Bulletin de nouvelles Échos

Accéder aux systèmes traditionnels de prévision de la sécheresse et des autres changements environnementaux des agriculteurs
Juin 2005, No. 75
Les agriculteurs vous écoutent, mais les écoutez-vous?
Écoutez-vous ce que disent les agriculteurs locaux à propos du temps? Les pluies serontelles abondantes? Ou bien la sécheresse est-elle imminente?
Grâce à des années d'observation, les agriculteurs ont développé des moyens traditionnels de prévoir les changements environnementaux. En utilisant des indicateurs comme la période de floraison de certains arbres, la direction et la vitesse des vents et même le comportement des insectes, les agriculteurs surveillent et prédisent les changements dans leur entourage. Ces sortes d‘«indicateurs de base» constituent souvent un système informel de préalerte pour la sécheresse et la désertification. On a beaucoup de choses à apprendre en s'informant sur ce genre de connaissance locale et en la diffusant par l'intermédiaire d'émissions radiophoniques. Ces informations peuvent aider les agriculteurs à prendre des décisions plus éclairées en matière de production quant à la date de préparation des terres, des plantes, et au sujet de la quantité de nourriture à entreposer. C'est une façon d'aider les familles et les collectivités à faire preuve de plus de souplesse face au changement environnemental.
Les oiseaux et les insectes sont deux des plus importantes catégories d'«indicateurs de base» pour les peuples Langi du nord de l'Ouganda. L'arrivée et l'activité des oiseaux et des insectes renseignent les gens pour leurs activités agricoles et leurs stratégies en vue de maintenir la sécurité alimentaire des ménages. Par exemple, l'arrivée des oiseaux okwiji montre aux gens que c'est le bon moment de préparer le sol pour le coton. Cet oiseau arrive habituellement entre mai et juin lorsque la récolte de millet mûrit et qu'on se livre à des plantations intercalaires du coton.
Source: Grassroots Indicators for Desertification, CRDI, 1996
Les Kambas du village de Kivingone, dans le district de Machakos dans l'est du Kenya, constituent un exemple d'une collectivité qui utilise les indicateurs de base pour prévoir le changement environnemental. Au fil du temps, les habitants de Kivingone ont développé des indicateurs pour surveiller les types de sol, les systèmes de culture et le début de la sécheresse. Ils utilisent ces indicateurs au moment de prendre des décisions concernant la gestion de leurs terres. Le tableau suivant montre comment les indicateurs de la sécheresse, comme le comportement de certains insectes et plantes et les conditions atmosphériques sont reliés à la production agricole et à d'autres activités.
| Sujet | Indicateurs | Action attendue de la collectivité |
|---|---|---|
| Sécheresse | Floraison de l'arbre Kivingo, qui ne bourgeonne jamais habituellement | Commencer à entreposer de la nourriture |
| La plante Kinguthe fleurit avant toutes les autres | Faire pousser des cultures résistantes à la sécheresse | |
| Les plantes jaunissent, se fanent et meurent | Acheter des céréales auprès des personnes qui ont déjà récolté et faire des provisions | |
| Apparition d'un léger brouillard froid appelé miki | Transférer votre bétail chez des parents qui vivent sur des terres fertiles | |
| Des vents secs, froids et violents balaient les terres | Migrer vers des terres gouvernementales inoccupées (Syengo) ou embaucher des gardiens de troupeaux, les envoyer vers ces terres avec les bovins et les surveiller fréquemment | |
| Nuits très froides | Garder le bétail dans les pâturages | |
| Augmentation des maladies comme la rougeole, et apparition de nombreux insectes détruisant les récoltes | Enlever le chaume des toits pour nourrir le bétail Vendre les bovins et les fermes pour acheter de la nourriture Certains hommes partent en laissant derrière eux femmes et enfants Les hommes migrent pour chercher de l'emploi ailleurs afin de nourrir leurs familles Les femmes fabriquent des cordes et tissent des paniers à vendre Les formations de groupes augmentent, les affiliations parentales et les amitiés sont renforcées car les gens sont confrontés à un problème de survie |
Source: Akamba land management systems: The role of grassroots indicators in drought-prone cultures, CRDI.
Au Burkina Faso, l'interprétation des vents par les agriculteurs reconnaît l'océan comme l'origine de la pluie. Pendant la saison sèche, les agriculteurs s'attendent à voir les vents souffler vers l'ouest, c'està- dire à aller vers l'océan pour chercher de l'eau et revenir ensuite en soufflant vers l'est au début de la saison des pluies. Les agriculteurs ont prédit et expliqué la sécheresse par l'absence de tels vents.
Source: IK Notes
Information sources:
- Grassroots indicators for desertification: Experience and perspectives from Eastern and Southern Africa, Edited by Helen Hambly and Tobias Onweng Angura, CRDI, 1996.
- Early warning systems: Forewarned is forearmed, Spore, Avril 2005, No. 166.
- Indigenous knowledge in natural disaster reduction in Africa, The Environment Times, UNEP, 2004.
Préparatifs pour l'année de la désertification
À l'approche de l'Année de la désertification en 2006, le Réseau de radios rurales consacrera ses prochaines pochettes au thème de la prévention de la désertification.
LA DÉSERTIFICATION désigne la dégradation des terres sèches, ce qui implique une perte de diversité biologique et de productivité économique au niveau des terres arables, des pâturages et des boisés. Elle est causée principalement par la variabilité climatique et par des activités humaines non durables, en particulier la surculture, le surpâturage, la déforestation et les mauvaises pratiques d'irrigation.
La désertification a des répercussions énormes à travers le globe et des effets très dévastateurs en Afrique. En réduisant la capacité de production de la terre, elle contribue à la pauvreté. Plus d'un quart de million de gens sont directement touchés tandis que les moyens de subsistance de plus d'un milliard d'humains, dont bon nombre figurent déjà parmi les plus pauvres au monde, sont menacés. Un bon tiers de la surface du globe court le risque de subir une désertification. Si on n'arrive pas à l'arrêter et à inverser la tendance, les rendements diminueront dans de nombreuses régions touchées. Cela pourrait aboutir à la malnutrition, à la privation et, en fin de compte, à la famine.
Le rôle des agriculteurs
Les actes posés par les petits agriculteurs sont nettement au coeur de la solution du problème de la désertification. Comme personnes les plus directement impliquées par la gestion des terres, les agriculteurs possèdent une expérience inestimable et une compréhension particulière de leur environnement local. Sachant que les terres sèches sont facilement endommageables, les agriculteurs ont conçu au fil du temps des stratégies qui protègent la terre, comme la culture itinérante et l'élevage nomade. Cependant, au cours des dernières décennies, l'évolution des conditions a rendu certaines stratégies traditionnelles impraticables et les agriculteurs ont lutté pour réagir face aux nouvelles situations. Certains se sont bien adaptés et on compte de nombreux cas de réussite. En s'appuyant sur les connaissances existantes, les agriculteurs collaborent parfois avec les gouvernements, les techniciens, les organisations non gouvernementales et d'autres agriculteurs pour résoudre les problèmes de façon créative. Par exemple, la surveillance au niveau local est un outil élaboré en Namibie pour améliorer la gestion des terres. Il repose sur la surveillance des indicateurs que les agriculteurs ont eux-mêmes identifiés – l'état du bétail, les précipitations, l'état des grands pâturages libres, la capacité de charge et la densité de la brousse.
Les radiodiffuseurs ont un rôle clé à jouer en appuyant les agriculteurs car ils peuvent :
- diffuser des informations sur les pratiques agricoles utiles aussi bien que préjudiciables;
- répandre les nouvelles à propos des répercussions sociales et écologiques négatives de la désertification;
- semer l'optimisme et l'espoir en publiant des exemples de réussite;
- contribuer à autonomiser les agriculteurs en validant le fait que les connaissances traditionnelles et une bonne intendance jouent un rôle crucial dans la lutte contre la désertification;
- fournir une tribune pour un échange de renseignements sur les méthodes pratiques visant à protéger la terre;
- mobiliser les particuliers, les collectivités, les organismes et les gouvernements dans un dialogue portant sur la façon de gérer les ressources naturelles;
- fournir des renseignements qui démystifient les nouveaux programmes et les nouvelles technologies;
- présenter le gouvernement comme un partenaire intéressé à collaborer avec les collectivités et les particuliers;
- mettre les agriculteurs en rapport avec d'autres agriculteurs, des organismes à but non lucratif, des bailleurs de fonds, etc.;
- informer les agriculteurs que la désertification est un problème mondial et qu'ils ne sont pas seuls dans ce combat;
- autonomiser les agriculteurs en leur donnant une chance de parler et de partager leurs propres idées.
Dans notre série sur la désertification, les textes, y compris ceux qui figurent dans cette pochette, présenteront un éventail de techniques, d'approches et d'idées concernant l'agriculture sur terre sèche, la sécheresse et la façon dont les agriculteurs peuvent ralentir ou prévenir la dégradation des terres. Les textes contenus dans la pochette 75 ont été rédigés par des partenaires de toute l'Afrique et en voici quelques titres :
- Une école en Afrique du Sud recueille l'eau de pluie du toit
- La marche lente du Kalahari : quelles sont les utilisations appropriées pour la terre?
- Comment le paillis protège le sol
- L'importance de la connaissance du changement environnemental par les habitants locaux
- Les techniques agricoles utilisées par un agriculteur organique au Kenya
- Prévenir la dégradation des terres
Liens en afrique entre la radio rurale et la recherche agricole
– Mise à jour de l'Ouganda
En juillet 2002, huit équipes du Ghana, de l'Ouganda et du Cameroun ont participé à un atelier à Kumasi au Ghana. Chaque équipe comprenait un chercheur agricole, un radiodiffuseur et un agent de vulgarisation, ainsi qu'une personne associée à une ONG locale. L'atelier faisait partie d'un projet appelé Liens en Afrique entre la radio rurale et la recherche agricole (LARRRA) et était coordonné conjointement par l'Université de Guelph, le Réseau de radios rurales des pays en développement (RRRPD) et le Service international pour la recherche agricole nationale (SIRAN). Chaque équipe devait élaborer un plan d'action utilisant la radio rurale comme outil pour communiquer aux agriculteurs les résultats de la recherche agricole et pour obtenir leurs rétroactions.
Anthony Lwanga, de la radio communautaire Kagadi Kibaale, obtient des rétroactions d'agriculteurs sur les émissions radio parlant de recherches en agriculture.
Trois ans plus tard, l'équipe de l'ouest de l'Ouganda, composée d'Anthony Lwanga (gestionnaire des émissions, radio communautaire Kagadi Kibaale), de Peter Sentayi (agent agricole régional, district de Kibaale) et du Dr Rogers Kanzikwera (gestionnaire du Bulindi Agricultural Research and Development Centre de la National Agricultural Research Organization (NARO)), continue de fournir aux agriculteurs des renseignements sur la recherche agricole par le biais de la radio. Même si leur équipe attend toujours des fonds externes pour appuyer ses activités, ils ont constaté que, grâce à cette collaboration, ils sont en mesure d'aborder les buts de chacune des trois institutions. Les agriculturalistes obtiennent la diffusion des résultats de leurs recherches tout en recevant des rétroactions des agriculteurs et le radiodiffuseur est en mesure de fournir des renseignements agricoles pertinents à ses auditeurs.
Les programmes radiophoniques sont produits conjointement par les trois membres de l'équipe. M. Sentayi et le Dr Kanzikwera se rendent à la station radio pour travailler avec M. Lwanga. Les trois travaillent également avec des groupes d'auditeurs agriculteurs du district. Après la diffusion d'une émission, ils rendent visite aux groupes d'auditeurs pour obtenir leurs rétroactions. Les agriculteurs disent qu'ils apprécient les renseignements qu'ils ont obtenus sur des variétés améliorées de haricots, de patates douces et de manioc. Ils ont également mentionné qu'ils aimeraient apprendre comment lutter contre le flétrissement bactérien de la banane – maladie qui affecte la production de bananes en Ouganda.
Le projet LARRRA est actuellement en cours dans six pays d'Afrique francophones. Un atelier a eu lieu du 6 au 10 juin à Dakar, au Sénégal, avec sept équipes de l'ouest et du centre de l'Afrique – d'autres informations suivront à propos de cet atelier dans le prochain numéro d'Échos.
Profil d'un partenaire – Centre de ressources communautaires d'Ugunja
LE CENTRE de ressources communautaires d'Ugunja (CRCU), situé dans le district de Siaya dans l'ouest du Kenya, est devenu récemment un partenaire du Réseau de radios rurales et a rédigé un article sur l'agroforesterie pour la pochette de textes du mois de mars. Le CRCU a été lancé en 1992 par un groupe d'agricultrices comme un organisme communautaire. Elles ont créé une petite bibliothèque d'informations agricoles dans la ville d'Ugunja à l'usage des habitants de la place. Au fil des ans, cette bibliothèque a pris de l'expansion pour offrir des informations sur la santé et l'incapacité. Selon Aggrey Omondi, directeur du CRCU, le changement positif et le développement durable devraient provenir des membres de la collectivité eux-mêmes. «Je souhaite voir une collectivité plus informée et plus équitable afin que les ressources soient partagées, que les informations circulent librement et que les gens soient autonomisés» de dire M. Omondi. «Le CRCU a pour but de faciliter cela, sans perdre de vue la vision de la collectivité.»
Le CRCU envisage de lancer une radio communautaire qui diffusera dans la langue locale et s'assurera de faire entendre les voix de la collectivité. La station de radio viendra compléter le travail effectué par 15 centres d'apprentissage, que le CRCU a mis sur pied dans tout le district, où les membres de la collectivité peuvent chercher des informations dans les livres, auprès des bénévoles et sur les ordinateurs.
Christine Adhiambo avec un échantillon de sa récole de manioc
Avant que la station de radio soit fonctionnelle, le CRCU espère produire des bandes audio en interviewant les anciens sur certains sujets. Les bandes seront envoyées aux centres d'apprentissage où elles seront utilisées par les groupes d'auditeurs locaux. «Les anciens du district possèdent une foule de connaissances et le CRCU réalise la valeur de documenter ces connaissances» de dire M. Omondi. «De cette façon, les connaissances ne seront pas perdues et, lorsque nous aurons notre station de radio communautaire, nous aurons déjà quelques émissions à diffuser.»
Christine Adhiambo est membre de l'un des groupes d'agricultrices appuyés par le CRCU. Son groupe, composé de 30 femmes et hommes, paie 500 shillings kenyans par an pour son adhésion. Christine assiste souvent à des séminaires parrainés par le CRCU et partage ensuite ce qu'elle a appris avec le reste de son groupe. Grâce au CRCU, elle a appris des techniques pour accroître la production de patates douces, de manioc, de maïs et de sorgho. Par exemple, elle plante maintenant ses cultures en rangs plutôt que de les semer à la volée (en lançant les graines sur le sol). Elle voit une différence car les plantes ne se disputent pas pour les nutriments et sa production a augmenté.
L'appartenance à ce groupe l'aide à réduire sa charge de travail. Par exemple, un jour les gens du groupe viennent à sa ferme et lui donnent un coup de main avec ses récoltes et le lendemain ils vont tous à la ferme d'un autre membre du groupe et ainsi de suite.
Josephine Atieno avec un arbre appelé leucaena (Leucaena leucocephala) dont le CRCU fait la promotion. Cet arbre produit du fourrage, de l'engrais et du bois de chauffage
Parmi les futurs projets de son groupe, citons le grossissement du manioc pour accélérer sa multiplication, l'élevage de volailles et la plantation de patates douces pour la production de boutures et de tubercules.
Josephine Atieno appartient également à un des groupes d'agricultrices du CRCU. En 2003, lorsque les variétés traditionnelles de patates douces et de manioc ont été ravagées par des insectes et par la sécheresse, le CRCU a aidé son groupe à obtenir des plants propres certifiés de patates douces et de manioc qui ont permis d'accroître les rendements. Le CRCU a aussi aidé son groupe à s'impliquer dans l'agroforesterie. Les femmes plantent des arbres pour remplacer ceux qui ont été abattus pour faire du charbon de bois. Les arbres qu'elles plantent sont polyvalents comme Leucaena leucocephala qui fournit du fourrage pour les animaux, constitue un engrais naturel et peut être utilisé comme bois de chauffage. Josephine espère que le CRCU la financera pour acheter une chèvre laitière, puisqu'elle a appris comment cultiver et gérer une parcelle fourragère.
George Opondo devant l'immeuble du CRCU à Ugunja
George Opondo est producteur de lait biologique depuis 1992. Être producteur biologique signifie que ses vaches sont nourries d'aliments qui n'ont pas été pulvérisés avec des produits chimiques et qu'il les traite avec des remèdes à base de plantes médicinales plutôt qu'avec des antibiotiques lorsqu'elles sont malades. Selon George, d'autres agriculteurs commencent à constater qu'il est abordable d'élever des vaches laitières en production biologique puisqu'il y a peu, voire pas, de frais vétérinaires. George s'est informé sur l'agriculture biologique dans des livres empruntés à la bibliothèque du CRCU. Il est l'un des agriculteursressources du CRCU, ce qui signifie qu'il reçoit une formation sur l'agriculture durable et partage son savoir avec les autres agriculteurs du district. Des visiteurs viennent sur sa ferme voir ses récoltes, ses herbes médicinales et ses animaux. George conserve également les plantes qui sont en danger de disparition en les amenant sur sa ferme pour les y faire pousser.
Convergence de radios communautaires africaines vers nairobi pour la conférence de l'AMARC
Adhésion de radios communautaires au Réseau de radios rurales.
Evans Oma Hunter de Radio Daetsrifa, au Ghana, est l'un des nouveaux partenaires qui ont adhéré au Réseau de radios rurales lors de la conférence de l'AMARC
Tous les trois ou quatre ans, des représentants des stations de radio de tous les coins de l'Afrique se retrouvent pour célébrer le rôle crucial de la radio communautaire dans le développement local et pour échanger des idées sur la façon de rendre leur médium plus efficace. Cet événement dynamique, qui combine différentes langues, cultures et traditions, s'est déroulé à Nairobi, au Kenya, du 18 au 23 avril 2005. La conférence a été coordonnée par AMARC Afrique – organisme africain de l'Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires. AMARC Afrique vise à promouvoir les droits de la personne, à démontrer le rôle de la radio communautaire dans le soulagement de la pauvreté et dans la promotion du développement social et à défendre la radio communautaire au niveau national et international.
AMARC Afrique compte actuellement 385 radios communautaires membres. Quelques partenaires du Réseau de radios rurales de l'ouest, du centre, de l'est et du sud de l'Afrique appartiennent à AMARC Afrique et ont assisté à la récente conférence à Nairobi. Lors de l'événement, plusieurs participants à la conférence de l'AMARC ont signé pour être des partenaires du Réseau de radios rurales et nous leur souhaitons la bienvenue au sein du Réseau!
AMARC Afrique, Siège social,
Adresse postale – Suite 22, Private Bag X42, Braamfontein,
Johannesbourg 2017, Afrique du Sud
http://africa.amarc.org/
Bureau sous-régional de l'Afrique occidentale et centrale :
Adresse postale : B.P. 5425, cp 18523, Dakar RP, Sénégal
Tél. : 221 849 1970, Téléc. : 221 842 8030
AMARC, Secrétariat international
705, rue Bourget, Bureau 100, Montréal (Québec) Canada H4C 2M6
Tél. : +1-514-982-0351, Téléc. : +1-514 849-7129
Pour obtenir des renseignements généraux sur l'AMARC : amarc@amarc.org
Bienvenue aux nouveaux partenaires du réseau!
Nous attendons avec impatience les idées, les expériences et les connaissances novatrices que nos nouveaux partenaires apporteront au Réseau. Voici la liste de nos nouveaux partenaires.
- Radio Mang'elete, 89.1 FM – Kenya. Seule radio communautaire du Kenya.
- Radio Yangeni 98.2 FM – Zambie. Station de radio communautaire qui produit des émissions sur l'agriculture de subsistance.
- Radio Timtimol, FM 91.9 – Sénégal. Station de radio communautaire qui diffuse aux agriculteurs, aux pêcheurs, aux éleveurs et aux groupes de femmes.
- Radio Maendeleo, 88.7 FM et 98.7 FM – République démocratique du Congo. Station de radio communautaire créée en 1993 par des ONG locales pour promouvoir la participation communautaire et diffuser des informations non traditionnelles.
- Eastern Radio, FM 101.9 – Sierra Leone. Station de radio communautaire lancée par une ONG nationale appelée Network Movement for Justice and Development. Cette station vise à fournir une tribune aux membres communautaires pour discuter des questions qui les touchent.
- Radio Bio Guerra – Bénin. Station de radio communautaire.
- Ndef Leng FM, 93.4 FM et 93.5 FM – Sénégal. Station de radio communautaire lancée par l'ONG Ndef Leng.
- Radio Daetsrifa – Ghana. Station de radio communautaire lancée par le Centre ghanéen «Culture in the Neighbourhood» à Pokuase, petit village situé près d'Accra.
- Radio Simba, 102.7 FM – Kenya. Station commerciale qui diffuse à Nairobi des émissions sur l'agriculture, les affaires, la santé, la politique, les divertissements, etc.
- Réseau des Radios et Revues Rurales de Guinée. Réseau de radios composé de quinze stations ayant pour but de promouvoir la communication locale.
- Association Presse Jeune – Cameroun. ONG travaillant avec les jeunes en vue de promouvoir leur participation à la communication pour le changement social.
- Women Information Network, 92.8 FM – Nigeria. ONG axée sur les médias et les émissions destinées aux femmes et aux jeunes en particulier.
- Radio Tanzania Dar-Es-Salaam – 93.3 FM. Station de radio nationale de la Tanzanie.
- Econews Africa – Kenya. ONG qui appuie l'établissement de radios communautaires et de centres de ressources communautaires en Afrique de l'Est.
- Radio FIDEMIEL – FEN – Rwanda. Station de radio communautaire qui fait la promotion de l'information et de l'éducation pour aider les agriculteurs et l'environnement dans le Rwanda rural.
- Radio Gabi, 95.0 FM – Niger. Station de radio communautaire à basse fréquence MF et à énergie solaire.
- Media and Technology – Bénin. Organisation médiatique qui publie la revue Agri-Culture et produit des émissions radiophoniques agricoles.
- Radio Lepin, 97.3 FM – Côte d'Ivoire. Station de radio communautaire dans le département d'Alepe.
- Radio Zermou – Niger. Station de radio communautaire dans la région de Zinder.
- Radio Dantiendou – Niger. Station de radio communautaire dans la région de Tillabery.
- Biyen FM de Mont-Rolland,103.3 FM – Sénégal. Station de radio communautaire.
- Radio Jokkoo FM, 87.7 FM – Sénégal. Station de radio communautaire à Rufisque.
- Kachwekano FM, 107.3 – Ouganda. Centre communautaire multimédia dans le sud-ouest de l'Ouganda.
- Réseau de Réalisateurs et Journalistes pour Population et Développement – Bénin. Association qui encourage les discussions sur les questions de développement.
Surveillez notre concours de rédaction de textes
Avec l'appui de l'UNESCO, le Réseau de radios rurales organisera un concours de rédaction de textes sur le thème des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) des Nations Unies. Nous demanderons à nos partenaires de rédiger des textes sur des sujets comme l'égalité des sexes, la lutte contre le VIH/sida, la malaria et d'autres maladies, ainsi que la viabilité de l'environnement.
Au cours des prochains mois, nous vous enverrons une pochette d'information qui comportera des détails sur le concours (incluant la longueur et la date limite des textes) ainsi qu'un CDRom spécial avec des exemples de textes de radios rurales en rapport avec les OMD. Une fois que vous aurez reçu cette pochette, laissez-nous savoir si vous avez l'intention d'y participer et nous attendrons votre envoi.
Restez à l'écoute pour de plus amples renseignements...
La femme Africaine
Aaron Kah, de Radio Oku, au Cameroun, est un partenaire actif qui contribue à ‘Échos'. En mars dernier, lors de la Journée internationale de la femme, Aaron a diffusé une émission spéciale consacrée au sujet des femmes et de leur fardeau de responsabilités. Voici quelques extraits de son émission.
«L'image de la femme africaine est toujours dépeinte comme celle d'un octopus à plusieurs mains faisant des milliers de choses en même temps. Les experts de l'autonomisation des femmes ont conçu une image de la femme africaine avec un bébé sur le dos, un panier sur la tête, quelques-unes de ses mains binant le sol, faisant la cuisine, lavant avec le bébé sur le dos, rapportant de l'eau, prenant soin de son mari et exécutant bien d'autres tâches.»
«C'est pour montrer combien elle est occupée et quel rôle important elle joue dans la société. C'est cette énorme fonction qui lui donne sa personnalité. En dépit de son rôle important, elle est écartée de la prise des décisions qui concernent sa famille, sa collectivité et sa personne. Elle est marginalisée dans les domaines de l'éducation, des possibilités d'emploi et de l'accès à la santé.»
«Au Cameroun et dans l'ensemble de l'Afrique, la situation socioculturelle et économique de la femme rurale est loin d'être satisfaisante et demande qu'on y remédie. Alors que le monde se modernise à grande vitesse, il est triste de constater que la situation de la femme rurale au Cameroun a connu une évolution positive très minime ou nulle. Elle demeure victime de certaines pratiques et croyances culturelles négatives.»
«La plupart des traditions africaines refusent à la femme rurale le droit d'hériter ou d'acquérir des biens. Bon nombre se voient refuser le droit de travailler à cause du mariage. Elles sont simplement considérées comme la propriété privée ou personnelle de l'homme. La femme rurale ne peut pas travailler librement sans la permission de son mari. Elle se déplace de la ferme à la cuisine, son rôle principal consistant à nourrir son mari et ses enfants et à prendre soin de la maison.»
Merci Aaron pour nous avoir envoyé votre transcription!
Merci pour votre présence et votre participation
APRÈS CINQ MOIS de rencontres en ligne autour d'une grande table virtuelle, le groupe de discussion électronique impliquant 35 partenaires du Réseau de radios rurales venant de dix pays africains a terminé ses travaux. Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont participé à cette discussion historique. Je sais que ce fut parfois difficile de trouver le temps et de faire les efforts nécessaires pour y participer. J'ai personnellement appris tant de choses auprès de tous les participants à propos de leur occupation et des défis à relever pour travailler avec des ressources limitées. Il y a tellement de connaissances au sein du réseau sur la façon d'utiliser la radio pour promouvoir et renforcer des approches viables de la réduction de la pauvreté, et plus précisément de la gestion des ressources naturelles et de l'agriculture.
D'après les commentaires formulés par les partenaires, je pense que la première discussion électronique du RRRPD a favorisé un sentiment d'interconnexion et d'appartenance à l'intérieur de la «famille» du Réseau de radios rurales anglophones. Nous pourrons organiser bientôt le même genre de discussion pour les partenaires francophones. Le RRRPD en est à ses premiers balbutiements pour assister à bâtir un réseau interactif essentiel en Afrique combinant d'une façon novatrice la radio rurale et les technologies de l'information et de la communication (TIC).
Je vous réitère mes remerciements et j'ai bien hâte de collaborer avec vous au cours des prochaines années.
Heidi Schaeffer
Animatrice du groupe de discussion
Le nouveau look du site web
Plus d'informations sur les partenaires du Réseau grâce au site web
Fin avril, le site du Réseau de radios rurales a subi un toilettage. En réponse aux demandes de plusieurs partenaires, nous avons l'intention de poursuivre les améliorations en ajoutant des renseignements sur les stations partenaires et sur leurs réalisations. Les partenaires seront énumérés par pays. Il vous suffira de cliquer sur le nom de la station pour en savoir davantage sur le travail de chaque partenaire et de chaque station radio.
Pour ce faire, nous vous demandons de nous envoyer une ou deux images en rapport avec votre travail (par exemple une photo de votre station radio, une photo des membres communautaires/ agriculteurs interviewés pour une émission, etc.). Veuillez inclure un bref résumé du travail que vous effectuez afin que les partenaires du Réseau puissent mieux vous connaître dans vos propres mots.
En outre, veuillez mentionner si nous pouvons rendre publique votre adresse de courriel sur notre site afin que les partenaires du Réseau puissent communiquer entre eux. (Nous ne publierons votre adresse de courriel que si vous nous en donnez la permission.)
Partenaires et courriel
Chers partenaires, nous souhaitons tenir à jour notre base de données. Si vous avez maintenant une adresse de courriel et si vous souhaitez recevoir des informations en plus des pochettes de textes pour la radio, veuillez envoyer un courriel à Blythe McKay à l'adresse bmckay@farmradio.org en lui communiquant votre courriel.


