agriculture urbaine au Centre de recherche pour le développement international au Canada. Il dit qu'il y a un lien direct entre l'augmentation du coût des produits alimentaires et la pratique de l'agriculture urbaine. Avec des jardins sur les toits, dans des ponceaux ou en-dessous de lignes électriques, les gens sont plus à même d'assurer l'alimentation de leur famille, indépendamment des prix du marché.
Dans les villes, à travers toute l'Afrique, les gens sont de plus en plus à la recherche de petits lopins de terre afin de cultiver leur propre nourriture. Jessica Mbano vit avec sa famille à Glen Norah, dans la banlieue de Harare, au Zimbabwe, où il y a une forte densité de population. Elle dit qu'elle n'a jamais pensé faire de l'agriculture, mais lorsque les prix des produits alimentaires ont commencé à monter en flèche, elle a eu besoin d'une autre stratégie pour nourrir sa famille. Elle fait maintenant pousser du maïs sur une petite parcelle de terre près de son domicile.
Dans le sud de la Namibie, Ottilié Abrahams fait partie d'une organisation de la société civile qui fait la promotion des cultures potagères. L'organisation existe depuis plus de 20 ans, mais l'intérêt pour leurs programmes n'a jamais été aussi élevé.
Mme Abrahams insiste sur le fait qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un grand lopin de terre pour améliorer la sécurité alimentaire des familles. Une parcelle de terre d'environ un mètre sur deux peut être utilisée pour développer six ou sept types de légumes tels que le chou, les carottes, les radis, les haricots de brousse et les oignons. Ces légumes peuvent être plantés en rangées à seulement 15 centimètres l'un de l'autre.
Mme Abrahams a aussi quelques conseils pour la fertilisation et l'arrosage des cultures avec les ordures ménagères. Des déchets de cuisine organiques, des feuilles mortes ou des cendres sont tous bons pour faire du compost. Les légumes peuvent être arrosés avec l'eau du bain ou même l'eau de vaisselle. L'eau de pluie peut être collecté à l'aide d'un baril ou un autre contenant afin d'irriguer son jardin.
Les agriculteurs urbains qui produisent un excédent bénéficient également de marchés locaux. La hausse du coût du pétrole est une force motrice derrière la flambée des prix des denrées alimentaires. Mais ceux qui peuvent vendre leurs récoltes à proximité de leur domicile évitent les frais de transport et bénéficient d'un meilleur profit.
L'abonnement à ARH est gratuit! Pour vous inscrire en vue de recevoir chaque semaine les numéros d'ARH.
Mise en valeur des émissions agricoles les plus populaires auprès des agriculteurs
uelles émissions agricoles sont les plus populaires auprès de vos auditeurs et pourquoi? Radios Rurales Internationales est intéressé à entendre ce que vous avez à dire. Les informations que vous nous enverrez sur vos émissions seront partagées avec d'autres organisations de radio dans le bulletin d'Échos de Novembre 2008. Envoyez vos commentaires à Blythe McKay à bmckay@farmradio.org. Pour entamer le débat, SVP lisez l'article ci-dessous, qui explique comment les agriculteurs dans le nord-ouest de la Tanzanie bénéficient d'une émission de radio qu'il aime bien écouter. Cet article a été écrit à partir d'une entrevue avec le fondateur et directeur général de FADECO, Joseph Sekiku, lors de sa visite en juin dernier aux bureaux de Radios Rurales Internationales à Ottawa.
FADECO
Family Alliance for Development and Co-operation (FADECO) est une ONG de développement rural à Karagwe, dans le nord ouest de la Tanzanie. FADECO s'efforce d'aider les agriculteurs à améliorer leur niveau de vie en diffusant des informations vitales et des conseils sur les pratiques agricoles. En juillet 2007, en utilisant des composantes recyclées d'un vieil ordinateur et des antennes fabriquées localement, Joseph a établi la première station de radio de Karagwe: la radio communautaire FADECO 100,8 FM. FADECO FM fait maintenant partie intégrante de l'Initiative de Recherche des Radios Rurales Africaines (IRRRA).
Émission agricole – Informations sur le marché
En tant qu'organisation, FADECO travaille sur de nombreuses questions de développement. Mais, 70% de la programmation de la station est axée sur l'agriculture, avec des sujets allant de la production à la transformation, en passant par la valeur ajoutée. Toutes les émissions de FADECO FM sont en kiswahili. L'un des programmes les plus populaires sur les ondes de FADECO FM s'appelle Market Focus. Les prix du marché sont compilés à partir de diverses sources, comme le Kenya Agricultural Commodities Exchange et l'organisation FOODNET en Ouganda. Les informations sur les prix dans les marchés locaux sont recueillies par des journalistes-bénévoles qui sont dispersés à travers le pays. Ils envoient des messagestextes avec les prix des différentes cultures ou, parfois, ils appellent la station en direct pour une mise à jour via Skype, un outil d'appel en ligne gratuit.
Quel est l'impact d'une émission de radio comme Market Focus sur les agriculteurs de Karagwe? Avant cette émission, les agriculteurs étaient exploités. Un agriculteur produisant du maïs, des haricots ou des bananes ne savait pas à quel prix vendre sa récolte. Mais maintenant, si un acheteur lui propose un prix en deçà des prix du marché, l'agriculteur a plus de pouvoir de négociation parce qu'il est informé des prix du marché dans diverses régions.
L'article suivant a été envoyé par l'un de nos partenaires radiophoniques de longue date – Aaron Kah, de la station Abakwa FM au Cameroun. Merci Aaron pour votre contribution! La rétroaction que nous recevons le plus souvent au sujet d'Échos est le souhait de lire davantage d'articles rédigés par nos partenaires radiophoniques et au sujet de nos partenaires radiophoniques. Nous vous invitons à soumettre des articles sur votre station et votre collectivité! Veuillez les envoyer à bmckay@farmradio.org.
Les escargots : une recette saupoudrée d'espoir
Il n'est pas surprenant ces jours-ci de voir des femmes et leurs enfants sourire à propos des escargots indigènes autrefois négligés dans de nombreuses régions du Cameroun. Ces escargots constituent une nouvelle recette saupoudrée d'espoir dans les organismes agricoles et d'autres groupes qui sont tributaires de l'élevage des escargots pour alléger le fardeau de la pauvreté et de la faim. Ces créatures rampantes, dotées d'une coquille spiralée et d'un pied musculaire et rétractable sur lequel elles glissent, sont très riches en protéines et goûte comme des gésiers de poulet lorsqu'elles sont cuisinées.
Il y a plusieurs années, le déboisement, les feux de forêt et les pesticides ont compliqué la recherche de ces créatures aux déplacements lents, même si elles étaient encore chassées pour les repas traditionnels dans certaines régions côtières du Cameroun. Suite à la récente demande pour ces mets délicats et sentant un marché stable, Heifer Project International Cameroon a lancé un projet quinquennal de production d'escargots à petite échelle pour améliorer la nutrition des ménages et le revenu de quelques 750 familles à travers tout le pays. Les participants au projet atténuent leur carence en protéines et contribuent à la conservation de la biodiversité et à la gestion durable des ressources forestières. Deux cent cinquante familles reçoivent 1 000 escargots chacune et transmettent le même nombre à un deuxième lot de 250 familles après trois ans. Ces familles transmettront à leur tour 1 000 escargots à 250 familles supplémentaires durant la cinquième année du projet. Les familles recevront une formation pertinente sur les intrants agricoles et le suivi technique.
La capacité organisationnelle des associations ou des groupes d'agriculteurs sera renforcée par une formation en leadership et en gestion; ce qui les préparera à prendre pleinement le contrôle du projet d'ici la fin de la cinquième année. L'objectif global du projet vise à contribuer à la sécurité alimentaire et économique de la population.
Les agriculteurs qui participent au projet se font concurrence pour livrer des témoignages sur la façon dont le Projet Heifer a rendu leur vie vivable. Si vous vous promenez dans les rues au Cameroun, n'oubliez donc pas de goûter les escargots rôtis sur brochettes!
Pour Échos, Aaron Kah
Abakwa FM Radio, Bamenda, Cameroun
Bilan du concours de rédaction de textes sur les changements climatiques : Leçons pour les communicateurs en matière de changements climatiques
Le concours de rédaction de textes de Radio Rurales/CTA sur l'adaptation des agriculteurs africains aux changements climatiques est bel et bien terminé, mais quelles leçons pouvons-nous en tirer?
Une chose est certaine : écrire sur les changements climatiques représente tout un défi. Les informations scientifiques portant sur les changements climatiques sont complexes, les façons dont les bonnes pratiques agricoles peuvent réduire les effets des changements climatiques peuvent être compliquées et la création d'un message factuel précis mais quand même divertissant ou mobilisant est peut-être l'aspect le plus délicat de tous.
Cependant, bon nombre des textes du concours ont réussi à atteindre un bon équilibre entre le divertissement et le message.
À en juger par le contenu des textes, l'expérience africaine actuelle des changements climatiques est, de façon compréhensible, largement centrée sur les pluies irrégulières, les inondations, les sécheresses et autres événements draconiens ou à tendances effrayantes. Les changements climatiques sont donc vécus et relatés comme un phénomène épouvantable. À mesure que les médias acquerront de l'expérience en matière de rapports sur les changements climatiques, on entendra davantage de récits positifs sur ce sujet – des hommes et des femmes en milieux urbain et rural adoptant soigneusement des pratiques qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre ou bâtissent la résilience des agriculteurs, les aidant ainsi à s'adapter aux incidences inévitables des changements climatiques. Le passage d'une situation effrayante à une information autonomisante est donc encore du domaine du futur, même s'il n'est plus très loin.
Quelles sont les leçons pour les radiodiffuseurs? Quelles mesures particulières peuvent-ils prendre pour réaliser des récits informatifs, divertissants et inspirants sur les changements climatiques?
Écrire pour la radio : Certaines des étapes clés sont communes à tous les textes rédigés à des fins de diffusion. Simplifier le langage, écrire « pour l'oreille », varier la longueur des phrases et rédiger comme si on parlait à une personne plutôt qu'à un auditoire anonyme et invisible – tout cela aboutit à une radio plus contraignante. Par ailleurs, citer des experts peut être informatif, mais cela ne bâtit pas le genre de confiance et de capacité individuelle et communautaire qui est nécessaire pour s'adapter aux défis comme ceux que représentent les changements climatiques.
Voix des agriculteurs : Bon nombre des rédacteurs de textes ont nettement offert une tribune pour faire entendre des voix d'agriculteurs. Les textes ont consulté et cité des sources locales, en incorporant de vrais propos d'agriculteurs. Il est primordial de diffuser des voix d'agriculteurs pour contribuer à bâtir une compréhension et la capacité de s'adapter aux changements climatiques.
Comprendre et communiquer la science : Une autre leçon clé pour bien écrire sur un sujet est de bien le connaître. Comme la communication sur d'autres sujets scientifiques, si vous pouvez comprendre les changements climatiques et communiquer cette compréhension en termes simples, vous êtes bien partis pour produire de bonnes émissions radiophoniques. La trousse d'information sur les changements climatiques, qui a été envoyée à tous les rédacteurs, a constitué notre tentative en vue de fournir quelques renseignements de base sur le sujet. Veuillez consulter le site http://www.scriptcompetition.net/ressources/trousse-d’information/ pour accéder au trousse d'information.
Aptitudes journalistiques : Pour réaliser de bonnes émissions radiophoniques sur les changements climatiques ou sur tout autre sujet, il vous faut de bonnes compétences en matière d'enquête – un bon sens du choix des interlocuteurs, des genres de questions à poser, le genre de documentation à consulter avant et après vos entrevues et une bonne idée de la façon de cadrer et de réviser vos entrevues pour les rendre à la fois divertissantes et informatives.
Mélanger le divertissement et les faits est une tâche difficile. La tendance est soit d'endormir les auditeurs en récitant des faits et des avis d'experts intéressants mais en fin de compte ennuyeu ou d'écrire un feuilleton élaboré qui laisse les auditeurs perplexes quand on leur demande par la suite d'expliquer le message.
Nous aimerions vous encourager toutes et tous à commencer ou à continuer à écrire sur les changements climatiques. Si vous avez des idées pour des textes sur l'adaptation aux changements climatiques reposant sur les expériences vécues par des agriculteurs de votre région, veuillez communiquer avec Vijay Cuddeford à l'adresse vcuddeford@farmradio.org.
Opportunités
Prix du journalisme et des Droits de l'homme
Internews invite les journalistes professionnels ainsi que les journalistes citoyens du monde entier à participer à son Prix du journalisme et des Droits de l'homme en proposant des reportages d'actualité qui ont été publiés après le 15 septembre 2007 et qui sont susceptibles d'illustrer un ou plusieurs articles de la Déclaration universelle des droits de l'homme dans le contexte actuel. Les articles devront explicitement faire référence aux droits de l'homme cités dans la Déclaration universelle. Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web
Pour en savoir plus sur les possibilités de formation et d'autres événements à venir, n'oubliez pas de vérifier la section des événements à venir d'Agro Radio Hebdo.
Ressources
Le Mail & Guardian cherche diverses voix africaines
Le journal Sud-africain Mail & Guardian est à la recherche d'articles pour sa nouvelle publication Voices of Africa. Cette publication cherche à bâtir un réseau de journalistes pour écrire des articles sur des expériences et des perceptions africaines.
Le Mail & Guardian aimerait recevoir des articles procès d'une longueur approximative de 800 mots qui décrivent l'environnement local d'un journaliste. Ces articles ne devraient pas être des articles de nouvelles traditionnelles, mais plutôt un récit personnel et original. Voices of Africa recherche des contributions de tous les pays africains, à l'exception de l'Afrique du Sud. Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web. Vous pouvez envoyer vos articles au courrier électronique charlotteb@mg.co.za (pour les articles en anglais) ou stephanie@okapi.cc (pour les articles en français).
En direct de l'Afrique: Un guide pour les journalistes de la radio africaine
Le Institute for War and Peace Reporting a produit un guide de journalisme radio, qui inclut une discussion sur le rôle du journalisme et des informations pratiques sur la préparation et la diffusion de nouvelles. Le texte intégral du manuel est disponible en ligne (en anglais seulement)
Audacity: logiciel d'édition audio libre et à source ouverte
Audacity est un éditeur audio libre et facile d'utilisation pour l'enregistrement et la production audio. Audacity vous permet de:
- Enregistrer en direct ;
- Convertir vos disques et cassettes sur support numérique ;
- Editer des fichiers audio Ogg Vorbis, MP3 et WAV ;
- Couper, copier, coller et assembler des extraits sonores ;
- Modifier la vitesse ou le son d'un enregistrement, etc.
Pour une liste complète des fonctions du logiciel Audacity, allez sur ce lien: http://audacity.sourceforge.net/about/features.
Dans la section d'aide du site d'Audacity, vous trouverez des liens vers un manuel d'utilisation complet et des tutoriels détaillés sur la façon d'utiliser le logiciel Audacity dans la section Audacity Wiki (Un wiki est un système de gestion de contenu de site Web qui rend les pages Web libres d'accès et également modifiables par tous les visiteurs qui y sont autorisés).
Pour télécharger votre copie gratuite d'Audacity, rendezvous sur le site Web suivant: http://audacity.sourceforge.net/download/. Sur cette page, vous pouvez choisir de télécharger le logiciel Audacity 1.2 (il s'agit d'une version stable pour tous les utilisateurs) ou Audacity 1.3 (il s'agit d'une version bêta, ce qui signifie que c'est une version plus récente qui est encore en phase pilote. Il est recommandé d'utiliser la version 1.3 seulement si vous êtes un utilisateur avancé d'Audacity).
Pour en savoir plus sur des ressources pour les radiodiffuseurs africains, consultez la section Banque de ressources pour la radio d'Agro Radio Hebdo.
Bienvenue à nos nouveaux partenaires!
- Development Broadcasting Unit – unité de la Malawian Broadcasting Corporation, basée à Blantyre, au Malawi.
- Dzimwe Community Radio Station – station de radio communautaire basée à Mangochi, au Malawi.
- FADECO Community Radio – station de radio communautaire rurale à Karagwe, en Tanzanie.
- La Voix du Sud Ouest – association ayant une station de radio communautaire à Diébougou, au Burkina Faso.
- Radio Domoni Inter – association dotée d'une station de radio qui regroupe des étudiants et des journalistes, basée aux Comores.
- Radio Gboka FM – station de radio communautaire basée à Séguela, en Côte d'Ivoire
- Radio Rurale de Menaka "La voix de l'Azawagh" – "La voix de l'Azawagh" – station de radio communautaire basée au Mali.
- Tongu Community Multimedia Network (TCMN) organisme lançant une station de radio communautaire à Sogakope, région de Volta, au Ghana.
- Trans World Radio – station de radio nationale chrétienne basée à Lilongwe, au Malawi.

















