Bulletin de nouvelles Échos

Janvier 2005, No. 73
Le VIH/sida et la sécurité alimentaire
L'impact du VIH et du sida sur la production alimentaire et les ménages en milieu rural est indéniable dans l'Afrique subsaharienne. Le sida frappe généralement les gens au cours de leurs années les plus productives, entre 15 et 49 ans. Ils deviennent trop malades pour cultiver et nourrir leur famille et eux-mêmes. Des pertes importantes de production alimentaire résultent également de décès dans les familles et du temps consacré aux funérailles et aux autres rituels du deuil. Par exemple, une étude réalisée en Namibie a démontré que le temps consacré au deuil peut provoquer jusqu'à 25 % de perte de production pendant les courtes périodes cruciales de production alimentaire. Parmi les autres facteurs qui contribuent à la baisse de la production alimentaire, citons :
- les familles qui sont obligées de vendre des ressources, comme le bétail et les outils, pour payer les frais médicaux;
- les femmes qui peuvent perdre l'accès aux terres et à d'autres actifs;
- la charge de travail des femmes qui augmente considérablement par suite de leur double rôle d'agricultrices et de dispensatrices de soins;
- la perte d'importantes connaissances traditionnelles sur l'agriculture et les variétés végétales lors du décès des membres de ménages ruraux.
L'impact du sida sur la sécurité alimentaire a été bien documenté. Une étude effectuée au Zimbabwe (Kwaramba, 1997) a révélé que la production agricole a baissé de près de 50 pour cent dans les ménages touchés par le sida. La production de maïs a chuté de 61 pour cent et la production de légumes de 49 pour cent par suite de maladies et de décès dus au sida.
Un survol de la documentation (UNAIDS, 1999) illustre les stratégies d'adaptation couramment utilisées par les ménages ruraux africains, comme par exemple une réduction de la consommation alimentaire, une substitution par des produits alimentaires de remplacement moins coûteux, une dépendance accrue vis-à-vis des aliments sauvages et une diversification du revenu. Le rapport recommande un certain nombre de politiques destinées à renforcer la capacité des ménages ruraux de faire face au VIH et au sida, comme par exemple :
- promouvoir les technologies économisant de la main-d'oeuvre et du capital qui sont déjà utilisées à l'échelle locale (lutte naturelle contre les parasites, techniques de culture à moindre coefficient de main-d'oeuvre);
- développer des technologies pour les ménages à faible revenu dans le secteur des petites exploitations agricoles (choix de variétés culturales appropriées, concentration sur les cultures vivrières de grande valeur et résistantes à la sécheresse);
- renforcer la puissance des animaux de trait et les clubs de partage de main-d'oeuvre, ainsi que les autres activités de soutien communautaire;
- améliorer les capacités génératrices de revenus des ménages.
Pleins feux sur les approches et les technologies locales
Tous ces sujets et bien d'autres peuvent être explorés par le biais d'émissions radiophoniques. Il faut identifier et cibler les stratégies d'adaptation qui sont mises à l'essai par différents ménages et collectivités; explorer les stratégies les plus fructueuses; entamer des discussions en ondes et hors ondes sur ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas et pourquoi, en tenant compte des facteurs sociaux, économiques et culturels qui affectent les populations locales.
Action communautaire locale
Examinez des façons de renforcer l'efficacité des pratiques les plus prometteuses, avec des suggestions de votre auditoire. Souvent, les stratégies d'atténuation les plus fructueuses au niveau communautaire sont intégrées et holistiques par nature; elles tiennent compte des nombreux facteurs en jeu, y compris des dimensions communautaires des problèmes, du besoin d'autonomie dans la production alimentaire et de l'interdépendance entre les collectivités.
Pochette 73
Dans la présente pochette de textes, nous avons essayé d'inclure un éventail d'approches et de technologies pour aider des familles des collectivités rurales à faire face à l'impact du VIH et du sida. Voici quelques-unes des idées que vous y trouverez :
- les façons dont les groupes de gens font face aux pénuries de main-d'oeuvre;
- la valeur des banques communautaires traditionnelles de semences pour garantir la sécurité alimentaire;
- la réduction du risque de perte de récoltes en plantant des cultures tolérantes à la sécheresse;
- l'importance de cultures de survie;
- comment la plantation dans des trous creusés peut réduire les besoins de main-d'oeuvre agricole;
- pourquoi les femmes ont besoin de comprendre les droits de succession et de propriété.
De 1985 à 2000, la perte estimée de main-d'oeuvre due au sida a varié de 2,3 pour cent en Mozambique à 12,8 pour cent en Ouganda. En 2020, on prévoit que la perte de main-d'oeuvre pourra atteindre jusqu'à 25 pour cent dans certains pays. (FAO, 2001)
Conseils au sujet de la programmation concernant le VIH et le sida
Dans le numéro de janvier 2002 de Échos, nous avons publié ‘23 étapes vers le succès' pour la programmation concernant le sida. Nous allons en réexaminer quelques-unes et ajouter quelques directives supplémentaires à prendre en considération lorsque vous préparerez des émissions sur la prévention et l'impact du VIH/sida.
Planification des émissions
- Impliquez dans vos émissions des personnes vivant avec le VIH/sida. Encouragez-les à raconter leur histoire à la radio. Ne dévoilez pas leur identité si elles souhaitent garder l'anonymat.
- N'oubliez pas que le média lui-même peut stigmatiser les personnes vivant avec le VIH/sida et essayez d'éviter de tels pièges. Par exemple, la radio a la responsabilité d'informer le public que le VIH/sida n'est pas une punition pour un mauvais comportement!
- Collaborez avec les professionnels de la santé au moment de préparer des émissions sur les aspects sanitaires du VIH et du sida. Il vous faut des sources fiables pour diffuser des émissions utiles et pour éviter de répandre des informations erronées.
- Collaborez avec les ONG pour amplifier leur travail et le vôtre. En particulier, identifiez les groupes de théâtre traditionnels et collaborez avec ceux qui connaissent des moyens efficaces d'atteindre les habitants locaux. Les théâtralisations sont très efficaces lorsqu'elles sont suivies d'une discussion ou d'une émission téléphonique.
- Obtenez l'appui de la haute direction. Expliquez à vos superviseurs que les émissions radiophoniques peuvent sauver la vie de gens, qu'il n'y a jamais eu auparavant un défi comme le VIH et qu'aucun pays ne peut se permettre de l'ignorer.
- Faites preuve d'audace en prenant des risques et en repoussant les limites. Il existe une timidité naturelle lorsqu'il s'agit de parler des relations sexuelles. Mais il est impossible d'aborder efficacement le sujet du VIH/sida sans discuter ouvertement et franchement de sexe. Vous pourriez peut-être susciter quelques critiques, mais n'oubliez pas que ce que vous faites c'est pour sauver des vies. À trop d'endroits, une conspiration du silence a permis au VIH d'infecter et de tuer des millions de gens et d'avoir des incidences sur chaque aspect de la vie humaine.
- Impliquez les jeunes. Les jeunes figurent parmi les groupes les plus difficiles à rejoindre. Personne ne peut mieux communiquer avec les jeunes que des jeunes eux-mêmes. Apprenez à des jeunes les rudiments de la production radiophonique et encouragez-les à développer leur propre programmation. Leurs émissions seront plus intéressantes et plus attrayantes pour les jeunes.
- Impliquez des adultes lorsque vous élaborez des émissions pour les jeunes. Formez un comité consultatif composé de parents et de leaders communautaires, incluant des chefs religieux. Cela réduira les chances d'avoir une levée de boucliers contre les émissions. Soulignez au comité que le but des émissions est de protéger les personnes sexuellement actives et de décourager celles qui ne le sont pas de commencer à le faire.
- Incorporez des messages sur le VIH/sida dans la programmation portant sur d'autres sujets. Il est important de ne pas aborder le VIH/sida dans un contexte isolé. À certains endroits, il est considéré comme un sujet tabou ou bien les gens sont devenus paralysés face aux messages sur le VIH/sida, si bien qu'ils ont cessé de les écouter.
- Adoptez de temps à autre un ton plus léger lorsque vous faites des émissions sur le VIH et le sida. Il n'est pas nécessaire que le VIH et le sida soient synonymes d'effroi et de mort. Il est possible de communiquer d'une façon humoristique et attrayante au sujet du VIH et du sida. Le sexe est généralement un sujet qui attire l'attention et peut faire rire les gens. Parvenir à faire rire et à amuser les gens lors d'une compétition visant à gonfler et à faire éclater des condoms ou à les remplir d'eau, ou demander à des gens d'imiter un couple discutant maladroitement, lors de son premier rendez-vous, de la nécessité de se protéger peut associer la prévention à l'amusement plutôt qu'à la peur.
- Invitez des organismes confessionnels à parler de leurs croyances à l'égard de la tolérance et de l'acceptation, et de la façon de les appliquer aux personnes vivant avec le VIH et le sida. Les chefs religieux ont un rôle à jouer pour aider les gens à établir le lien entre leurs croyances religieuses et la stigmatisation des personnes atteintes du VIH et du sida. Informez-vous sur la doctrine qui exige d'aider les personnes moins fortunées et nécessiteuses à s'aider elles-mêmes.
- Ayez conscience de la désinformation au sujet des condoms qui est diffusée délibérément par les personnes opposées à leur utilisation. Les diffuseurs ont la responsabilité de corriger les mensonges affirmant, par exemple, que les condoms n'empêchent pas la transmission du VIH ou même qu'ils le répandent. Vérifiez auprès des autorités de la santé si vous n'avez pas la certitude qu'une rumeur est fondée ou fictive.
- Rendez-vous bien compte que le VIH n'est pas simplement un autre problème de santé. Pensez au VIH comme à un défi de sécurité nationale. Il a le potentiel d'affecter tous les aspects de la vie dans un pays. Les radiodiffuseurs ont la responsabilité civique de s'assurer que la radio est utilisée efficacement pour réduire l'infection par le VIH et pour diminuer son impact.
Messages importants
- Soulignez le fait qu'un test positif au VIH n'est pas une peine de mort. Après avoir été infectée, une personne peut mener une vie parfaitement normale sans aucun symptôme pendant cinq à dix ans et même davantage si elle suit un traitement antirétroviral. Plus le test est fait tôt, plus il sera facile de demeurer en bonne santé, d'éviter d'être réinfecté et d'infecter autrui.
- Ne perdez pas de temps et ne semez pas la confusion dans l'esprit du public en parlant de formes de transmission qui sont peut-être possibles mais très rares. Presque tous les cas de VIH sont transmis par voie sexuelle. Le deuxième mode de transmission se fait d'une mère infectée à son enfant et, dans presque tous les cas, la mère avait été infectée par voie sexuelle. Dans certains pays, les utilisateurs de drogues injectables qui partagent des aiguilles risquent une infection. Assurez-vous que la transmission par voie sexuelle obtient toute l'attention qu'elle mérite. La plupart des autres méthodes de transmission sont possibles mais sont très très improbables, comme les piqûres provenant d'objets métalliques coupants. Les gens s'inquiètent trop d'être infectés par des moyens très improbables, comme le contact fortuit avec les liquides organiques ou le partage de rasoirs, et pas assez par des relations sexuelles non protégées.
- Rappelez aux gens qu'il est impossible de dire si des personnes sont infectées par le VIH en les regardant ou en examinant leurs antécédents. La grande majorité des personnes qui sont infectées ne le savent pas et mènent une vie parfaitement normale sans aucun symptôme. Elles peuvent provenir de toutes les couches de la société, de tous les groupes d'âge et de toutes les classes économiques ou de tous les niveaux d'instruction. Le VIH ne fait aucune discrimination puisque la grande majorité des personnes de plus de 15 ans ont des relations sexuelles.
Merci à Iain McLellan pour nous avoir communiqué ces conseils. Iain est expert-conseil spécialisé en communications en vue de modifier le comportement à l'égard du VIH/sida. On peut le rejoindre à l'adresse mclellan@videotron.ca
Une nouvelle alliance renforce les activités du RRRPD
Le directeur général de l'EUMC Paul Davidson (à gauche) et le directeur fondateur du RRRPD George Atkins.
Le Réseau de Radios Rurales des Pays en Développement a signé récemment une nouvelle alliance avec l'Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC). En vertu de cette entente, le RRRPD a élaboré des façons améliorées d'exécuter son programme afin d'approfondir et d'élargir sa mission qui consiste à aider les radiodiffuseurs à aider les petits agriculteurs et leurs collectivités.
Créée en 1939, l'EUMC est un organisme sans but lucratif ayant pour mission de promouvoir le développement humain et la compréhension globale par l'éducation et la formation. Les projets de l'EUMC sont élaborés et mis en oeuvre avec des partenaires locaux de façon à garantir leur durabilité. L'EUMC appuie également des activités d'éducation au développement et des programmes internationaux dans les universités et collèges canadiens. Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'EUMC, veuillez visiter son site web à l'adresse www.eumc.ca.
L'EUMC a, dans toute l'Afrique subsaharienne, des bureaux de terrain qui se penchent sur le développement rural. Avec l'aide de ces bureaux de terrain, nous espérons former des partenariats avec des organismes agricoles qui nous aideront, à leur tour, à mieux servir nos partenaires radiodiffuseurs.
Même si le RRRPD continue à prospérer comme organisme indépendant, il partage dorénavant des bureaux, des ressources humaines et des services administratifs avec l'EUMC. Notre numéro de téléphone sans frais et nos adresses de courriel et de site web demeurent les mêmes, mais notre nouvelle adresse postale est la suivante : 1404, rue Scott, Ottawa (ON), K1Y 4M8, Canada.
Meilleures pratiques
La radio distribue des haricots aux agriculteurs
Au début de la période des semis en avril 2004, la station radiophonique Voice of Oku, dans le nord-ouest du Cameroun, a distribué des graines de haricots d'Espagne à 25 agricultrices locales. L'idée était de les faire multiplier par ces agricultrices en vue d'une utilisation future. On a conseillé aux agricultrices de tuteurer les haricots avec des espèces d'arbres comme Calliandra et Acacia.
La station Voice of Oku fait la promotion du haricot d'Espagne car il offre de nombreuses utilisations et de nombreux avantages, notamment :
- les haricots ne prennent pas beaucoup de place;
- ils ont de nombreuses feuilles qui donnent du compost pour améliorer la fertilité des sols;
- ils agissent comme une plante-abri qui peut étouffer les mauvaises herbes à la ferme;
- ils poussent et produisent continuellement pendant environ deux ans, ce qui garantit de récolter des haricots en tout temps;
- ils sont délicieux.
Étant donné les nombreux avantages susmentionnés, les agricultrices sont encouragées à cultiver des haricots d'Espagne en grandes quantités.
Certaines des agricultrices qui participaient au programme cultivent déjà des haricots, notamment :
- Mme Mentan Winifred, dans le village d'Elak;
- Mme Jiay Angelica Feleh, dans le village de Manchok;
- Mme Elisabeth Yiese Njiakoy, dans le village de Manchok.
Aaron Kah
Radio Voice of Oku, Cameroon
Aborder la sécurité alimentaire en Zambie
Depuis l'époque de l'indépendance, le secteur agricole de la Zambie a reçu beaucoup de subventions, surtout sur les intrants. Comme le maïs est un aliment de base, le gouvernement a créé un marché facile pour cette culture. Mais, au début des années 1990, le gouvernement a changé ses politiques économiques en libéralisant le marché, y compris le secteur agricole. À ce momentlà, les subventions sur les intrants, comme les semences et l'engrais, ont été supprimées et les agriculteurs ont dû acheter ces intrants au prix du marché. Les agriculteurs ont dû trouver des débouchés pour leurs produits et le secteur privé s'est impliqué dans le commerce des aliments de base. La plupart des agriculteurs ont été obligés de réduire leurs superficies, ce qui a entraîné une réduction des cultures de base et une dépendance vis-à-vis de l'aide alimentaire et des importations. Les agriculteurs ont dû modifier leurs systèmes d'exploitation agricole; par exemple, ils ont commencé à utiliser des engrais organiques qui étaient plus abordables.
Le ministère de l'Agriculture et des Coopératives a conçu des émissions radiophoniques pour contrer ces problèmes :
- en produisant des émissions sur la diversification des cultures dans le but d'encourager les agriculteurs à cultiver des produits comme le manioc, le paprika et les légumineuses en vue d'améliorer la fertilité de leurs terres;
- en collaborant avec les collègues du Centre d'information sur le marketing agricole (AMIC) qui fournissait chaque semaine des données sur les prix des intrants et des cultures. Cette méthode fonctionnait si bien que ces données sont maintenant fournies au niveau national et les stations de radio communautaires sont encouragées à fournir les données à leurs auditeurs.
Songolo Akakandelwa
Ministère de l'Agriculture et des Coopératives, Zambia
Participation communautaire aux programmes de prévention du sida
Au cours des dernières années, Cameroon Link a contribué à mettre sur pied cinq Comités de Lutte Locaux contre le SIDA (CLLS) et six Comités Genre, SIDA et Développement (COGESID). Les membres de ces comités suivent une brève période de formation portant sur l'organisme et la gestion des équipes communautaires. Ces comités servent de lien entre les collectivités locales et les stations radiophoniques de Cameroon Link. Lorsqu'une station a besoin d'un membre de la collectivité pour participer à des émissions, une petite note est envoyée aux responsables du groupe pour annoncer les sujets à traiter dans le cadre du programme. Les noms des bénévoles sont inscrits par les responsables du groupe et communiqués aux stations radiophoniques qui organisent les émissions.
Cette participation de la collectivité permet aux stations radiophoniques et à Cameroon Link d'enregistrer plusieurs émissions sur un sujet particulier. Après avoir interviewé les bénévoles communautaires, Cameroon Link fait le montage des cassettes et présente les idées au public par le biais d'émissions. De cette façon, chacun apprend des autres. Nous apprenons de quelle façon la collectivité aborde les situations difficiles et ils apprennent également auprès des experts présents dans le studio sur la façon d'obtenir rapidement de bonnes réponses à leurs problèmes.
Cameroon Link dispose d'une boîte à suggestions et les gens peuvent déposer leurs questions et leurs idées dans cette boîte. Les questions sont abordées pendant des émissions radiophoniques lorsque des experts des différents domaines sont interviewés. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la mise sur pied d'un comité, communiquez avec James à l'adresse camlink2001@yahoo.com
James Achanyi-Fontem
Cameroon Link, Cameroon
Radio Apac collabore avec l'hôpital du district
Dans l'Ouganda rural, Radio Apac collabore avec l'hôpital du district d'Apac en vue de diffuser des messages sur la prévention du VIH/sida. L'administrateur de l'hôpital, les médecins et les infirmières viennent à la station à des heures convenues pour aborder divers problèmes concernant le VIH/sida. Par exemple, la prévention de la transmission du virus du VIH de la mère à l'enfant a été une campagne particulièrement réussie. Un animateur radiophonique dirige l'émission sous forme d'une table ronde, avec par la suite des appels d'auditeurs et la lecture de lettres. L'hôpital n'a pas de budget pour les activités d'information des médias, si bien que la station offre le temps d'antenne pour les émissions.
Jimmy Okello
Radio Apac, Ouganda
Textes
Consultez les textes précédents rédigés pour la radio du RRRPD qui abordent les défis posés par le VIH et le sida dans les collectivités rurales.
VIH/sida : Mythes et réalités
Les émissions radiophoniques peuvent aider à dissiper les
mythes sur le VIH et le sida.
Conceptions erronées et acceptation
Une femme demande de la compassion pour la fille malade
et déprimée de son amie.
Les femmes économisent du temps dans la ferme
Les membres d'un groupe de femmes parlent des moyens
d'économiser la main-d'oeuvre dans les champs.
De petites entreprises peuvent générer des revenus
nécessaires en temps de crise
Partir des petites entreprises à la ferme et en dehors.
Jeu-questionnaire : Questions et réponses relatives
au VIH/sida
Un jeu-questionnaire évalue les connaissances des
participant(e)s à l'égard du sida.
Profil d'un partenaire
QUI : Tenasu Kofi Gbedemah, Directeur exécutif, CORANET
PAYS : Ghana
LANGUES de Radiodiffusion : ewe, twi, anglais
PARTENAIRE du RRRPD : depuis juin 1997
TENASU KOFI GBEDEMAH est un éducateur en développement. Depuis 1996, il est actif dans le secteur de la société civile du Ghana en s'impliquant dans de nombreuses causes comme la pauvreté et les maladies en milieu rural. En 1997, il a fondé l'organisme d'information CORANET. À titre de directeur exécutif, il s'est fait un ardent défenseur et un porte-parole de l'autonomie dans le domaine du développement, de l'agriculture, de la protection des ressources naturelles et des droits de la personne en milieu rural. Même si CORANET ne possède pas sa propre station radiophonique, il prépare et produit des émissions à diffuser sur deux stations MF dans la collectivité. Les émissions s'adressent aux habitants ruraux qui n'ont pas d'autres moyens de recevoir de l'information. Le personnel de CORANET visite régulièrement les collectivités rurales pour participer à des réunions dans les villages; parfois, il montre des vidéo-clips et des films sur des sujets comme le VIH/sida.
Par le biais de CORANET, Tenasu a pu obtenir l'appui de donateurs non gouvernementaux et gouvernementaux, comme le Projet d'infrastructure dans les villages du ministère de l'Alimentation et de l'Agriculture et le Programme de secours social d'urgence. Grâce à cet appui, il gère différents projets comme un projet de microcrédit pour les femmes transformatrices d'aliments dans les districts de Ho, Hohoe et Jasikan, dans la région de Volta. Tous les projets de CORANET sont appuyés par une programmation radiophonique pertinente.
Vous pouvez communiquer avec Tenasu par courrier à l'adresse C.P. MA 279, Ho, Ghana, ou par courriel à l'adresse coranet2@yahoo.com
(Nota : CORANET changera de nom en 2005 à Institute for Information and Development ou Institut pour l'information et le développement.)
Ressources
Service d'information sur le VIH/sida
PlusNews est un service d'information sur le VIH/SIDA pour l'Afrique sub-saharienne. PlusNews dépend du Réseau d'information régional intégré (IRIN). Les dépêches sont publiées sur Internet et par courrier électronique. On peut s'abonner gratuitement sur le Web ou en contactant subs@irinnews.org.
En français: http://www.plusnews.org/fr/
En anglais: http://www.plusnews.org/
Le Service d'information vise à construire des réseaux d'information durables au service des organisations qui travaillent sur le terrain – notamment celles qui représentent les personnes vivant avec le VIH/SIDA. Le Service d'information vise à faciliter le partage d'expériences et de connaissances sur le terrain. Les services offerts sont les suivants :
Le service d'information : Les reportages de PlusNews examinent l'aspect humanitaire, politique, économique et régional de l'épidémie.
La lettre d'information hebdomadaire : Elle résume l'actualité de la semaine écoulée et annonce les conférences à venir. Elle propose des liens Internet qui permettent d'approfondir les thèmes traités.
Les profils pays : PlusNews a développé une série de profils nationaux, régulièrement mis à jour, qui fournissent des contacts téléphoniques et des adresses utiles (ministères et organisations de la société civile) ainsi que des données et des indicateurs sur la situation épidémiologique.
Les brèves radiodiffusées : PlusNews propose, en outre, un bulletin d'information sur l'épidémie destiné aux journalistes ou aux animateurs radio. Les stations peuvent obtenir les bulletins pré-enregistrés sur le site de PlusNews ou par courrier électronique.
L'information publiée par IRIN/PlusNews peut être utilisée et diffusée gratuitement par les agences humanitaires et les médias. Il est important de mentionner le copyright d'IRIN. Pour obtenir plus de renseignements, veuillez contacter Joanne@irinnews.org
Organisations qui offrent du soutien aux victimes du sida
Réseau des femmes unies contre le SIDA (Bénin) Groupe de discussion axé sur le soutien et destiné aux femmes et aux orphelins du SIDA, sensibilisation, sites de traitement permanents et visites à domicile. Contact : Catherine A. Atchade-Chokki, secrétaire/conseillère, CTA, 06 B.P. 839 PK3, Cotonou, Bénin. Tél. : 229-961863; courrier électronique : atchokki@yahoo.fr ou refus bénin@yahoo.fr
TASO Uganda fournit les services suivants : counseling, éducation du public, soutien pour les familles et mesures axées sur la collectivité pour aborder les problèmes liés au VIH/SIDA. Contact : TASO, Old Mulago Complex, P.O. Box 10443, Kampala, Uganda. Tél. : +256-41-532580/1; courrier électronique : mail@tasouganda.org, www.tasouganda.org.
National Agricultural Advisory Services (NAADS). En Ouganda, le Service a créé un guide de ressources portant sur le VIH/SIDA destiné aux agents de vulgarisation. Le guide fait la promotion de mesures d'atténuation utilisées dans les communautés rurales. NAADS a travaillé en collaboration avec le Uganda Media Women's Association pour mettre sur pied une campagne multi-média de communication portant sur le VIH/SIDA. À l'aide de pièces présentées par les membres de la communauté, on vise à sensibiliser les dirigeants régionaux à des questions telles que les droits de propriété et les droits fonciers. NAADS, Plot 39A, Lumumba Avenue, 2nd Floor Mukwasi House, Nakasero. Adresse postale :
P.O. Box 25235, Kampala, Uganda. Tél. : 256-41-3445440;
téléc. : 256-41-347843;
courrier électronique : info@naads.org.ug ou
naads@iwayafrica.com
http://www.naads.or.ug/index.php
FAO – audio en ligne
Unité de Production au service des réseaux de radiodiffuseurs internationaux, régionaux, communautaires et des radios nationales. On propose, pour exploitation gratuite, des fichiers sonores en ligne sur des événements et des programmes qui se rapportent à la politique et à l'action de la FAO dans le monde.
http://www.fao.org/audiocatalogue/index.jsp?lang=FR
Site web – Programme conjoint des nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA/UNAIDS)
Programme conjoint de l'ONU sur le VIH/SIDA. Ce site est en anglais, mais il comprend un grand nombre de documents en français. Ce site comprend les rubriques suivantes : nouvelles, émissions, foires aux questions, feuillets de sujets de discussion et publications.
L'African Radio Drama Association (ARDA)
L'African Radio Drama Association (ARDA) est un centre de production et de formation pour des émissions interactives et participatives. Le groupe produit et distribue des émissions de radio divertissantes et éducatives aux stations radiophoniques dans l'ensemble du Nigeria. Les sujets des émissions couvrent la démocratie et la bonne gouvernance, la santé maternelle, les droits des femmes et la survie des enfants.
Contact:
Ekaete Dolor, adjointe du projet
Edolor@ardabroadcasting.org
L'African Radio Drama Association (ARDA),
Plot 211, Muri Okunola Street, Victoria Island, Lagos, Nigeria.
Tél. : (234) 1 4705390, Téléc. : (234) 1 2621930,
Courriel : info@ardabroadcasting.org
http://ardaradio.com/ardahomepage.shtml
Dernier appel
Prix George Atkins de la communication
Nous recherchons des partenaires qui font preuve d'excellence en réalisant des émissions de radio qui répondent aux besoins des petits agriculteurs dan la région o`u sont diffusées les émissions. Nous vous prions de bien vouloir nous faire parvenir les soumissions par courrier électronique (jpittet@farmradio.org) ou par la poste à Jennifer Pittet, 1404 Scott Street, Ottawa, Ontario, Canada K1Y 4M8.
Octobre 2004
Colloque sur la célébration de la communication pour le changement social et environnemental – La Faculté de design environnemental et de développement rural de l'Université de Guelph, le Collège d'agriculture de l'Ontario, le Programme Don Snowden et le Réseau de radios rurales des pays en développement ont organisé le Colloque sur la célébration de la communication pour le changement social et environnemental. Ce colloque avait pour but de renforcer la communication pour le changement social et environnemental, à la fois comme domaine de pratique du développement et de recherche universitaire. Parmi les objectifs, citons :
- accroître la sensibilisation à l'égard du potentiel de la radio et des vidéos pour la recherche et l'action participative au niveau communautaire; et
- partager les expériences et les résultats de recherches sur le rôle des nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC) pour l'autonomisation des collectivités rurales, tant au Canada que dans d'autres pays.
Plusieurs radiodiffuseurs africains ont pris la parole lors du colloque pour parler de leur travail en radio communautaire. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le colloque, veuillez consulter le site : http://www2.uoguelph.ca/snowden/projects.htm


