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Profils des partenaires


Radio Ada

Source: Échos, décembre 2011

Radio Ada, première station de radio communautaire indépendante du Ghana, a pris l’antenne en 1998. Son approche de la radiodiffusion est participative et elle est ancrée dans les besoins et les identités de son auditoire de langue dangme. Radio Ada est située à Ada dans le district de Dangme Est, au sud-est du Ghana. La station de radio diffuse dans quatre districts de langue dangme qui comptent environ 600 000 habitants. Le personnel de la station est composé de gens de ces districts.

Radio Ada diffuse tous les jours de 5 heures à 22 heures. Voici son énoncé de mission.

Radio Ada et ses émissions novatrices pour les petits exploitants agricoles

Bon nombre des auditeurs et auditrices de Radio Ada dépendent de l’agriculture pour leurs moyens de subsistance. Dans le cadre de l’Initiative de recherche sur les radios rurales en Afrique (IRRRA) de Radios Rurales Internationales, Radio Ada a lancé deux campagnes radiophoniques participatives (CRP). La première CRP concernait le parcage des animaux dans des enclos pour protéger les potagers contre le bétail itinérant et pour améliorer la santé du bétail. La campagne a duré environ quatre mois. L’émission était en ondes tous les dimanches de 18 h 30 à 19 h 00 avec une reprise les mercredis. Elle comportait des discussions communautaires, la diffusion des points de vue de maraîchers et d’éleveurs et des informations sur les techniques peu coûteuses de parcage. On encourageait l’implication des agriculteurs par des tribunes libres, des envois de messages textes et des entrevues sur le terrain. À la suite de la campagne, plus de la moitié des membres de la collectivité rejoints par les émissions de radio ont commencé à enfermer leurs animaux dans des enclos. La satisfaction des auditeurs a été très élevée.

La deuxième CRP visait à aider les agriculteurs à produire et à vendre du compost de fumier, appelé localement engrais ico. Chez les petits exploitants agricoles vivant dans des collectivités desservies par les émissions de Radio Ada, 97 %, ce qui est un chiffre remarquable, ont mentionné avoir écouté au moins la moitié des épisodes de sa campagne portant sur les engrais ico.  En outre, 84 % des membres de la collectivité ont fait étalage d’une connaissance élevée des engrais ico après la fin de la campagne et près de la moitié d’entre eux ont commencé à en produire. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la seconde campagne, consultez le texte 4 de la présente pochette intitulé L’utilisation du compost comme engrais donne de bons rendements et conserve les sols : Une campagne radiophonique participative au Ghana.

Dans le cadre de l’IRRRA, Radio Ada a aussi produit une émission sur les Services de renseignements sur les marchés (SRM). Veuillez consulter le texte 5 intitulé Des émissions améliorées portant sur les Services de renseignements sur les marchés accroissent le revenu et les connaissances des agriculteurs – Partie Un pour obtenir plus d’informations.

 

Et la grande gagnante est....Alice Bafiala

Source: Échos, avril 2011

« Dans le monde rural, les gens sont vraiment près à partager leurs expériences, » explique avec enthousiasme Alice Bafiala. Alice a fait ce constat lorsqu'elle s'est rendue dans le village de Nsilulu Kanga, en République Démocratique du Congo pour réaliser des interviews pour son texte. Elle dit: «Les gens aiment partager, surtout quand ils savent qu'ils ont réussi quelque chose. Tous les gens du village m'ont vraiment réservé un accueil bien. Lorsque je suis arrivée (au village), tous m'attendaient sous une tente. Ils ont commencé à me faire visiter, à me parler de leurs problèmes.»

Alice a environ 7 ans d'expérience en radio. Alice, qui se dit de nature curieuse, raconte qu'elle n'avait jamais animé une émission qui attrait au développement ou encore à une communauté rurale avant de prendre le cours en ligne sur les communautés saines. « C’est seulement après qu’on m’a parlé de cette formation que j’ai voulu apprendre parce que je me suis toujours intéressée par tout ce qui touche au développement. Je suis née et j’ai grandi dans une petite ville à l’est du pays (Bunia). Mon père travaillait dans des zones reculées. C’était fascinant d’aller dans les champs, de voir comment les femmes portaient leur panier au dos et comment elles surveillaient leur culture de maïs. Arrivée en ville, ça me manquaient quand même cette image là. »

Alors, comment en est-elle arrivée à son sujet de texte? Alice explique qu'elle voulait promouvoir la prise en charge personnelle d'une communauté. Elle avait entendu parle de l'ONG Humana People to People. Cette ONG œuvre pour le bien-être des populations dans les zones périurbaines. À Nsilulu Kanga, il y avait beaucoup de cas de maladies. L'ONG a voulu contribué à l'amélioration des conditions sanitaires qui causaient ces maladies. Pour ce faire, elle avait besoin de la participation active de la population locale. Ainsi, Alice a pu raconter l'histoire d'une communauté qui se prenait en main pour résoudre leurs problèmes sanitaires.

Mais, les défis de production de son texte étaient multiples. Alice raconte: « J’ai enregistré en Lingala et il fallait traduire en français. Déjà là, ce n’était pas facile. Ensuite, j’ai vraiment cherché à respecter les principes qu’on nous a transmis dans la formation. Il faut arriver, dès le départ, à passer l’information qui va garder les auditeurs à l’écoute. » 

Alice raconte aussi que pendant qu'elle recueillait les interviews pour son texte, après une longue journée dans le village, elle était tellement fatiguée qu'elle s'était écroulée! «Heureusement que les villageois étaient là. Ils m’ont immédiatement amené de l’eau, on m’a offert des mangues et on a rit. »

Alice reste en contact et appelle régulièrement les villageois de Nsilulu Kanga, qui l'ont félicité pour son prix. Elle dit qu'elle aimerait faire un suivi dans deux ans avec ces même villageois pour voir où ils en sont.

Pour Alice, la radio est le média qu'elle aime le plus. « À la radio, on  ne vous suit pas parce que vous êtes beau ou bien habillé! On vous suit parce que vous avez un message à transmettre et quand il est bien fait, vous servez des milliers de personnes que vous ne connaissez même pas. »

Elle se dit très flattée mais humble de savoir que son texte sera partagé dans le réseau de Radios Rurales Internationales. Pour ce qui est l'avenir d'Alice en radio, il sera plus orienté vers le monde rural. Grâce à son texte, la Radio Nationale Congolaise lui a offert d'animer une émission dans son service de radio rurale.

Nos sincères félicitations Alice!

 

JADE productions in Burkina Faso : Pour la formation des journalistes, au service des agriculteurs

Source: Échos, novembre 2010

JADE (le réseau des journalistes en Afrique pour le développement) productions a vu le jour à Yaoundé en 1994 grâce à trois journalistes africains, l’un du Sénégal, l’autre du Burkina et un troisième du Cameroun, tous correspondants de l’agence Syfia.

Ces trois journalistes africains avaient fait le constat que les articles de Syfia portant sur l’agriculture étaient largement repris par les médias africains, mais les producteurs ruraux, dont l’agence racontait la vie, au quotidien, n’avaient pas accès à ces contenus. Ils avaient aussi entre autres réalisé que de nombreuses organisations paysannes à vocation syndicale peinaient à faire entendre la voix de leurs adhérents aux autorités.

Souleymane Ouattara, directeur de JADE productions au Burkina Faso explique que, qu’au début des années 90, le paysage médiatique en Afrique, change en profondeur. De nouveaux journaux et de nouvelles radios voient le jour là où il n’existait qu’un quotidien d’État et une radio nationale. De nombreux étudiants étaient intéressés par le journalisme, mais n’avaient pas reçu de formation pratique en journalisme.  Médiocrité des articles et dérives de toute sorte s’expliquent par la méconnaissance de l’éthique et de la déontologie, ce qui a mené à des procès pour diffamation.

« Bref, il devenait clair que le journalisme au sens strict et surtout les approches d’intervention de Syfia ne pouvaient prendre en charge de telles préoccupations »,  explique M. Ouattara.

Au Burkina, la section locale de JADE va initier diverses activités en réponse à ces préoccupations. En 1996, JADE travaille avec une association d’alphabétiseurs basée à Tanghin Dassouri, à une vingtaine de km d’Ouagadougou, la capitale du Burkina. L’association aide à traduire des articles de Syfia en mooré, une langue locale.

M. Ouattara dit : « Lors de rencontres villageoises, ces articles du Burkina, du Mali, d’autres pays d’Afrique et du reste du monde sont choisis par les paysans en fonction de leurs centres d’intérêt. Ils sont ensuite traduits et débattus. Cette tribune permet à ces groupes composés aussi bien de femmes que d’hommes de s’inspirer d’histoires venues d’ailleurs mais proches de leur réalité, pour débattre des questions qu’ils n’osaient pas aborder : excision, planning familial, etc. »

Pour contribuer à la prise en charge des besoins croissants de formation des jeunes aspirants journalistes, JADE productions met en place un programme de formation tutorat pour les médias publics et privés du Burkina. Avec l’appui de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), JADE forme une douzaine de radios communautaires implantées dans diverses zones du Burkina. 

M. Ouattara dit que l’appui de l’OIF donne l’occasion à JADE productions de développer une nouvelle approche participative de production de contenus. Les ateliers permettaient la coproduction radiophonique faite par  animateurs de radio en collaboration avec  les représentants des organisations paysannes et les techniciens de développement. « De nombreuses émissions sont produites dans un délai très bref, les animateurs maîtrisent mieux les techniques d’identification de sujets, de traitement et se familiarisent avec l’audionumérique. Aussi, les techniciens et les représentants d’organisations paysannes connaissent mieux la radio. Certains techniciens qui refusaient d’accorder des entrevues à la radio deviennent des alliés de la radio et parfois prévoient des ressources pour la radio dans leur budget. »

JADE Productions, en partenariat avec le département « journalisme et communication » de l’Université de Ouagadougou, forme depuis près de sept ans les étudiants de troisième et quatrième année en pratique du métier.

JADE productions est convaincu que le partenariat formalisé qui a été signé avec Radios Rurales Internationales en 2010 apportera une plus grande reconnaissance internationale dans le domaine des médias en particulier de la radio ; une meilleure maîtrise de thématiques nouvelles, comme par exemple l’intégrité dans le domaine de l’eau ; et un renforcement de ses relations avec les radios au niveau national

En partenariat avec JADE productions et le CTA, Radios Rurales Internationales donnera un atelier sur la création et l’évaluation de textes et d’émissions de radio pertinents pour les radios rurales en Afrique à la fin Novembre 2010. (Nous vous apporterons un rapport final sur l’atelier dans la prochaine édition d’Échos!)

Radios Rurales Internationales a ouvert deux bureaux journalistiques pour Agro Radio Hebdo en Afrique. Le bureau en Afrique francophone est au sein de JADE productions. Avec ce projet, JADE productions aidera ARH à localiser et produire davantage de nouvelles agricoles, représentants les voix et les points de vue d’agricultrices et d’agriculteurs. 

Bravo à JADE productions pour leur parcours étoffé!

Pour en savoir plus sur JADE productions, rendez-vous sur leur site Web : www.jadeproductions.info.

 

« La radio peut rassembler les gens » : Lydia Ajono du Ghana Community Radio Network

Source: Échos, juillet 2010

Lydia Ajono est impliquée avec le Ghana Community Radio Network (GCRN) depuis ses débuts en 1999. Elle travaille avec la radio communautaire depuis de nombreuses années. À la sortie de l’école secondaire, elle a participé à un projet de Radio Netherlands dans le nord du Ghana. Depuis lors, elle est allée en Hollande pour suivre des formations, a travaillé avec les médias nationaux au Ghana et a été impliquée dans des projets internationaux de radio communautaire.

Elle s’est entretenue avec Radios Rurales InternationalesdepuisBolgatanga, dans le nord du Ghana. Elle était en route pour former en programmation quelques réalisateurs de radio. Comme une professionnelle de la radio, elle décrivait la scène devant elle avec aisance et très peu d’aide : « Je me trouve aux abords du marché à Bolgatanga, près de quelques échoppes qui vendent des paniers tressés. C’est assez bruyant et il y a des ânes sur le marché ».

Mme Ajono travaille comme formatrice auprès du réseau Ghana Community Radio Network. Son rôle comporte deux aspects. Tout d’abord, elle travaille avec les collectivités, à l’aide de méthodes participatives, pour les aider à mieux comprendre ce qu’est la radio communautaire, comment s’en servir et comment syntoniser et participer. Elle forme également le personnel au niveau des compétences de production et de programmation. Elle collabore avec le personnel de la station, en lui montrant comment faire des recherches et élaborer des émissions. Elle transmet des compétences clés, comme l’approche, qu’elle a appris grâce à son implication dans l’IRRRA – l’Initiative de recherche sur les radios rurales en Afrique. 

Il y a actuellement 10 stations de radio communautaire entièrement opérationnelles dans le GCRN. Mme Ajono déclare qu’une douzaine d’autres se préparent à entrer en ondes partout au Ghana. Elle a également pu partager ses expériences avec d’autres pays africains. En 2008, elle s’est rendue au Soudan pour dispenser des formations à l’appui d’un réseau de radios communautaires en cours de formation dans le sud du pays. Le GCRN a également des contacts avec la radio communautaire qu’il appuie au Nigeria, au Liberia, en Ouganda et au Kenya. Le réseau réalise tout cela avec un secrétariat composé de cinq personnes et 10 bénévoles.

Mme Ajono a rédigé un texte primé pour notre récent concours de rédaction de textes radiophoniques sur les innovations des petits exploitants agricoles. Son texte raconte l’histoire d’une agricultrice qui fait pousser du henné. Dans le cadre de son prix, Mme Ajono se rendra en Argentine plus tard cette année pour assister à la dixième conférence mondiale des radiodiffuseurs communautaires, parrainée par l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC).

Mme Ajono est d’avis que la radio communautaire est « un outil très important qui peut stimuler le propre programme de développement d’une collectivité. Elle fait partie de notre développement culturel et de notre langue, car elle reflète la vie et l’identité des gens. La radio peut rassembler les gens ».

 

Adama Zongo de Radio rurale du Burkina

Source: Échos, avril 2010

Adama Zongo est depuis 2005 le rédacteur en chef de Radio rurale du Burkina – le radiodiffuseur national – partenaire de Radios Rurales Internationales. Mais Adama n’est pas un novice dans la radiodiffusion en milieu rural. Il a débuté sa carrière en juillet 1982 après une formation au Centre Interafricain d’Études en Radio Rurale de Ouagadougou, au Burkina Faso. Adama a reçu ses premières pochettes de textes de Radios Rurales Internationales dans les années 1980, lorsque l’organisme s’appelait le Réseau de radios rurales des pays de développement. De 1985 à 1990, Adama a bricolé dans le journalisme écrit comme reporteur pour le quotidien national Sidwaya. Mais son amour pour la radio l’a ramené vers la radiodiffusion en 1990, lorsqu’il a commencé à travailler pour Radio rurale du Burkina à titre de formateur des radiodiffuseurs locaux.  


Radio rurale du Burkina réalise de nombreuses émissions radiophoniques sur des sujets du monde rural, comme les semences améliorées, les cultures en saison sèche, l’irrigation, le fumier organique, la production de fourrages, la production de cultures comme les niébés, le riz et le maïs, la diversification de la production agricole, ainsi que le changement climatique qui, selon Adama, a un impact considérable sur les activités agricoles.


Durant ses années comme radio-diffuseur rural, Adama déclare que la meilleure histoire qu’il a couverte s’est déroulée en 1984. Il s’agissait des pratiques incohérentes d’une banque en vue d’informer les agriculteurs sur les prix d’achat des intrants agricoles. Adama explique que chaque année, avant la saison de croissance, la banque estimait les besoins d’intrants des agriculteurs sans en fixer de prix fermes. Ce n’est qu’après la distribution des intrants que la banque fixait les prix. Les agriculteurs ne comprenaient pas pourquoi la banque était incapable de fixer les prix avant de distribuer les intrants. Ils se sentaient trompés et étaient convaincus que la banque essayait de les voler. Après la diffusion de ces préoccupations, la banque a ressenti le besoin de fournir plus de renseignements aux agriculteurs. Elle lança une campagne de sensibilisation pour informer les agriculteurs sur le crédit agricole.


En tant que rédacteur en chef de Radio rurale du Burkina, Adama précise que sa station couvre régulièrement des événements comme la Journée nationale du paysan, durant laquelle les agriculteurs ont des discussions personnelles avec le président du Burkina Faso et expriment leurs inquiétudes, ainsi que des événements comme la Journée internationale de la femme.
Adama a remporté deux fois les concours de rédaction de textes de Radios Rurales Internationales. En 2008, son texte sur les engrais organiques a figuré parmi les gagnants du concours de rédaction de textes sur les stratégies des agriculteurs africains pour s’adapter au changement climatique. Une production audio de son texte « De l’engrais organique à portée de main » a été réalisée pour la Journée mondiale de l’alimentation de 2008, avec l’aide de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Dans la présente pochette, vous pourrez lire son texte primé pour le concours sur les innovations des petits exploitants agricoles.

 

Jean-Paul Ntezimana : Un radiodiffuseur rwandais explique comment la programmation radiophonique agricole donne une voix aux agriculteurs

Source: Échos, décembre 2009

Jean-Paul Ntezimana, radiodiffuseur du partenaire radiophonique rwandais Radio Salus, a accepté l’invitation de Radios Rurales Internationales de venir au Canada en novembre. Il a eu un emploi du temps chargé à rencontrer des donateurs, donner des conférences à Ottawa et à Montréal, interviewer une agricultrice canadienne dans sa ferme et être interviewé par des médias canadiens. De fait, Jean-Paul a une histoire intéressante à raconter au sujet de la façon dont Radio Salus, la station de radio universitaire qui a lancé sa carrière dans les médias, a contribué au développement de la radio agricole après le génocide au Rwanda.
 
« Je m’appelle Jean-Paul Ntezimana. Je suis journaliste et je travaille à Radio Salus. Étant donné que mon pays a connu un génocide, chaque chose est affectée par cet événement. Je vais donc partager avec vous mon expérience de la radio et du développement au Rwanda depuis le génocide, point de vue qui repose sur mon expérience avec Radio Salus », de dire Jean-Paul au début de son allocution devant des donateurs et des partisans de Radios Rurales Internationales rassemblés à Montréal pour entendre son histoire.

Mais tout d’abord quelques faits sur le Rwanda. C’est un petit pays de l’Afrique de l’Est surnommé ‘le pays des mille collines’. La grande majorité des Rwandais sont des agriculteurs de subsistance qui cultivent le riz, les haricots, le manioc, le maïs, les bananes et les pommes de terre. Ils élèvent aussi des vaches, des chèvres, des cochons et des poulets et leurs principales cultures commerciales sont le café et le thé.

Après avoir fait ce bref survol des productions agricoles au Rwanda, Jean-Paul a insisté sur la façon dont la radio donne une voix aux agriculteurs. Il a expliqué que, avant 1994, l’information agricole était une communication descendante. Les fonctionnaires donnaient l’information aux agriculteurs; les agriculteurs eux-mêmes n’étaient pas jugés connaisseurs ou n’avaient pas voix au chapitre. Au cours des années ayant suivi le génocide, les choses n’ont pas changé. En 2003, des stations de radio commerciales ont fait leur apparition. Cependant, la radio agricole n’était pas une priorité.

En 2005, Radio Salus a été lancée à l’Université Nationale du Rwanda à Butare. À l’époque, Jean-Paul suivait des études en journalisme à l’université. Il fut sélectionné pour faire partie d’une équipe chargée de donner des idées sur le genre de programmation que Radio Salus devrait diffuser en ondes. Selon Jean Paul : « De nombreuses idées ont été émises, mais l’agriculture ne figurait pas au programme pour ces jeunes étudiants. Cependant, étant donné que je viens d’une famille d’agriculteurs, je pensais aux problèmes des agriculteurs et je proposai une émission agricole à la radio. » Les autres étudiants me regardèrent en disant : « Comment peux-tu devenir une vedette à la radio agricole? ». Mais Jean-Paul insista qu’il voulait réaliser une émission radiophonique agricole parce qu’il voulait donner une voix aux agriculteurs comme lui. Ce fut le début d’une émission agricole régulière, avec Jean-Paul comme réalisateur. Même si l’émission de radio est en mesure de tirer parti des connaissances précieuses de vulgarisateurs agricoles et d’universitaires, le but principal de l’émission consiste à donner une voix à ceux qui sont sans voix : les agriculteurs des régions éloignées du Rwanda.

En raison du travail de Radio Salus, la radio agricole n’est plus un vecteur pour la communication descendante. Comme Jean-Paul peut en attester, les agriculteurs expriment dorénavant leurs inquiétudes aux fonctionnaires et aux décideurs par le biais de la radio, parce que les entrevues radiophoniques leur permettent de se faire entendre et ils ne reculent plus devant le micro.

Comme exemple, Jean-Paul raconte l’histoire d’une agricultrice qu’il a interviewée. « La vieille femme me demanda : ‘Mais comment pouvez-vous enregistrer ma voix avec ce petit appareil et la diffuser à la radio?’ Je lui répondis : ‘Venez, nous allons bavarder et demain vous entendrez votre voix à la radio’. » J’ai donc fait le montage de l’entretien et, le lendemain, il fut diffusé à Radio Salus. Lorsque je retournai au village, les gens disaient : ‘Très bien, cet homme est revenu, allons lui parler car nous voulons faire entendre nos voix à la radio’. » Maintenant, dans la province du Sud où est située Radio Salus, les agriculteurs sont plus ouverts pour exprimer leurs points de vue sur l’agriculture et d’autres sujets comme l’égalité des sexes et l’environnement.

Pour en savoir plus sur Jean-Paul
Textes qu’il a rédigés pour Radios Rurales Internationales :

-« La rétention de l'eau de pluie protège le sol » (Pochette 84, Texte 4, août 2008) :
http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/84-8script_fr.asp

-« La recherche au Rwanda vise une bonne production des patates douces » (Pochette 86, Texte 11, décembre 2008) :
http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/86-11script_fr.asp

Jean-Paul réalise actuellement une émission de radio sur les problèmes de conflits fonciers pour Search for Common Ground, ONG américaine qui cherche à transformer les  conflits en action coopérative. L’émission est diffusée à Radio Salus et Contact FM. Jean-Paul continue à travailler à l’émission agricole qu’il a contribué à lancer à Radio Salus et conseille les étudiants en journalisme à l’université. Il a également animé deux cours de formation en ligne préparés par Radios Rurales Internationales pour les radiodiffuseurs ruraux africains. 

 

Radios Rurales Internationales aide Trans World Radio à mieux servir les agriculteurs à travers le Kenya

Source: Échos, juillet 2009

Écrit par: Heather Miller

David Angango a le sourire large lorsqu’il parle de Radios Rurales Internationales. Ses phrases sont souvent ponctuées de rires. Seulement quelques minutes après avoir rencontré David, je suis convaincue que j’ai rencontré le plus grand admirateur de Radios Rurales Internationales. Mais, je comprends immédiatement que l’enthousiasme de M. Angango se propage à l’ensemble de son travail avec Trans World Radio-Kenya.


M. Angango a commencé à travailler avec Trans World Radio en 1989. Sa tâche était de produire un programme qui s’appelait Africa Challenge, pour diffusion sur ondes courtes, au Swaziland et en Afrique du Sud. M. Angango trouvait qu’il y avait un problème de manque d’informations sur les thèmes qu’abordaient son émission — l’agriculture, la santé et l’environnement. Mais, la solution à ce problème est venue d’une place un peu surprenante: le Canada. M. Angango m’explique que des informations agricoles pratiques étaient presque impossibles à trouver au Kenya, à l’exception des colis de textes radiophoniques qui arrivaient régulièrement du Réseau de Radios Rurales des Pays en Développement (maintenant Radios Rurales Internationales). Ces textes feraient partie intégrante de la programmation de l’émission Africa Challenge pour les années à venir.


En 2005, M. Angango avait reçu des nouvelles qui le rendraient encore plus enthousiaste. Trans World Radio avait obtenu des licences de radiodiffusion sur la bande FM pour sept communautés à travers le Kenya et avait commencé à émettre dans six communautés. Cet élargissement des zones de diffusion entraînerait une nouvelle approche pour Trans World Radio-Kenya. La santé deviendrait une de leur priorité, suivie par l’agriculture et la famille. M. Angango est maintenant directeur de la programmation à Trans World Radio-Kenya. Malheureusement, au fil des années, il avait perdu le contact avec le Réseau de Radios Rurales des Pays en Développement. Mais, étant donné que son bureau à désormais accès à Internet, il peut facilement trouver des informations provenant de Radios Rurales Internationales en ligne.


« Maintenant, nous sommes en mesure d’obtenir les textes dès que nous les voulons - dès qu’ils sont publiés en ligne», dit M. Anagango. L’amélioration de l’accès aux ressources est un aspect important, étant donné que son équipe est chargée de fournir du contenu pour six stations qui diffusent jusqu’à six heures de programmation original chaque jour. Il profite des services en ligne de Radios Rurales Internationales, y compris les pochettes de textes radiophoniques et Agro Radio Hebdo, au fur et à mesure qu’ils sont disponibles. M. Angango télécharge les textes intéressants, puis rencontre ensuite les réalisateurs pour discuter de la façon dont ces textes peuvent être incorporés dans les diverses émissions.

 

Opsett Media/Africa Farm Radio Bureau

Source: Échos, décembre 2008

Voici un extrait d’une entrevue réalisée par Nelly Basilly de Radios Rurales Internationales avec Joshua Kyalimpa, qui travaille pour Opsett Media/Africa Farm Radio Bureau, partenaire de Radios Rurales Internationales.

 Radios Rurales : Parlez-nous d’Opsett Media/Africa Farm Radio Bureau.

Joshua : « Opsett Media est une abréviation pour Opinion Setters. Nous avons débuté comme un groupe de journalistes et nous examinons le rôle que nous pouvons jouer dans le développement de notre pays. Nous nous sommes rendu compte que les médias en Ouganda sont très stimulés par le journalisme événementiel. Nous nous demandons par conséquent de quelle façon nous pouvons faire une différence pour dynamiser le développement et la croissance de notre pays? Ce que nous faisons, c’est d‘élaborer du contenu et des émissions qui sont orientés vers le développement et d’utiliser les médias pour atteindre cet objectif. Nous n’avons pas notre propre station de radio. Nous utilisons des stations de radio existantes.

La radio est l’un des médias les plus efficaces pour l’Afrique parce que peu de gens savent lire et écrire. À l’heure actuelle, nous avons établi un partenariat avec différentes stations de radio. Par exemple, l’une de ces stations s’appelle Vision Voice Radio. Nous avons élaboré avec elle une émission appelée Harvesting Money. C’est un magazine destiné à améliorer les techniques agricoles. Nous avons des entrevues, nous avons des reportages et nous avons, par exemple, un segment appelé Farmer of the Week, durant lequel nous présentons une agricultrice ou un agriculteur qui peut en inspirer d’autres. Nous ne ciblons pas de très grosses fermes, mais plutôt la petite exploitation agricole. »

Radios Rurales : Durant ce segment, Farmer of the Week, pouvez-vous nous donner l’exemple d’une personne qui avait une histoire intéressante à raconter?

Joshua : Nous avons produit une histoire avec un groupe d’agricultrices ougandaises qui ont regroupé leurs ressources en main d’œuvre parce qu’elles n’avaient pas les ressources suffisantes par elles-mêmes. Elles ont démarré modestement en commençant par faire pousser des tomates. L’une des femmes du groupe a fourni la terre et les autres la main d’œuvre, afin de pouvoir démarrer la culture des tomates. Elles ont été en mesure d’accroître les rendements de leurs jardins et d’exporter leurs tomates vers le sud du Soudan.

Nous entendons souvent des agriculteurs et des agricultrices nous dire qu’ils n’ont pas le capital. Dans cette histoire, ce qui est donc intéressant c’est que les agricultrices avaient la terre et la main d‘œuvre, qu’elles ont fournies elles-mêmes. Le coût d’achat des semences n’était pas si élevé que cela et elles se débrouillent très bien à l’heure actuelle.

Radios Rurales : Chez Opsett Media/Africa Farm Radio Bureau, quels sont certains des projets sur lesquels vous travaillez ou espérez travailler dans un avenir rapproché?

Joshua : Nous travaillons sur un projet qui, je l’espère, améliorera l’agriculture dans notre pays. Ce que nous voulons faire, c’est produire de l’information centralisée. Nous réalisons que nous ne pouvons plus continuer à courir d’une station à une autre. Nous souhaitons produire une émission souscrite sur l’agriculture, qui peut alimenter des stations de radio. Nous sommes à la recherche de partenaires afin d’avoir un petit studio, des ordinateurs et un accès à Internet. Nous voulons produire une émission hebdomadaire de type magazine qui peut être téléchargée. Nous avons différentes idées pour des méthodes de distribution. Dans l’une des propositions, nous disons que vous pouvez distribuer l’émission par ligne téléphonique, si bien que les gens peuvent appeler et obtenir l’information. Cette émission serait produite dans la langue locale afin de pouvoir cibler les agriculteurs qui ne parlent pas l’anglais.

Les émissions que produit actuellement Opsett Media/Africa Farm Radio Bureau sont en anglais et en luganda, langue qui est parlée dans la région centrale du Buganda en Ouganda.

 

La Radio Kayira est une voix pour la population malienne

Source: Échos, décembre 2008

Écrit par : Nelly Bassily

En 1993, suite à la chute du régime dictatorial de Moussa Traoré et à la libéralisation des ondes de radio au Mali, la Radio Libre Kayira a vu le jour. Ce réseau, qui compte aujourd'hui 9 stations de radio dans le sud du Mali, est un partenaire de Radios Rurales Internationales depuis 1995. « Kayira, c'est une radio militante qui se bat toujours aux côtés des couches [de la société] les plus démunies », explique Mahamadou Diarra, le coordonateur du Réseau de Communication Kayira (aussi connu comme étant Radio Libre Kayira ou juste Radio Kayira) au Mali.

Les 9 stations de radio du réseau Kayira se situent à Bamako, Ségou, Koutiala, Kita, Mahina, Niono, Koulondieba, Kayes et Niakourazana. Selon Mahamadou, les émissions de la Radio Kayira se basent surtout sur le droit des femmes et leurs rôles dans la société. Mais la Radio Kayira apporte aussi une assistance aux paysans, défendant souvent leurs droits. À travers leurs associations avec la Radio Kayira, les agriculteurs ont réalisé qu'ils pouvaient se plaindre et exiger leurs droits.

En plus de diffuser des bulletins de nouvelles en langue locale bambara, Radio Kayira a une émission qui parle uniquement d'agriculture. Cette émission s'appelle Togoda. En bambara, Togoda signifie « le village » ou « le monde rural. » C'est une émission qui traite de toutes les questions liées à l'agriculture et aux conditions de vie des paysans. D'autres sujets abordés par la Radio Kayira sont l'éducation, la santé et les questions d'environnement.

Il en coûte 500 FCFA (environ 1 dollar américan ou 0,76 euro) pour devenir membre des clubs d'écoute de Radio Kayira. La carte de membre permet aux adhérents d'assister aux réunions du conseil d'administration et de critiquer la radio. L'année dernière, Radio Kayira a vendu près de 10000 cartes de membres. Mais, avec ou sans carte du club d'écoute, tout le monde a accès aux stations de radio du réseau pour exprimer leurs préoccupations et participer aux émissions.

Que réserve le futur pour Radio Kayira? Mahamadou a expliqué qu'il a un projet en cours visant à accroître le nombre de stations du réseau à 19 (donc, 10 radios additionnelles) d'ici 2012. Pour avoir de plus amples renseignements sur la Radio Kayira, visitez leur site Web.

Dzimwe Community Radio – 93.1FM

Source: Échos, mars 2008

Le Dr Spider anime une émission à la station Dzimwe Community Radio.

Le Dr Spider anime une émission à la station Dzimwe Community Radio

Dzimwe Community Radio est basée à Mangochi dans la région sud du Malawi. Elle a été créée en 1998 pour améliorer la communication entre les collectivités rurales. Financée par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), elle vise à encourager le développement en facilitant le dialogue sur les besoins et les enjeux des collectivités afin que les gens identifient des solutions appropriées. Plusieurs des sujets abordés par la station de radio intéressent tout particulièrement les femmes et contribuent à leur donner une voix. Ces sujets englobent l'amélioration de la santé, la violence fondée sur le sexe, les activités génératrices de revenus comme l'agriculture, l'utilisation durable et la conservation des ressources naturelles et une maternité sans risques. La station compte 15 clubs d'écoute radiophonique qui lui fournissent des rétroactions sur sa programmation.

Dzimwe Community Radio couvre presque tout le district de Mangochi et certaines parties des districts de Ntcheu, Dedza et Balaka. Elle a un rayon d'écoute de 150 km. Dzimwe Community Radio diffuse ses émissions tous les jours de 5 h 55 à 22 h 00. La majorité des habitants de la région vivent de l'agriculture et/ou de la pêche. Les cultures qui poussent dans la région comprennent le maïs, les arachides, le millet, les patates douces, le manioc, le coton, le tabac, les légumes et les fruits.

Hilda Jambo dirige la station et bénéficie de l'appui d'un superviseur adjoint et d'un Conseil d'administration composé de représentants de la collectivité. Les autres membres du personnel sont tous des bénévoles et comprennent trois réalisateurs/réalisatrices d'émissions, huit présentateurs/présentatrices et animateurs/animatrices, un chauffeur, un agent des comptes, un agent de commercialisation et un ingénieur.

Programmation radio sur la sécurité alimentaire à Dzimwe Community Radio

Les trois émissions radiophoniques qui suivent ciblent des sujets pertinents pour les petits exploitants agricoles et les pêcheurs.

Ulimi Wokhazikika (Agriculture durable) est diffusée le lundi et le jeudi de 14 h 00 à 14 h 30. Cette émission promeut les pratiques agricoles durables des petits exploitants et la sécurité alimentaire sous forme de feuilletons, de poèmes, de documentaires et d'entrevues. Elle fait aussi la promotion des pratiques en agroforesterie et encourage la culture de denrées alimentaires diversifiées au lieu de dépendre uniquement du maïs.

Tisodze (Conservation des pêches) est diffusée le mardi et le samedi de 10 h 30 à 11 h 00. Cette émission vise à faire prendre conscience à la collectivité des pratiques légales et illégales en matière de pêche. Elle met en vedette des sujets qui ont un impact sur la croissance de l'industrie de la pêche et qui conduisent à la surpêche. Cette émission met aussi en lumière d'autres sources de protéines que le poisson et d'autres stratégies de subsistance que la pêche.

Zachilengedwe (Utilisation et conservation des ressources naturelles) est une émission destinée à encourager la gestion durable des ressources, y compris la transformation des fruits indigènes et d'autres ressources sauvages en produits de valeur. Cette émission a aidé les gens à instaurer l'élevage des pintades, l'élevage des chèvres, l'apiculture et la transformation en jus des fruits du baobab, du tamarin et du jujubier.

Dzimwe Community Radio est une des cinq stations de radio du Malawi participant à l'Initiative de recherche sur les radios rurales en Afrique (IRRRA). Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'IRRRA, veuillez consulter le site Web suivant : http://www.farmradio.org/francais/programs/afrri.asp

Sources d'information

Chapota, Rex (2007) "Assessment of radio stations: The case of AFRRI Malawi." Malawi: African Farm Radio Research Initiative (AFRRI).

Manyozo, Linje (2007) "Knowledge Gaps in the Effectiveness of Farm Radio In Africa." Ottawa: African Farm Radio Research Initiative (AFRRI).


Station de radio communautaire Mang'elete

Source: Échos, novembre 2007

La station de radio communautaire Mang'elete est un projet du Mang'elete Community Integrated Development Project (MCIDP) à Mtito Andei, au Kenya. La station est située dans la localité de Nthongoni, dans la division de Mtito Andei dans le district de Makueni. C'est une radio communautaire pionnière au Kenya. La station diffuse en langue Kikamba, parfois mélangé avec le Kiswahili. La fréquence radiophonique est le 89,1 FM.

Les animateurs de Radio Mang'elete en studio.

Les animateurs de Radio Mang'elete en studio.

Radio Mang'elete était sur les ondes pour la première fois le 22 février 2004, à 10h46. La station diffuse sur une distance de 100 Km (autour de Sultan Hamud et la station Caltex Petrol, à Voi. Elle couvre l'étendue du district de Makueni, le district de Kitui, et quelques partis de Mwingi, Machakos, Kajiado et Taita Taveta.

Nthongoni et ses environs ont un climat très chaud et le manque d'eau rend cette région très aride. Le problème de sécheresse et de malnutrition ont forcé les gens, en particulier les femmes qui ont formé 33 groupes de femmes en milieu rural.

La station de radio a augmenté ses heures de diffusion de 8h à 16h. La radio a 22 employés dont 21 sont des bénévoles et un directeur de station. Les bénévoles produisent et présentent les programmes. La station est divisée en quelques départements : les nouvelles, l'administration et les finances, le service technique et les ventes et le marketing.


Orkornerei Radio Services

Source: Échos, novembre 2007

Khadija Abdallah, directrice de la station et Lukas Kariongi, directeur, Orkonerei FM à Terat, en Tanzanie.

Khadija Abdallah, directrice de la station et Lukas Kariongi, directeur, Orkonerei FM à Terat, en Tanzanie.

Le Orkornerei Radio Services (ORS) est un projet du Institute of Orkornerei Pastoralists Advancement (IOPA) dans la région de Manyara, en Tanzanie. L'IOPA désert six district administratif des régions rurales de la Tanzanie. Ses habitants sont des nomades de la communauté Maasai qui occupe une grande partie du territoire Manyara.

ORS se situe à Simanjiro. Cette radio désert cinq districts dans la région de Mara, notamment Same, Mwanga, Lushoto, Simanjiro et Korogwe.

La radio a démarré en juin 2002 et ça fréquence est le 94,4 FM. Elle diffuse 7 heures par jour (de 15h à 22h). La station a sept bénévoles et un directeur de station.

La diffusion se fait en langue Maa. La radio fut établie pour améliorer la situation économique et sociale des communautés de Maasai pastoraux. La radio à comme mission de donner le pouvoir aux communautés pastorales par le biais de programmes de radio qui traite de sujet tel que l'élevage de bétail, la conservation de l'environnement, l'équité entre les sexes, la préservation de la culture, et l'importance de l'éducation.


Centre de ressources communautaires d'Ugunja

Source: Échos, juillet 2006

QUI: Anthony Lwanga, Gestionnaire de la Station
STATION: Kagadi-Kibaale Community Radio
PAYS: Ouganda

Anthony Lwanga

EN AFRIQUE, où les familles ont beaucoup d'enfants et s'occupent énormément de leurs membres, il n'est pas courant d'être un enfant unique. Cependant, il semble qu'Anthony Lwanga, radiodiffuseur à la station de radio communautaire ougandaise Kagadi-Kibaale Community Radio (KKCR) FM 91,7 soit une personne qui, dans la vie, défie les normes sociales et aide les autres à réaliser leurs rêves pour mener une vie meilleure.

Lwanga est né tard dans la vie de sa mère, une petite exploitante agricole vivant près de Kagadi dans l'ouest de l'Ouganda. Maman Anthony a travaillé dur pour aider son fils à obtenir son diplôme en éducation et il a excellé dans sa matière principale en langue anglaise et littérature au National Teachers College. Anthony a poursuivi des études en journalisme à l'Université Ste-Augustine en Tanzanie. Son engagement à l'égard de sa collectivité natale l'a mis en relation avec Mwalimu Musheshe Sr, spécialiste en développement rural et fondateur du Programme de formation et de perfectionnement rural de l'Ouganda (URDT) (en anglais seulement). Lwanga termine actuellement un diplôme en journalisme et souhaite obtenir un diplôme universitaire en gouvernance locale et en droits de la personne à l'Université des martyrs ougandais Nkozi.

Lancé en 1987, l'URDT offre des programmes intégrés de développement rural dans les domaines de l'alphabétisation fonctionnelle pour tous, des études supérieures et de la formation professionnelle pour les jeunes filles, ainsi que des droits de la personne et des initiatives économiques mettant l'accent sur l'autonomie locale. La station de radio communautaire de l'URDT, Kagadi-Kibaale Community Radio (KKCR), joue un rôle crucial dans tout ce que fait l'URDT. En ondes 365 jours par an à raison de 16 heures par jour, KKCR diffuse chaque année des milliers d'émissions et rejoint un auditoire de quatre millions de personnes dans un rayon de 160 km autour de Kagadi. La station fonctionne avec 22 bénévoles. Les employés de l'URDT, comme Lwanga, contribuent au fonctionnement de la station, notamment dans des secteurs clés comme les programmes de recherche et de formation des bénévoles.

À titre de gestionnaire de la station, Lwanga travaille en étroite collaboration avec la collectivité pour trouver 60 pour cent du budget annuel de la station radiophonique par le biais d'abonnements et d'annonces. Le temps d'antenne est rarement vendu pour des publicités aléatoires dans le but de maintenir l'intégrité de la propriété communautaire de la station. Lwanga explique comment chaque sous-comté à Kibaale a une case horaire à gérer dans le calendrier de programmation pour explorer des sujets pertinents pour leurs villages. Selon Lwanga, « cela encourage leur responsabilité à l'égard de la radio communautaire, apporte du contenu local et leur permet de partager leurs préoccupations au sein du district élargi ».

L'un des collaborateurs de longue date de KKCR est Peter Sentaayi, agent agricole du district de Kibaale. Toutes les semaines, Sentaayi et d'autres experts du domaine de l'éducation, de la santé et des questions féminines ont du temps d'antenne gratuit pour répondre aux questions soulevées par les auditeurs et pour communiquer de nouveaux renseignements. Selon Lwanga, « l'un des sujets cruciaux touchant l'agriculture à l'heure actuelle concerne les droits terriens, même s'il s'agit d'un sujet de discussion difficile à animer. » À l'aide de méthodes participatives de programmation, incluant des tribunes ouvertes avec des responsables locaux comme Sentaayi, nous pouvons aborder les questions importantes pour notre collectivité, notamment l'avenir de l'agriculture dans une région où les gens peuvent être dépossédés de leurs droits terriens. Nous offrons une autre forme de résolution des différends par le biais de la radio et d'un dialogue en tête-à-tête et par le biais de la formation de techniciens juridiques par l'URDT.

Comme le matériel de la station KKCR, donné à l'origine par l'Organisation suédoise pour le développement international (SIDA) au milieu des années 1990, vieillit et devient moins approprié pour certains modes de diffusion, notamment les tribunes « téléphoniques » par téléphonie mobile, Lwanga s'inquiète de trouver un soutien abordable au niveau de la technique et aussi des émissions. Le réseautage avec des organismes comme le RRRPD est extrêmement important. D'autres stations radiophoniques africaines membres du RRRPD font face aux mêmes problèmes et peuvent partager leurs expériences. Il ne fait aucun doute que la station KKCR et Anthony Lwanga continueront à relever ces défis avec succès, en collaborant étroitement avec les collectivités rurales du district de Kibaale.

Rédigé par Helen Hambly Odame, d'après une entrevue réalisée le 18 mai 2006 à Kampala, en Ouganda, avec Anthony Lwanga, membre du RRRPD.


Centre de ressources communautaires d'Ugunja

Source: Échos, juin 2005

LE CENTRE de ressources communautaires d'Ugunja (CRCU), situé dans le district de Siaya dans l'ouest du Kenya, est devenu récemment un partenaire du Réseau de radios rurales et a rédigé un article sur l'agroforesterie pour la pochette de textes du mois de mars. Le CRCU a été lancé en 1992 par un groupe d'agricultrices comme un organisme communautaire. Elles ont créé une petite bibliothèque d'informations agricoles dans la ville d'Ugunja à l'usage des habitants de la place. Au fil des ans, cette bibliothèque a pris de l'expansion pour offrir des informations sur la santé et l'incapacité. Selon Aggrey Omondi, directeur du CRCU, le changement positif et le développement durable devraient provenir des membres de la collectivité eux-mêmes. «Je souhaite voir une collectivité plus informée et plus équitable afin que les ressources soient partagées, que les informations circulent librement et que les gens soient autonomisés» de dire M. Omondi. «Le CRCU a pour but de faciliter cela, sans perdre de vue la vision de la collectivité.»

Le CRCU envisage de lancer une radio communautaire qui diffusera dans la langue locale et s'assurera de faire entendre les voix de la collectivité. La station de radio viendra compléter le travail effectué par 15 centres d'apprentissage, que le CRCU a mis sur pied dans tout le district, où les membres de la collectivité peuvent chercher des informations dans les livres, auprès des bénévoles et sur les ordinateurs.

Christine Adhiambo

Christine Adhiambo avec un échantillon de sa récole de manioc

Avant que la station de radio soit fonctionnelle, le CRCU espère produire des bandes audio en interviewant les anciens sur certains sujets. Les bandes seront envoyées aux centres d'apprentissage où elles seront utilisées par les groupes d'auditeurs locaux. «Les anciens du district possèdent une foule de connaissances et le CRCU réalise la valeur de documenter ces connaissances» de dire M. Omondi. «De cette façon, les connaissances ne seront pas perdues et, lorsque nous aurons notre station de radio communautaire, nous aurons déjà quelques émissions à diffuser.»

Christine Adhiambo est membre de l'un des groupes d'agricultrices appuyés par le CRCU. Son groupe, composé de 30 femmes et hommes, paie 500 shillings kenyans par an pour son adhésion. Christine assiste souvent à des séminaires parrainés par le CRCU et partage ensuite ce qu'elle a appris avec le reste de son groupe. Grâce au CRCU, elle a appris des techniques pour accroître la production de patates douces, de manioc, de maïs et de sorgho. Par exemple, elle plante maintenant ses cultures en rangs plutôt que de les semer à la volée (en lançant les graines sur le sol). Elle voit une différence car les plantes ne se disputent pas pour les nutriments et sa production a augmenté.

L'appartenance à ce groupe l'aide à réduire sa charge de travail. Par exemple, un jour les gens du groupe viennent à sa ferme et lui donnent un coup de main avec ses récoltes et le lendemain ils vont tous à la ferme d'un autre membre du groupe et ainsi de suite.

Josephine Atieno

Josephine Atieno avec un arbre appelé leucaena (Leucaena leucocephala) dont le CRCU fait la promotion. Cet arbre produit du fourrage, de l'engrais et du bois de chauffage

Parmi les futurs projets de son groupe, citons le grossissement du manioc pour accélérer sa multiplication, l'élevage de volailles et la plantation de patates douces pour la production de boutures et de tubercules.

Josephine Atieno appartient également à un des groupes d'agricultrices du CRCU. En 2003, lorsque les variétés traditionnelles de patates douces et de manioc ont été ravagées par des insectes et par la sécheresse, le CRCU a aidé son groupe à obtenir des plants propres certifiés de patates douces et de manioc qui ont permis d'accroître les rendements. Le CRCU a aussi aidé son groupe à s'impliquer dans l'agroforesterie. Les femmes plantent des arbres pour remplacer ceux qui ont été abattus pour faire du charbon de bois. Les arbres qu'elles plantent sont polyvalents comme Leucaena leucocephala qui fournit du fourrage pour les animaux, constitue un engrais naturel et peut être utilisé comme bois de chauffage. Josephine espère que le CRCU la financera pour acheter une chèvre laitière, puisqu'elle a appris comment cultiver et gérer une parcelle fourragère.

George Opondo

George Opondo devant l'immeuble du CRCU à Ugunja

George Opondo est producteur de lait biologique depuis 1992. Être producteur biologique signifie que ses vaches sont nourries d'aliments qui n'ont pas été pulvérisés avec des produits chimiques et qu'il les traite avec des remèdes à base de plantes médicinales plutôt qu'avec des antibiotiques lorsqu'elles sont malades. Selon George, d'autres agriculteurs commencent à constater qu'il est abordable d'élever des vaches laitières en production biologique puisqu'il y a peu, voire pas, de frais vétérinaires. George s'est informé sur l'agriculture biologique dans des livres empruntés à la bibliothèque du CRCU. Il est l'un des agriculteursressources du CRCU, ce qui signifie qu'il reçoit une formation sur l'agriculture durable et partage son savoir avec les autres agriculteurs du district. Des visiteurs viennent sur sa ferme voir ses récoltes, ses herbes médicinales et ses animaux. George conserve également les plantes qui sont en danger de disparition en les amenant sur sa ferme pour les y faire pousser.


Aaron Kah, radiodiffuseur, The Voice of Oku (GIE EBKUO)

Source: Échos, mars 2005

Aaron Kah, radiodiffuseur

Aaron Kah (debout) et un collègue radiodiffusant en direct une émission sur les techniques d'apiculture.

QUI : Aaron Kah, radiodiffuseur
STATION : The Voice of Oku (GIE EBKUO)
OÙ : Province du nord-ouest, Cameroun
LANGUAGE de diffusion : Oku
Partenaire du RRRPD depuis : juin 2004

SELON LA journée, vous pourriez trouver Aaron Kah en train de rendre visite aux dirigeants d'une société coopérative de café, d'interviewer des apiculteurs ou d'assister à une réunion de gestion des forêts communautaires. Aaron est un radiodiffuseur avec la station Radio Voice of Oku. Cette station a été créée en 1998 sur MF 95 pour sensibiliser le peuple Oku à la production alimentaire durable, à l'autosuffisance alimentaire et à d'autres sujets destinés à améliorer leurs moyens de subsistance.

La station a démarré avec trois animateurs et deux techniciens. Deux ans plus tard, elle signait une entente avec un projet prodémocratie au Cameroun pour la production d'émissions sur les droits de la personne et l'action sociale. Le Programme national de recherche et de vulgarisation du gouvernement est entré en jeu pour financer des émissions sur la production alimentaire portant sur des sujets comme la pêche, l'élevage de petits animaux et la culture des champignons. En fin de compte, il a fallu construire une station-relais à cause de l'augmentation du nombre d'auditeurs. Aujourd'hui, GIE EBKUO (Voice of Oku) diffuse à 33 villages et à d'autres tribus voisines, dont Kom et Noni.

Ces photos illustrent les diverses activités effectuées par Aaron et ses collègues à la radio.

Apiculteurs à Oku avec des arbres aux houppettes (calliandres) qu'ils ont plantés pour favoriser la production de miel.

Apiculteurs à Oku avec des arbres aux houppettes (calliandres) qu'ils ont plantés pour favoriser la production de miel.

Un gemmeur ou entailleur (ouvrier chargé de la coulée du vin) à Mbam-Oku. Plus de 400 jeunes hommes participent à cette activité à Oku. Pour les appuyer, la radio diffuse quatre fois par semaine une émission appelée "Le vin de la vie".

Un gemmeur ou entailleur (ouvrier chargé de la coulée du vin) à Mbam-Oku. Plus de 400 jeunes hommes participent à cette activité à Oku. Pour les appuyer, la radio diffuse quatre fois par semaine une émission appelée "Le vin de la vie".


Tenasu Kofi Gbedemah, Directeur exécutif, CORANET

Source: Échos, janvier 2005

Tenasu Kofi Gbedemah, Directeur exécutif, CORANET

QUI : Tenasu Kofi Gbedemah, Directeur exécutif, CORANET
PAYS : Ghana
LANGUES de Radiodiffusion : ewe, twi, anglais
PARTENAIRE du RRRPD : depuis juin 1997

TENASU KOFI GBEDEMAH est un éducateur en développement. Depuis 1996, il est actif dans le secteur de la société civile du Ghana en s'impliquant dans de nombreuses causes comme la pauvreté et les maladies en milieu rural. En 1997, il a fondé l'organisme d'information CORANET. À titre de directeur exécutif, il s'est fait un ardent défenseur et un porte-parole de l'autonomie dans le domaine du développement, de l'agriculture, de la protection des ressources naturelles et des droits de la personne en milieu rural. Même si CORANET ne possède pas sa propre station radiophonique, il prépare et produit des émissions à diffuser sur deux stations MF dans la collectivité. Les émissions s'adressent aux habitants ruraux qui n'ont pas d'autres moyens de recevoir de l'information. Le personnel de CORANET visite régulièrement les collectivités rurales pour participer à des réunions dans les villages; parfois, il montre des vidéo-clips et des films sur des sujets comme le VIH/sida.

Par le biais de CORANET, Tenasu a pu obtenir l'appui de donateurs non gouvernementaux et gouvernementaux, comme le Projet d'infrastructure dans les villages du ministère de l'Alimentation et de l'Agriculture et le Programme de secours social d'urgence. Grâce à cet appui, il gère différents projets comme un projet de microcrédit pour les femmes transformatrices d'aliments dans les districts de Ho, Hohoe et Jasikan, dans la région de Volta. Tous les projets de CORANET sont appuyés par une programmation radiophonique pertinente.

Vous pouvez communiquer avec Tenasu par courrier à l'adresse C.P. MA 279, Ho, Ghana, ou par courriel à l'adresse coranet2@yahoo.com

(Nota : CORANET changera de nom en 2005 à Institute for Information and Development ou Institut pour l'information et le développement.)


Masaka Rural Women & Youth Farmers

Source: Échos, mars 2003

Photo: Rosette Mukasa

Rosette Mukasa

Le Masaka Rural Women & Youth Farmers Self-Help Agriculture Development Group (groupe d'entraide de développement agricole pour les femmes et les jeunes agriculteurs vivant en milieu rural) est un excellent exemple d'un organisme qui a fait preuve de responsabilité et de créativité en utilisant différentes ressources pour former et autonomiser les résidents de sa communauté. Installé près des rives du lac Victoria en Ouganda, le groupe Masaka travaille en collaboration avec la communauté pour fournir des renseignements sur l'agriculture durable et sur des questions de santé à la station radiophonique 98.8 FM. Masaka organise également des groupes d'études et des groupes d'écoute pour appuyer les émissions radiophoniques et pour favoriser des débats. Les membres offrent des ateliers de formation; réalisent des sondages et des entrevues; vont régulièrement rendre visite aux agriculteurs pour mieux comprendre les besoins de la communauté.

L'obstacle à l'accès aux renseignements par Internet en raison des coûts élevés de l'équipement informatique ainsi que du manque d'infrastructure de télécommunications est l'un des plus importants défis auquel fait face le groupe. C'est pourquoi le groupe Masaka consulte régulièrement le personnel du Réseau de Radios Rurales pour obtenir de la documentation variée qu'il utilise au cours de ses émissions. Souvent, il utilise les renseignements que le Réseau lui fournit pour communiquer avec d'autres organismes qui peuvent l'aider à avoir accès à des ressources Internet. Récemment, le groupe Masaka a créé un partenariat avec RANET Uganda Program (Radio et Internet, Nouvelles technologies de l'information pour la communication rurale), un projet qui permet aux communautés rurales d'avoir accès à des mises à jour environnementales et climatiques par l'entremise d'un chemin d'accès Internet-radio.

Le Prince Ismail Nakibinge, directeur de Masaka Rural Women & Youth Farmers, nous a écrit récemment : " Nous aimerions sincèrement vous remercier pour les efforts inlassables que vous consacrez pour aider Masaka Rural Women & Youth Farmers pendant l'année... nous avons pu mobiliser et sensibiliser les gens sur l'importance d'obtenir de l'information précise. "

Le groupe Masaka s'engage de façon exceptionnelle à participer à des projets et à apprendre des autres ce qui enrichit la vie des individus de la communauté. La débrouillardise de ce groupe et sa détermination à utiliser les renseignements qu'il reçoit de sources partout au monde aident les agriculteurs à relever les défis quotidiens de la vie rurale.

Vous pouvez communiquer avec Masaka Rural Women & Youth Farmers à l'adresse suivante : Prince Ismail Nakibinge, directeur. CP 472, Masaka, Ouganda. Adresse électronique : princenakibinge@yahoo.com


Adelina O. Carreno de la station Radio ViSCA DYAC

Source : Échos, avril 2002

Cette année, Adelina O. Carreno de la station Radio ViSCA DYAC, aux Philippines, est la gagnante du Prix en communication George Atkins. Ce prix d'excellence est décerné à un partenaire du réseau qui s'est distingué dans le domaine de la diffusion des radios rurales.

En 1990, Adelina est devenue membre du Réseau de Radios Rurales. Elle est réalisatrice à Radio ViSCA d'École sur les ondes (School on the Air - SOA), émission éducative pour les agriculteurs.

Les agriculteurs qui s'inscrivent à L'École sur les ondes doivent manifester de l'intérêt pour les sujets traités et une volonté de finir le cours. Ils doivent également mettre en pratique la plupart des techniques apprises pendant le cours. Le seul outil nécessaire : un poste de radio. Jusqu'à présent, la station a offert plus de vingt émissions École sur les ondes portant sur une grande variété de sujets. Parmi les milliers d'agriculteurs étudiants qui ont participé, 90 pour cent ont mis en pratique les leçons apprises à l'École sur les ondes. Les autres étudiants n'ont pas pu mettre en pratique les connaissances acquises en raison d'un manque de capital, de terres ou de temps.

Pour s'assurer que les émissions radio sont utiles aux agriculteurs, Adelina se pose les questions suivantes :

Deux fois par mois, Adelina rend visite, dans leurs villages, aux agriculteurs de l'École sur les ondes. Elle tient également compte des réactions qu'elle reçoit par courrier pour évaluer l'impact des émissions. Pour créer des émissions utiles et efficaces, elle croit qu'il est nécessaire d'être en communication étroite avec la communauté et de connaître les problèmes auxquels font face les membres de cette communauté.


Le projet communautaire pour la conservation des aliments à Cuba

Source : Échos, avril 2001

Chaque parcelle de terre non pavée autour des bureaux du «projet communautaire pour la conservation des aliments» à Cuba (El Colectivo del Proyecto Comunitario de Conservation de Alimentos de Cuba) est utilisée pour la culture de légumes et d'herbes. A l'intérieur, la Dr Vilda Figueroa, partenaire du Réseau des Radios Rurales et directrice du projet, et son mari, l'ingénieur Jose Pepe Lama, organisent des ateliers de travail sur la conservation des légumes, condiments et herbes médicinales. En rayon dans leur cuisine, vous y trouverez 160 produits mis en conserve.

A Cuba, ce ne sont pas que les habitants du milieu ruraI qui doivent connaître comment conserver les produits après leur récolte. L'agriculture en milieu urbain est en plein essor. Les résidents de la capitale, La Havane, sont capables de cultiver une large proportion de leurs légumes dans les jardins communautaires, les lots vacants, les cours d'écoles, les parcs et les parcelles de terre arable en bordure des routes. Tous les produits qui ne peuvent être consommés frais doivent être entreposés ou mis en conserve pour utilisation ultérieure.

En utilisant la radio, Vilda est aussi capable d'atteindre les gens qui ne peuvent participer à ces ateliers sur la conservation des produits alimentaires. Elle enregistre des émissions radio sur les techniques de la conservation des aliments qu'elle distribue ensuite aux stations radiophoniques. A titre d'exemple, elle explique comment construire et utiliser un séchoir solaire. Radio Havane, comme toutes les autres stations radio de l'île, diffusent régulièrement les émissions qu'elle a enregistrées. Par tout le pays, Vilda a ainsi une audience de 1,5 million de personnes. Elle enregistre aussi des émissions pour la télévision et prépare des cassettes vidéo. Plusieurs travailleurs en santé communautaire utilisent ces cassettes vidéo pour fins d'éducation en milieu rural.

Pour quelque population, l'importance de la préservation et de l'entreposage des aliments pour assurer la sécurité alimentaire, ne devrait jamais être sous estimée. Utilisant ces ateliers, les média écrits, la télévision et bien la radio, Vilda Figueroa et le «projet communautaire pour la conservation des aliments» de Cuba diffusent largement ce message.

Cet article est basé sur une interview réalisée par M George Atkins, le directeur-fondateur du Radios Rurales Internationales. Le Dr Atkins a rendu visite à Vilda, à La Havane, en décembre 2000.