Profils des partenaires
- Dzimwe Community Radio – 93.1FM
- Station de radio communautaire Mang'elete
- Orkornerei Radio Services
- Anthony Lwanga, Kagadi-Kibaale Community Radio, Ouganda
- Centre de ressources communautaires d'Ugunja
- Aaron Kah, radiodiffuseur, The Voice of Oku (GIE EBKUO)
- Tenasu Kofi Gbedemah, Directeur exécutif, CORANET
- Masaka Rural Women & Youth Farmers
- Adelina O. Carreno de la station Radio ViSCA DYAC
- Le projet communautaire pour la conservation des aliments à Cuba
Dzimwe Community Radio – 93.1FM
Source: Échos, mars 2008
Le Dr Spider anime une émission à la station Dzimwe Community Radio
Dzimwe Community Radio est basée à Mangochi dans la région sud du Malawi. Elle a été créée en 1998 pour améliorer la communication entre les collectivités rurales. Financée par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), elle vise à encourager le développement en facilitant le dialogue sur les besoins et les enjeux des collectivités afin que les gens identifient des solutions appropriées. Plusieurs des sujets abordés par la station de radio intéressent tout particulièrement les femmes et contribuent à leur donner une voix. Ces sujets englobent l'amélioration de la santé, la violence fondée sur le sexe, les activités génératrices de revenus comme l'agriculture, l'utilisation durable et la conservation des ressources naturelles et une maternité sans risques. La station compte 15 clubs d'écoute radiophonique qui lui fournissent des rétroactions sur sa programmation.
Dzimwe Community Radio couvre presque tout le district de Mangochi et certaines parties des districts de Ntcheu, Dedza et Balaka. Elle a un rayon d'écoute de 150 km. Dzimwe Community Radio diffuse ses émissions tous les jours de 5 h 55 à 22 h 00. La majorité des habitants de la région vivent de l'agriculture et/ou de la pêche. Les cultures qui poussent dans la région comprennent le maïs, les arachides, le millet, les patates douces, le manioc, le coton, le tabac, les légumes et les fruits.
Hilda Jambo dirige la station et bénéficie de l'appui d'un superviseur adjoint et d'un Conseil d'administration composé de représentants de la collectivité. Les autres membres du personnel sont tous des bénévoles et comprennent trois réalisateurs/réalisatrices d'émissions, huit présentateurs/présentatrices et animateurs/animatrices, un chauffeur, un agent des comptes, un agent de commercialisation et un ingénieur.
Programmation radio sur la sécurité alimentaire à Dzimwe Community Radio
Les trois émissions radiophoniques qui suivent ciblent des sujets pertinents pour les petits exploitants agricoles et les pêcheurs.
Ulimi Wokhazikika (Agriculture durable) est diffusée le lundi et le jeudi de 14 h 00 à 14 h 30. Cette émission promeut les pratiques agricoles durables des petits exploitants et la sécurité alimentaire sous forme de feuilletons, de poèmes, de documentaires et d'entrevues. Elle fait aussi la promotion des pratiques en agroforesterie et encourage la culture de denrées alimentaires diversifiées au lieu de dépendre uniquement du maïs.
Tisodze (Conservation des pêches) est diffusée le mardi et le samedi de 10 h 30 à 11 h 00. Cette émission vise à faire prendre conscience à la collectivité des pratiques légales et illégales en matière de pêche. Elle met en vedette des sujets qui ont un impact sur la croissance de l'industrie de la pêche et qui conduisent à la surpêche. Cette émission met aussi en lumière d'autres sources de protéines que le poisson et d'autres stratégies de subsistance que la pêche.
Zachilengedwe (Utilisation et conservation des ressources naturelles) est une émission destinée à encourager la gestion durable des ressources, y compris la transformation des fruits indigènes et d'autres ressources sauvages en produits de valeur. Cette émission a aidé les gens à instaurer l'élevage des pintades, l'élevage des chèvres, l'apiculture et la transformation en jus des fruits du baobab, du tamarin et du jujubier.
Dzimwe Community Radio est une des cinq stations de radio du Malawi participant à l'Initiative de recherche sur les radios rurales en Afrique (IRRRA). Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'IRRRA, veuillez consulter le site Web suivant : http://www.farmradio.org/francais/programs/afrri.asp
Sources d'information
Chapota, Rex (2007) "Assessment of radio stations: The case of AFRRI Malawi." Malawi: African Farm Radio Research Initiative (AFRRI).
Manyozo, Linje (2007) "Knowledge Gaps in the Effectiveness of Farm Radio In Africa." Ottawa: African Farm Radio Research Initiative (AFRRI).
Station de radio communautaire Mang'elete
Source: Échos, novembre 2007
La station de radio communautaire Mang'elete est un projet du Mang'elete Community Integrated Development Project (MCIDP) à Mtito Andei, au Kenya. La station est située dans la localité de Nthongoni, dans la division de Mtito Andei dans le district de Makueni. C'est une radio communautaire pionnière au Kenya. La station diffuse en langue Kikamba, parfois mélangé avec le Kiswahili. La fréquence radiophonique est le 89,1 FM.
Les animateurs de Radio Mang'elete en studio.
Radio Mang'elete était sur les ondes pour la première fois le 22 février 2004, à 10h46. La station diffuse sur une distance de 100 Km (autour de Sultan Hamud et la station Caltex Petrol, à Voi. Elle couvre l'étendue du district de Makueni, le district de Kitui, et quelques partis de Mwingi, Machakos, Kajiado et Taita Taveta.
Nthongoni et ses environs ont un climat très chaud et le manque d'eau rend cette région très aride. Le problème de sécheresse et de malnutrition ont forcé les gens, en particulier les femmes qui ont formé 33 groupes de femmes en milieu rural.
La station de radio a augmenté ses heures de diffusion de 8h à 16h. La radio a 22 employés dont 21 sont des bénévoles et un directeur de station. Les bénévoles produisent et présentent les programmes. La station est divisée en quelques départements : les nouvelles, l'administration et les finances, le service technique et les ventes et le marketing.
Orkornerei Radio Services
Source: Échos, novembre 2007
Khadija Abdallah, directrice de la station et Lukas Kariongi, directeur, Orkonerei FM à Terat, en Tanzanie.
Le Orkornerei Radio Services (ORS) est un projet du Institute of Orkornerei Pastoralists Advancement (IOPA) dans la région de Manyara, en Tanzanie. L'IOPA désert six district administratif des régions rurales de la Tanzanie. Ses habitants sont des nomades de la communauté Maasai qui occupe une grande partie du territoire Manyara.
ORS se situe à Simanjiro. Cette radio désert cinq districts dans la région de Mara, notamment Same, Mwanga, Lushoto, Simanjiro et Korogwe.
La radio a démarré en juin 2002 et ça fréquence est le 94,4 FM. Elle diffuse 7 heures par jour (de 15h à 22h). La station a sept bénévoles et un directeur de station.
La diffusion se fait en langue Maa. La radio fut établie pour améliorer la situation économique et sociale des communautés de Maasai pastoraux. La radio à comme mission de donner le pouvoir aux communautés pastorales par le biais de programmes de radio qui traite de sujet tel que l'élevage de bétail, la conservation de l'environnement, l'équité entre les sexes, la préservation de la culture, et l'importance de l'éducation.
Centre de ressources communautaires d'Ugunja
Source: Échos, juillet 2006
QUI: Anthony Lwanga, Gestionnaire de la Station
STATION: Kagadi-Kibaale Community Radio
PAYS: Ouganda
EN AFRIQUE, où les familles ont beaucoup d'enfants et s'occupent énormément de leurs membres, il n'est pas courant d'être un enfant unique. Cependant, il semble qu'Anthony Lwanga, radiodiffuseur à la station de radio communautaire ougandaise Kagadi-Kibaale Community Radio (KKCR) FM 91,7 soit une personne qui, dans la vie, défie les normes sociales et aide les autres à réaliser leurs rêves pour mener une vie meilleure.
Lwanga est né tard dans la vie de sa mère, une petite exploitante agricole vivant près de Kagadi dans l'ouest de l'Ouganda. Maman Anthony a travaillé dur pour aider son fils à obtenir son diplôme en éducation et il a excellé dans sa matière principale en langue anglaise et littérature au National Teachers College. Anthony a poursuivi des études en journalisme à l'Université Ste-Augustine en Tanzanie. Son engagement à l'égard de sa collectivité natale l'a mis en relation avec Mwalimu Musheshe Sr, spécialiste en développement rural et fondateur du Programme de formation et de perfectionnement rural de l'Ouganda (URDT) (en anglais seulement). Lwanga termine actuellement un diplôme en journalisme et souhaite obtenir un diplôme universitaire en gouvernance locale et en droits de la personne à l'Université des martyrs ougandais Nkozi.
Lancé en 1987, l'URDT offre des programmes intégrés de développement rural dans les domaines de l'alphabétisation fonctionnelle pour tous, des études supérieures et de la formation professionnelle pour les jeunes filles, ainsi que des droits de la personne et des initiatives économiques mettant l'accent sur l'autonomie locale. La station de radio communautaire de l'URDT, Kagadi-Kibaale Community Radio (KKCR), joue un rôle crucial dans tout ce que fait l'URDT. En ondes 365 jours par an à raison de 16 heures par jour, KKCR diffuse chaque année des milliers d'émissions et rejoint un auditoire de quatre millions de personnes dans un rayon de 160 km autour de Kagadi. La station fonctionne avec 22 bénévoles. Les employés de l'URDT, comme Lwanga, contribuent au fonctionnement de la station, notamment dans des secteurs clés comme les programmes de recherche et de formation des bénévoles.
À titre de gestionnaire de la station, Lwanga travaille en étroite collaboration avec la collectivité pour trouver 60 pour cent du budget annuel de la station radiophonique par le biais d'abonnements et d'annonces. Le temps d'antenne est rarement vendu pour des publicités aléatoires dans le but de maintenir l'intégrité de la propriété communautaire de la station. Lwanga explique comment chaque sous-comté à Kibaale a une case horaire à gérer dans le calendrier de programmation pour explorer des sujets pertinents pour leurs villages. Selon Lwanga, « cela encourage leur responsabilité à l'égard de la radio communautaire, apporte du contenu local et leur permet de partager leurs préoccupations au sein du district élargi ».
L'un des collaborateurs de longue date de KKCR est Peter Sentaayi, agent agricole du district de Kibaale. Toutes les semaines, Sentaayi et d'autres experts du domaine de l'éducation, de la santé et des questions féminines ont du temps d'antenne gratuit pour répondre aux questions soulevées par les auditeurs et pour communiquer de nouveaux renseignements. Selon Lwanga, « l'un des sujets cruciaux touchant l'agriculture à l'heure actuelle concerne les droits terriens, même s'il s'agit d'un sujet de discussion difficile à animer. » À l'aide de méthodes participatives de programmation, incluant des tribunes ouvertes avec des responsables locaux comme Sentaayi, nous pouvons aborder les questions importantes pour notre collectivité, notamment l'avenir de l'agriculture dans une région où les gens peuvent être dépossédés de leurs droits terriens. Nous offrons une autre forme de résolution des différends par le biais de la radio et d'un dialogue en tête-à-tête et par le biais de la formation de techniciens juridiques par l'URDT.
Comme le matériel de la station KKCR, donné à l'origine par l'Organisation suédoise pour le développement international (SIDA) au milieu des années 1990, vieillit et devient moins approprié pour certains modes de diffusion, notamment les tribunes « téléphoniques » par téléphonie mobile, Lwanga s'inquiète de trouver un soutien abordable au niveau de la technique et aussi des émissions. Le réseautage avec des organismes comme le RRRPD est extrêmement important. D'autres stations radiophoniques africaines membres du RRRPD font face aux mêmes problèmes et peuvent partager leurs expériences. Il ne fait aucun doute que la station KKCR et Anthony Lwanga continueront à relever ces défis avec succès, en collaborant étroitement avec les collectivités rurales du district de Kibaale.
Rédigé par Helen Hambly Odame, d'après une entrevue réalisée le 18 mai 2006 à Kampala, en Ouganda, avec Anthony Lwanga, membre du RRRPD.
Centre de ressources communautaires d'Ugunja
Source: Échos, juin 2005
LE CENTRE de ressources communautaires d'Ugunja (CRCU), situé dans le district de Siaya dans l'ouest du Kenya, est devenu récemment un partenaire du Réseau de radios rurales et a rédigé un article sur l'agroforesterie pour la pochette de textes du mois de mars. Le CRCU a été lancé en 1992 par un groupe d'agricultrices comme un organisme communautaire. Elles ont créé une petite bibliothèque d'informations agricoles dans la ville d'Ugunja à l'usage des habitants de la place. Au fil des ans, cette bibliothèque a pris de l'expansion pour offrir des informations sur la santé et l'incapacité. Selon Aggrey Omondi, directeur du CRCU, le changement positif et le développement durable devraient provenir des membres de la collectivité eux-mêmes. «Je souhaite voir une collectivité plus informée et plus équitable afin que les ressources soient partagées, que les informations circulent librement et que les gens soient autonomisés» de dire M. Omondi. «Le CRCU a pour but de faciliter cela, sans perdre de vue la vision de la collectivité.»
Le CRCU envisage de lancer une radio communautaire qui diffusera dans la langue locale et s'assurera de faire entendre les voix de la collectivité. La station de radio viendra compléter le travail effectué par 15 centres d'apprentissage, que le CRCU a mis sur pied dans tout le district, où les membres de la collectivité peuvent chercher des informations dans les livres, auprès des bénévoles et sur les ordinateurs.
Christine Adhiambo avec un échantillon de sa récole de manioc
Avant que la station de radio soit fonctionnelle, le CRCU espère produire des bandes audio en interviewant les anciens sur certains sujets. Les bandes seront envoyées aux centres d'apprentissage où elles seront utilisées par les groupes d'auditeurs locaux. «Les anciens du district possèdent une foule de connaissances et le CRCU réalise la valeur de documenter ces connaissances» de dire M. Omondi. «De cette façon, les connaissances ne seront pas perdues et, lorsque nous aurons notre station de radio communautaire, nous aurons déjà quelques émissions à diffuser.»
Christine Adhiambo est membre de l'un des groupes d'agricultrices appuyés par le CRCU. Son groupe, composé de 30 femmes et hommes, paie 500 shillings kenyans par an pour son adhésion. Christine assiste souvent à des séminaires parrainés par le CRCU et partage ensuite ce qu'elle a appris avec le reste de son groupe. Grâce au CRCU, elle a appris des techniques pour accroître la production de patates douces, de manioc, de maïs et de sorgho. Par exemple, elle plante maintenant ses cultures en rangs plutôt que de les semer à la volée (en lançant les graines sur le sol). Elle voit une différence car les plantes ne se disputent pas pour les nutriments et sa production a augmenté.
L'appartenance à ce groupe l'aide à réduire sa charge de travail. Par exemple, un jour les gens du groupe viennent à sa ferme et lui donnent un coup de main avec ses récoltes et le lendemain ils vont tous à la ferme d'un autre membre du groupe et ainsi de suite.
Josephine Atieno avec un arbre appelé leucaena (Leucaena leucocephala) dont le CRCU fait la promotion. Cet arbre produit du fourrage, de l'engrais et du bois de chauffage
Parmi les futurs projets de son groupe, citons le grossissement du manioc pour accélérer sa multiplication, l'élevage de volailles et la plantation de patates douces pour la production de boutures et de tubercules.
Josephine Atieno appartient également à un des groupes d'agricultrices du CRCU. En 2003, lorsque les variétés traditionnelles de patates douces et de manioc ont été ravagées par des insectes et par la sécheresse, le CRCU a aidé son groupe à obtenir des plants propres certifiés de patates douces et de manioc qui ont permis d'accroître les rendements. Le CRCU a aussi aidé son groupe à s'impliquer dans l'agroforesterie. Les femmes plantent des arbres pour remplacer ceux qui ont été abattus pour faire du charbon de bois. Les arbres qu'elles plantent sont polyvalents comme Leucaena leucocephala qui fournit du fourrage pour les animaux, constitue un engrais naturel et peut être utilisé comme bois de chauffage. Josephine espère que le CRCU la financera pour acheter une chèvre laitière, puisqu'elle a appris comment cultiver et gérer une parcelle fourragère.
George Opondo devant l'immeuble du CRCU à Ugunja
George Opondo est producteur de lait biologique depuis 1992. Être producteur biologique signifie que ses vaches sont nourries d'aliments qui n'ont pas été pulvérisés avec des produits chimiques et qu'il les traite avec des remèdes à base de plantes médicinales plutôt qu'avec des antibiotiques lorsqu'elles sont malades. Selon George, d'autres agriculteurs commencent à constater qu'il est abordable d'élever des vaches laitières en production biologique puisqu'il y a peu, voire pas, de frais vétérinaires. George s'est informé sur l'agriculture biologique dans des livres empruntés à la bibliothèque du CRCU. Il est l'un des agriculteursressources du CRCU, ce qui signifie qu'il reçoit une formation sur l'agriculture durable et partage son savoir avec les autres agriculteurs du district. Des visiteurs viennent sur sa ferme voir ses récoltes, ses herbes médicinales et ses animaux. George conserve également les plantes qui sont en danger de disparition en les amenant sur sa ferme pour les y faire pousser.
Aaron Kah, radiodiffuseur, The Voice of Oku (GIE EBKUO)
Source: Échos, mars 2005
Aaron Kah (debout) et un collègue radiodiffusant en direct une émission sur les techniques d'apiculture.
QUI : Aaron Kah, radiodiffuseur
STATION : The Voice of Oku (GIE EBKUO)
OÙ : Province du nord-ouest, Cameroun
LANGUAGE de diffusion : Oku
Partenaire du RRRPD depuis : juin 2004
SELON LA journée, vous pourriez trouver Aaron Kah en train de rendre visite aux dirigeants d'une société coopérative de café, d'interviewer des apiculteurs ou d'assister à une réunion de gestion des forêts communautaires. Aaron est un radiodiffuseur avec la station Radio Voice of Oku. Cette station a été créée en 1998 sur MF 95 pour sensibiliser le peuple Oku à la production alimentaire durable, à l'autosuffisance alimentaire et à d'autres sujets destinés à améliorer leurs moyens de subsistance.
La station a démarré avec trois animateurs et deux techniciens. Deux ans plus tard, elle signait une entente avec un projet prodémocratie au Cameroun pour la production d'émissions sur les droits de la personne et l'action sociale. Le Programme national de recherche et de vulgarisation du gouvernement est entré en jeu pour financer des émissions sur la production alimentaire portant sur des sujets comme la pêche, l'élevage de petits animaux et la culture des champignons. En fin de compte, il a fallu construire une station-relais à cause de l'augmentation du nombre d'auditeurs. Aujourd'hui, GIE EBKUO (Voice of Oku) diffuse à 33 villages et à d'autres tribus voisines, dont Kom et Noni.
Ces photos illustrent les diverses activités effectuées par Aaron et ses collègues à la radio.
Apiculteurs à Oku avec des arbres aux houppettes (calliandres) qu'ils ont plantés pour favoriser la production de miel.
Un gemmeur ou entailleur (ouvrier chargé de la coulée du vin) à Mbam-Oku. Plus de 400 jeunes hommes participent à cette activité à Oku. Pour les appuyer, la radio diffuse quatre fois par semaine une émission appelée "Le vin de la vie".
Tenasu Kofi Gbedemah, Directeur exécutif, CORANET
Source: Échos, janvier 2005
QUI : Tenasu Kofi Gbedemah, Directeur exécutif, CORANET
PAYS : Ghana
LANGUES de Radiodiffusion : ewe, twi, anglais
PARTENAIRE du RRRPD : depuis juin 1997
TENASU KOFI GBEDEMAH est un éducateur en développement. Depuis 1996, il est actif dans le secteur de la société civile du Ghana en s'impliquant dans de nombreuses causes comme la pauvreté et les maladies en milieu rural. En 1997, il a fondé l'organisme d'information CORANET. À titre de directeur exécutif, il s'est fait un ardent défenseur et un porte-parole de l'autonomie dans le domaine du développement, de l'agriculture, de la protection des ressources naturelles et des droits de la personne en milieu rural. Même si CORANET ne possède pas sa propre station radiophonique, il prépare et produit des émissions à diffuser sur deux stations MF dans la collectivité. Les émissions s'adressent aux habitants ruraux qui n'ont pas d'autres moyens de recevoir de l'information. Le personnel de CORANET visite régulièrement les collectivités rurales pour participer à des réunions dans les villages; parfois, il montre des vidéo-clips et des films sur des sujets comme le VIH/sida.
Par le biais de CORANET, Tenasu a pu obtenir l'appui de donateurs non gouvernementaux et gouvernementaux, comme le Projet d'infrastructure dans les villages du ministère de l'Alimentation et de l'Agriculture et le Programme de secours social d'urgence. Grâce à cet appui, il gère différents projets comme un projet de microcrédit pour les femmes transformatrices d'aliments dans les districts de Ho, Hohoe et Jasikan, dans la région de Volta. Tous les projets de CORANET sont appuyés par une programmation radiophonique pertinente.
Vous pouvez communiquer avec Tenasu par courrier à l'adresse C.P. MA 279, Ho, Ghana, ou par courriel à l'adresse coranet2@yahoo.com
(Nota : CORANET changera de nom en 2005 à Institute for Information and Development ou Institut pour l'information et le développement.)
Masaka Rural Women & Youth Farmers
Source: Échos, mars 2003
Rosette Mukasa
Le Masaka Rural Women & Youth Farmers Self-Help Agriculture Development Group (groupe d'entraide de développement agricole pour les femmes et les jeunes agriculteurs vivant en milieu rural) est un excellent exemple d'un organisme qui a fait preuve de responsabilité et de créativité en utilisant différentes ressources pour former et autonomiser les résidents de sa communauté. Installé près des rives du lac Victoria en Ouganda, le groupe Masaka travaille en collaboration avec la communauté pour fournir des renseignements sur l'agriculture durable et sur des questions de santé à la station radiophonique 98.8 FM. Masaka organise également des groupes d'études et des groupes d'écoute pour appuyer les émissions radiophoniques et pour favoriser des débats. Les membres offrent des ateliers de formation; réalisent des sondages et des entrevues; vont régulièrement rendre visite aux agriculteurs pour mieux comprendre les besoins de la communauté.
L'obstacle à l'accès aux renseignements par Internet en raison des coûts élevés de l'équipement informatique ainsi que du manque d'infrastructure de télécommunications est l'un des plus importants défis auquel fait face le groupe. C'est pourquoi le groupe Masaka consulte régulièrement le personnel du Réseau de Radios Rurales pour obtenir de la documentation variée qu'il utilise au cours de ses émissions. Souvent, il utilise les renseignements que le Réseau lui fournit pour communiquer avec d'autres organismes qui peuvent l'aider à avoir accès à des ressources Internet. Récemment, le groupe Masaka a créé un partenariat avec RANET Uganda Program (Radio et Internet, Nouvelles technologies de l'information pour la communication rurale), un projet qui permet aux communautés rurales d'avoir accès à des mises à jour environnementales et climatiques par l'entremise d'un chemin d'accès Internet-radio.
Le Prince Ismail Nakibinge, directeur de Masaka Rural Women & Youth Farmers, nous a écrit récemment : " Nous aimerions sincèrement vous remercier pour les efforts inlassables que vous consacrez pour aider Masaka Rural Women & Youth Farmers pendant l'année... nous avons pu mobiliser et sensibiliser les gens sur l'importance d'obtenir de l'information précise. "
Le groupe Masaka s'engage de façon exceptionnelle à participer à des projets et à apprendre des autres ce qui enrichit la vie des individus de la communauté. La débrouillardise de ce groupe et sa détermination à utiliser les renseignements qu'il reçoit de sources partout au monde aident les agriculteurs à relever les défis quotidiens de la vie rurale.
Vous pouvez communiquer avec Masaka Rural Women & Youth Farmers à l'adresse suivante : Prince Ismail Nakibinge, directeur. CP 472, Masaka, Ouganda. Adresse électronique : princenakibinge@yahoo.com
Adelina O. Carreno de la station Radio ViSCA DYAC
Source : Échos, avril 2002
Cette année, Adelina O. Carreno de la station Radio ViSCA DYAC, aux Philippines, est la gagnante du Prix en communication George Atkins. Ce prix d'excellence est décerné à un partenaire du réseau qui s'est distingué dans le domaine de la diffusion des radios rurales.
En 1990, Adelina est devenue membre du Réseau de Radios Rurales. Elle est réalisatrice à Radio ViSCA d'École sur les ondes (School on the Air - SOA), émission éducative pour les agriculteurs.
Les agriculteurs qui s'inscrivent à L'École sur les ondes doivent manifester de l'intérêt pour les sujets traités et une volonté de finir le cours. Ils doivent également mettre en pratique la plupart des techniques apprises pendant le cours. Le seul outil nécessaire : un poste de radio. Jusqu'à présent, la station a offert plus de vingt émissions École sur les ondes portant sur une grande variété de sujets. Parmi les milliers d'agriculteurs étudiants qui ont participé, 90 pour cent ont mis en pratique les leçons apprises à l'École sur les ondes. Les autres étudiants n'ont pas pu mettre en pratique les connaissances acquises en raison d'un manque de capital, de terres ou de temps.
Pour s'assurer que les émissions radio sont utiles aux agriculteurs, Adelina se pose les questions suivantes :
- Quels sont les antécédents de l'agriculteur?
- Quelles connaissances l'agriculteur a-t-il déjà acquises?
- Qu'est-ce que l'agriculteur veut savoir?
- Où et quand l'agriculteur écoute-t-il l'émission?
Deux fois par mois, Adelina rend visite, dans leurs villages, aux agriculteurs de l'École sur les ondes. Elle tient également compte des réactions qu'elle reçoit par courrier pour évaluer l'impact des émissions. Pour créer des émissions utiles et efficaces, elle croit qu'il est nécessaire d'être en communication étroite avec la communauté et de connaître les problèmes auxquels font face les membres de cette communauté.
Le projet communautaire pour la conservation des aliments à Cuba
Source : Échos, avril 2001
Chaque parcelle de terre non pavée autour des bureaux du «projet communautaire pour la conservation des aliments» à Cuba (El Colectivo del Proyecto Comunitario de Conservation de Alimentos de Cuba) est utilisée pour la culture de légumes et d'herbes. A l'intérieur, la Dr Vilda Figueroa, partenaire du Réseau des Radios Rurales et directrice du projet, et son mari, l'ingénieur Jose Pepe Lama, organisent des ateliers de travail sur la conservation des légumes, condiments et herbes médicinales. En rayon dans leur cuisine, vous y trouverez 160 produits mis en conserve.
A Cuba, ce ne sont pas que les habitants du milieu ruraI qui doivent connaître comment conserver les produits après leur récolte. L'agriculture en milieu urbain est en plein essor. Les résidents de la capitale, La Havane, sont capables de cultiver une large proportion de leurs légumes dans les jardins communautaires, les lots vacants, les cours d'écoles, les parcs et les parcelles de terre arable en bordure des routes. Tous les produits qui ne peuvent être consommés frais doivent être entreposés ou mis en conserve pour utilisation ultérieure.
En utilisant la radio, Vilda est aussi capable d'atteindre les gens qui ne peuvent participer à ces ateliers sur la conservation des produits alimentaires. Elle enregistre des émissions radio sur les techniques de la conservation des aliments qu'elle distribue ensuite aux stations radiophoniques. A titre d'exemple, elle explique comment construire et utiliser un séchoir solaire. Radio Havane, comme toutes les autres stations radio de l'île, diffusent régulièrement les émissions qu'elle a enregistrées. Par tout le pays, Vilda a ainsi une audience de 1,5 million de personnes. Elle enregistre aussi des émissions pour la télévision et prépare des cassettes vidéo. Plusieurs travailleurs en santé communautaire utilisent ces cassettes vidéo pour fins d'éducation en milieu rural.
Pour quelque population, l'importance de la préservation et de l'entreposage des aliments pour assurer la sécurité alimentaire, ne devrait jamais être sous estimée. Utilisant ces ateliers, les média écrits, la télévision et bien la radio, Vilda Figueroa et le «projet communautaire pour la conservation des aliments» de Cuba diffusent largement ce message.
Cet article est basé sur une interview réalisée par M George Atkins, le directeur-fondateur du Radios Rurales Internationales. Le Dr Atkins a rendu visite à Vilda, à La Havane, en décembre 2000.


