Why Radio?

Pourquoi Radio?

En raison de son accès incomparable et de ses faibles coûts de production, la radio est la technologie qui répond le mieux aux besoins d’informations et de communications des agriculteurs, à l’échelle mondiale.

Au Canada, où plusieurs d’entre nous sont “branchés” sur tellement de technologies de l’information, on a tendance à oublier le lien vital que la radio représente pour les familles d’agriculteurs dans les pays en développement.

Nous avons des services téléphoniques qui fonctionnent très bien. La plupart d’entre nous ont grandi avec un poste de radio à la maison, et plusieurs ont maintenant plus d’un téléviseur. Environ quatre foyers sur cinq au Canada possèdes un ordinateur qui permet l’accès à Internet. Et même sans les technologies de l’information, la plupart d’entre nous, dans un pays où la grande majorité des gens savent lire, ont accès aux informations grâce à un large éventail de livres, de journaux et de revues, que l’on reçoit par la poste ou qui sont disponibles à la bibliothèque publique. Si nous voulons nous renseigner sur un sujet ou partager des informations, nous en avons les moyens.

Comparez cela à la situation de centaines de millions de familles d’agriculteurs dans les pays en développement. Elles ont besoin d’informations pratiques sur des techniques agricoles peu coûteuses pour leur permettre d’accroître leurs réserves alimentaires et d’améliorer leur vie. Mais comment les obtenir? Nous sommes désolés, mais ce document n’a pas encore été créé.

La majorité de ces agriculteurs n’auront jamais accès à l’Internet durant toute leur vie. À travers le monde, quatre personnes sur cinq n’ont même pas accès au téléphone régulièrement ! Dans les pays à très faibles revenus comme le Niger, la Somalie et l’Afghanistan, il n’y a qu’un téléphone pour 500 personnes; en République Démocratique du Congo, au Cambodge et au Tchad, il n’y a qu’un téléphone pour 1000 personnes. Et même si un nombre croissant de collectivités ont accès à la télévision, il n’y a pas assez de contenu produit sur place, approprié et accessible dans les langues locales. Le matériel imprimé est souvent inadapté comme outil d’apprentissage pour l’auditoire du Réseau. Même s’il est disponible dans les langues locales, ce matériel n’est d’aucune utilité pour les agriculteurs qui ne savent ni lire ni écrire. Dans certains pays, ils représentent plus de 70 % de la population.

Voilà pourquoi, au Radios Rurales Internationales, nous avons, dès le début, choisi la radio comme moyen de communication.

La radio peut atteindre des collectivités à l’autre bout du monde, des gens qui vivent dans des régions sans téléphone ni électricité. La radio peut toucher des gens qui ne savent ni lire ni écrire. Même dans les collectivités les plus pauvres, la radio a un pouvoir de pénétration plus grand. Il y a plus de 800 millions de postes de radio répartis dans les pays en développement. En moyenne, une personne sur dix a un poste de radio.

La plupart des agriculteurs dans les pays en développement n’auront pas accès à l’Internet durant leur vie.

Environ quatre cinquièmes de la population mondiale n’a même pas accès à un téléphone.

Les textes pour la radio peuvent être adaptés par les membres du Réseau pour convenir aux conditions locales. La production ne coûte pas cher, surtout comparativement aux autres moyens de communication de masse. Les animateurs peuvent faire participer activement les auditeurs à leurs émissions. Ainsi, les auditeurs – les agriculteurs que nous voulons aider – peuvent déterminer les contenus.

La radio encourage les collectivités d’agriculteurs à s’aider elles-mêmes. Les membres du Réseau et leurs auditoires ruraux échangent leurs expériences en se servant de nos textes et envoient de nouvelles informations que nous pouvons, à notre tour, partager avec d’autres.

Un jour, de nouvelles technologies et une meilleure éducation pourront donner aux agriculteurs, où qu’ils soient, un accès aux informations que nous recevons dans nos maisons aujourd’hui. Pour l’instant, c’est la radio que nous avons choisie pour mener à bien notre mission : partager les connaissances en vue d’un monde meilleur.